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Piraterie de l’information : Madiambal Diagne invite l’Etat à légiférer le secteur

dimanche 8 mai 2011

L’administrateur du groupe de presse Avenir Communication (privé), Madiambal Diagne, a invité les pouvoirs publics sénégalais à essayer de légiférer le secteur des médias, confronté à une forme de piraterie de l’information avec la floraison des sites capteurs de contenus et entre autres.

‘’On ne peut pas prendre des mesures unilatérales, ce sont des mesures à prendre dans le cadre d’une concertation mais, il faudra aussi que la puissance publique essaie de légiférer par rapport à cela’’, a plaidé M. Diagne, samedi.

En réponse à une interpellation de l’APS sur les mesures à prendre pour combattre cette forme de piraterie de l’information, l’éditeur a noté que ‘’de plus en plus, internet commence à être une jungle’’. ‘’Il faut nécessairement qu’il y ait une réglementation élaborée par la puissance publique pour pouvoir organiser ce secteur-là.’’

Il s’exprimait à l’issue de sa communication sur le thème : ‘’L’avenir de la presse traditionnelle face à l’émergence des nouveaux médias’’, à l’occasion du premier forum de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL).

M. Diagne a désapprouvé les méthodes de travail et procédés utilisés par des pirates de contenus pour attirer les annonceurs sur la toile.

‘’Des agrégateurs de contenus qui reprennent les articles de journaux et les mettent en ligne. C’est bien. Mais, je les invite à plus de discussion pour un partenariat avec ces journaux qui alimentent leur plateforme’’, a-t-il déclaré expliquant que sans les journaux, ces plateformes n’auront pas de visiteurs.

‘’S’ils prennent les produits de ces journaux qu’ils mettent en ligne et qui attirent le grand public pour que les annonceurs puissent venir leur payer de l’argent, en contrepartie, ils doivent pouvoir rétrocéder une partie de ces ressources aux journaux qui ont donné l’information’’, a-t-il estimé.

‘’C’est une question de justice’’, a-t-il déploré, dans son entretien avec l’APS. Il s’exprimait en tant que chef d’entreprises de presse. Il est aussi le président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS).

Auparavant, dans sa communication dans la salle de conférence de la Fondation Konrad Adenauer (FKA), M. Diagne a relevé ‘’la véritable menace’’ pour la presse et journaux en ligne, mettant en cause l’usage ‘’de procédés regrettables’’ utilisés par les agrégateurs de contenus.

‘’Ces agrégateurs de contenus (...) se veulent de véritables plateformes de journaux’’ qui offrent sur un plateau toutes les meilleures productions de la presse, des journaux dans leur diversité.

En conséquence, le lectorat au lieu d’acheter les journaux se contentent de consulter ce que leur offrent ces sites, a ajouté Madiambal Diagne qui s’est gardé de citer les noms de sites pirates.

‘’Ils ne créent pas d’information, n’ont pas de rédaction, pour la plupart. C’est une situation tout à fait gênante, d’autant plus que la presse, les journaux, n’y gagent rien contrairement à ces agrégateurs qui, du fait des annonceurs, arrivent plus ou moins à faire des recettes’’, a-t-il ajouté.

‘’Je trouve choquant qu’ils prennent des informations dans des journaux ou presse en ligne et, parfois même, sans même prendre la peine de citer la source’’, a-t-il dit devant un auditoire, pour l’essentiel, composé de membres de l’APPEL, d’universitaires et de responsables de sites forums ou portails d’informations.

‘’Il faut que nous nous disions ces choses pour que nous puissions arriver à les corriger car c’est une question d’éthique qui parfois crée des animosités entre nous.’’

Il évoqué ses relations tendues à un moment donné avec Seneweb, un des agrégateurs de contenus du Sénégal. Des difficultés qui, a-t-il révélé, ont obligé Seneweb à rayer Le Quotidien de sa plateforme de journaux. ‘’Ce que vous faites, ce n’est pas juste, vous ne pouvez pas vivre de notre travail’’, a-t-il ajouté.

(Sourece : APS, 8 mai 2011)

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