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Pour une meilleure gestion des télécentres, les exploitants exigent la publication du cahier des charges

samedi 18 février 2006

C’est parce qu’ils font un chiffre d’affaires annuel de plus de 50 milliards de francs, qu’ils payent des taxes annuelles de plus de 7 milliards à l’Etat sénégalais et qu’ils ont créé quelque 30 000 emplois que les membres de l’Union nationale des exploitants de télécentres et téléservices du Sénégal (Untts) ont déploré les limites, le manque d’ambition et les impairs des objectifs de la lettre de politique sectorielle de l’Etat du Sénégal, concernant le secteur des télécommunications. C’était hier lors de leur conférence de presse sur le thème : "Télécentre et libéralisation du secteur des télécommunications au Sénégal".

Le président de l’Union, Bassirou Cissé, a attiré l’attention des pouvoirs publics sur les risques de faillite qui pèsent sur les 17 000 lignes du réseau des télécentres, mais aussi sur la perte "des 30 000 emplois déjà acquis pour le développement du service universel". Ne se limitant pas à interpeller l’Etat afin qu’il mène "une bonne politique de réglementation du secteur", le président de l’Untts va jusqu’à formuler des propositions qui, appliquées, pourront aider à "sauver les meubles". Pour réussir le pari, l’Etat, soutient M. Cissé, devra procéder à la publication du cahier des charges régissant l’exploitation des télécentres au Sénégal. D’autant plus que ce document de référence a été étudié et fait l’objet de deux séminaires avec l’Agence de régulation des télécommunications (Art) et son ministère de tutelle, les consommateurs et les opérateurs.

Le cahier des charges a défini les droits des opérateurs sur les télécentres. Jusqu’ici, les exploitants subissent, à les en croire, le diktat de la Sonatel. Le président de l’Untts explique que "les gens viennent tout simplement signer des contrats pour avoir leur ligne. Ils sont obligés de courber l’échine et de respecter sans broncher les clauses établies par l’opérateur".

L’autre point qui les indispose concerne les prix. En tant que prestataires de service, les exploitants regrettent de devoir acheter l’unité au même prix que les autres consommateurs privés. Le cahier des charges veillera également à expliquer les droits et devoirs des exploitants tout comme ceux des consommateurs.

Outre cela, l’Untts propose à l’Etat l’attribution immédiate de la troisième licence sur l’exploitation des services de télécommunications. A leurs yeux, il doit également se désengager totalement du capital de la Sonatel avant le mois de septembre prochain. Ce qui devra lui permettre de mieux assurer son rôle d’arbitre, à travers la création d’un comité de suivi de la libéralisation du secteur.

De leurs recommandations, les exploitants demandent au gouvernement d’élaborer un plan de renforcement de la téléphonie mobile qui la fera passer de deux millions d’abonnés avant 2006 à trois millions en 2010. Le relèvement de la densité téléphonique allant de 20 % à 30 % entre la période de 2008 à 2010 est aussi un de leur souci. Ils ont, par ailleurs, plaidé pour le renforcement du dispositif juridique du secteur. Ceci, pour permettre aux cours et tribunaux de pouvoir condamner les fossoyeurs des données informatisées et de la cybercriminalité. Ce qui devra aider, pensent-ils, à l’instauration d’un environnement sain et sécurisé du domaine des technologies et de l’informatique. L’Etat devra, poursuivent toujours les exploitants, travailler pour l’augmentation du trafic téléphonique international.

Dans un autre volet, les exploitants de télécentres restent d’avis que l’Etat doit leur assurer une facilité d’accès au télé services pour une meilleure proximité de l’administration électronique au bénéfice des populations. Pour parvenir à cela, les membres de l’Untts conseillent à l’Etat de s’appuyer sur son Agence de l’informatique (Adie). Laquelle, au-delà de se charger de l’information des différents services de l’Etat, doit s’intéresser à servir de symbiose entre l’administration électronique gouvernementale et le secteur privé. Cette démarche permettra, argumente le président de l’Untts, "un véritable échange et une meilleure exploitation des données informatisées".

Elh Seydou N. Dia

(Source : Wal Fadjri, 18 février 2006)

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