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Pourquoi l’Internet est si cher en Afrique ?

dimanche 16 septembre 2018

Alors que la pénétration des smartphones a augmenté en Afrique au cours de la dernière décennie, la réduction des coûts d’accès à Internet n’a pas été aussi rapide. En effet, les résultats de deux nouveaux rapports axés sur le prix des données mobiles montrent que l’Internet abordable reste hors de portée de nombreux Africains.

Dans une enquête menée dans 60 pays à revenu faible ou intermédiaire, Alliance for Affordable Internet (A4AI) a constaté qu’à la fin de 2017, seulement 24 répondaient à l’objectif fixé par la Commission du haut débit des Nations Unies, à savoir un gigaoctet de données 2 % du revenu mensuel moyen. Parmi les pays étudiés dans le monde, l’étude montre que les utilisateurs payaient en moyenne 5,5% du revenu mensuel pour un gigaoctet de données. Mais le problème est plus aigu en Afrique que partout ailleurs. Sur le continent, les utilisateurs paient beaucoup plus pour les données mobiles par rapport au revenu mensuel moyen. Selon l’endroit où vous vous trouvez en Afrique, l’achat d’un gigaoctet (Go) de données Internet mobile peut coûter jusqu’à 35 dollars.

De même, un rapport d’Ecobank Research constate que l’Afrique dispose des données mobiles les plus chères, « à la fois en termes réels et relatifs ». La Guinée équatoriale, le Zimbabwe et le Swaziland sont les trois pays les plus chers (20 dollars). En Afrique, le prix médian est estimé à 7,04 dollars.

La concurrence favorise la baisse des coûts de l’Internet

Le rapport d’Ecobank montre également un lien entre le nombre d’opérateurs de réseaux mobiles dans un pays et les prix des données locales. Au Nigeria, par exemple, la concurrence est à l’origine de la baisse des prix.

Alors que le prix d’un gigaoctet de données est plus élevé dans les pays ne disposant que de deux réseaux, il est beaucoup plus faible sur les marchés où les réseaux concurrents sont plus nombreux. Le fait d’avoir plus de réseaux mobiles concurrents dans un pays signifie souvent un accès à Internet moins cher pour les Africains

L’inconvénient des prix élevés est l’obstacle à l’accès que cela représente pour des millions de personnes et la « fracture numérique » qu’il engendre. Au-delà des individus, l’impact des coûts élevés d’Internet peut également être important pour des millions de PME à travers le continent. Des études ont montré que les petites entreprises qui utilisent Internet croissent deux fois plus vite que les autres.

Mais si les prix élevés constituent un problème persistant, la vitesse de l’internet sur le continent reste également décevante : la vitesse de l’Internet en Afrique est encore très inférieure à la norme minimale mondiale.

Mohamed Kébé

(Source : Innovafrica, 16 septembre 2018)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 252 221 abonnés
- 210 908 résidentiels (83,62%)
- 41 313 professionnels (16,38%)
- Taux de pénétration : 1,51%

(ARTP, 30 juin 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 667 613 abonnés
- Taux de pénétration : 117,73%

(ARTP, 30 juin 2021)

FACEBOOK

3 900 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

- LinkedIn : 680 000

- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)