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Pr Abdoullah Cissé, agrégé des facultés de droit, expert du numérique sur l’intelligence artificielle : « la refondation du système éducatif s’impose de droit, faute de quoi… »

samedi 26 mai 2018

Le système éducatif sénégalais est obsolète, en déphasage avec les réalités du monde en perpétuelle mutation numérique pour participer à l’économie de marché et par ricochets assumer le développement socio-économique. Et sous ce rapport, la refondation dudit système s’impose de droit. Faute de quoi, « nous serons victimes de la cyber-colonisation ».

Telle est l’analyse d’Abdoullah Cissé, expert du numérique, par ailleurs professeur agrégé des facultés de droit qui co-débattait avant-hier jeudi, à Dakar, sur le thème : « Intelligence artificielle et génération future d’emploi ».

Dans un monde en perpétuelle intelligence artificielle, de connexion et d’interconnexion entre l’homme et son environnement d’une part et entre les différents sphères d’autre part, l’humanité est entrée dans un nouvel âge. D’où l’adaptation à la révolution numérique qui s’impose de droit à tous les usagers. Cet état de fait conditionne ipso facto de profonds changements dans les approches d’éducation, de formation, d’enseignement et surtout de technologie et d’innovation, le tout chapoté par le travail méthodique.

Faute de quoi, pour une deuxième fois après la colonisation aux conséquences désastreuses, l’Afrique connaitra la cyber-colonisation. Et sous ce rapport, elle n’a pas le droit de rater le coche. Tout le potentiel est là. Et à juste raison, il s’impose dès lors la refondation du système éducatif sénégalais pour prendre le train en marche et ainsi rentrer dans le concert des grandes nations. Ainsi, peut-on synthétiser l’intervention du paneliste Abdoullah Cissé, expert du numérique, professeur agrégé des facultés des droit, titulaire des universités et non moins avocat au barreau du Sénégal, débâtant hier, jeudi, à Dakar dans le cadre d’une table ronde portant sur la thématique : « Intelligence artificielle et génération future d’emploi ». Une problématique qui rentre dans le cadre de la 4ème édition du concours dénommé Challenge GAINDE Entreprendre », qui concerne les universités et écoles d’ingénieurs du Sénégal.

Selon l’éminent professeur Cissé : « C’est la surprise qui a donné l’esclavage et la colonisation. Aujourd’hui encore, des moyens existent pour nous surprendre. Mais, nous avons plus que jamais des moyens inédits pour résister. N’oublions pas que, dans le passé, tous nos résistants ont été vaincus. Et sous ce rapport, l’histoire ne doit nullement se répéter. Nous n’avons pas le droit d’être vaincus pour la seconde fois ». Le Pr Cissé, premier recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey, de s’indigner par suite : « Notre système éducatif est obsolète, complétement en déphasage des réalités de l’heure, voire futures…D’où la nécessité de la refondation de notre système éducatif. Nous faisons de l’enseignement robotique et non cognitif, capable d’anticiper et d’innover dans la manière de faire ».

Dans le même sillage, Ibrahima Nour Eddine Diagne, administrateur général de GAINDE 2000, par ailleurs rapporteur pour l’Afrique et du Centre des Nations-Unies pour les transactions électroniques dira que le progrès repose fondamentalement sur la création d’entreprises et la valorisation des compétences. Et dans cette optique, « l’Etat a un rôle fondamental à jouer. Les Assemblées générales de la Banque africaine de développement (Bad) se tiennent actuellement à Busan (Corée du Sud) et il y a 50 ans, ce pays avait le même niveau de revenu que le Sénégal. Aujourd’hui, nous sommes encore à 50 ans en arrière de ce pays », a-t-il déploré. Avant de poursuivre : « il est temps de revoir en réalité ce qui constitue ce blocage. Aujourd’hui encore, après 58 ans d’indépendance, c’est quasiment introuvable une entreprise nationale championne, capable d’expertiser à l’international, à part Sonatel dans une moindre mesure. C’est dire que nous devons être sérieux dans tout ce que nous faisons. Personne ne nous aidera à réaliser notre rêve. Nous avons l’impératif de le faire… ».

Jean Pierre Malou

(Source : Sud Quotidien, 26 mai 2018)

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