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Pour Albert Kamga, l’ANTIC s’emploie à mieux former les FAI sur les questions de sécurité du routage

samedi 4 décembre 2021

Un atelier de formation des FAI (fournisseurs d’accès internet) et opérateurs réseaux sur le routage BGP (Border Gateway Protocol) et les normes de sécurité du routage s’est tenu du 29 novembre 2021 au 03 décembre 2021 à Douala. Une rencontre organisée par le Chapitre Cameroun de l’Internet Society, en collaboration avec l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic) et la Cameroon Internet Exchange Point (Camix).

La formation était animée par Stephen Honlue Musa, Project Manager & Transformation Lead chez AFRINIC et par ailleurs ambassadeur du programme MANRS (Mutually Agreed Norms for Routing Security) de l’ISOC. Une initiative mondiale soutenue par l’ISOC visant à sécuriser l’Internet à travers le monde.

Albert Kamga, le directeur de la normalisation et de la coopération de l’ANTIC, explique à Digital Business Africa le bien-fondé de cette formation.

Digital Business Africa : Pourquoi l’ANTIC a décidé d’accompagner cet atelier de formation des FAI ?

Albert Kamga : L’Antic accompagne cet atelier parce que les questions de routage sont des questions déterminantes pour la qualité des services Internet. Ayant observé un certain nombre d’insuffisances au niveau des acteurs sur cette question, il était nécessaire de les rassembler pour une formation afin que ces différentes insuffisantes soit comblées, notamment en termes de compétences et de savoir-faire en matière de sécurité du routage. Au terme de la formation, il est prévu que les participants, les FAI, soient mieux informés et édifiés sur les questions et problèmes de routage.

Digital Business Africa : Les acteurs et administrations publiques sont également appelées à intégrer le CAMIX pour rendre leurs services accessibles plus facilement. Comment l’ANTIC sensibilise-t-elle les institutions publiques pour qu’elles rejoignent le CAMIX afin que leurs services soient accessibles localement sans passer par d’autres pays ?

Albert Kamga : Justement, de plus en plus, nous avons des data centers qui proposent des services d’hébergement des contenus au niveau local. Sur un financement du gouvernement en 2016, l’ANTIC a mis en place deux points d’échange Internet. L’un à Douala et l’autre à Yaoundé. C’est pour permettre qu’au lieu de gaspiller les ressources pour accéder aux contenus locaux en passant par le segment international, qu’à travers ces IXP, les contenus qui ont pour origine et destination le Cameroun puissent être échangés sans ne plus gaspiller la bande passante internationale.

Il suffit pour cela que chaque acteur fasse les configurations nécessaires pour faire en sorte que tout le trafic à destination locale passe par ce point d’échange Internet. C’est pour cela que je parlais de la nécessité de comprendre les questions de configuration du routage.

Digital Business Africa : Comment ces opérateurs et FAI doivent- ils s’y prendre afin que les configurations de leur trafic à destination locale passe par ce point d’échange Internet national ? Est-ce une opération gratuite ?

Albert Kamga : Les opérateurs, au niveau national, ont mis en place une association qu’on appelle la Cameroon Internet Exchange pour gérer ces points d’échange. C’est elle qui gère. L’ANTIC intervient essentiellement comme facilitatrice pour que tout se passe bien sans anicroche et pour qu’aucune partie ne soit lésée. C’est vraiment une mission de service public que mène l’ANTIC dans ce segment, mais en laissant le soin aux acteurs concernés de prendre leurs responsabilités. D’où l’intérêt de cette formation.

Digital Business Africa : Les acteurs et institutions publiques peuvent également rejoindre ces point d’échange ?

Albert Kamga : Nous accédons tous à l’Internet à travers un fournisseur d’accès Internet (FAI). Beaucoup d’administrations publiques sont raccordées à l’Internet à travers CAMTEL. Si le problème est réglé à Camtel, on va dire que le problème est réglé chez tous les clients de Camtel.

Propos recueillis par B-O.D.

(Source : Digital Business Africa, 4 décembre 2021)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 256 010 abonnés
- 215 687 résidentiels (84%)
- 40323 professionnels (16%)
- Taux de pénétration : 1,52%

(ARTP, 30 septembre 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 742 292 abonnés
- Taux de pénétration : 118,18%

(ARTP, 30 septembre 2021)

FACEBOOK

3 900 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

- LinkedIn : 680 000

- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)