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Passeports numérisés - Centre de production à l’étranger : Le Bureau de Paris inauguré hier

jeudi 14 février 2008

A partir de lundi, les Sénégalais de France qui attendent leur passeport depuis des mois, parfois des années, pourront se rendre au consulat du Sénégal à Paris pour déposer une demande qui pourrait être satisfaite dans les trois jours. Le centre de production de passeports numérisés a été inauguré hier en début d’après-midi, par le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom.

Pour les Sénégalais de l’Extérieur, le traditionnel parcours du combattant à effectuer avant l’obtention d’un document de voyage sera bientôt rangé aux oubliettes.

Hier en début d’après-midi, le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, a procédé à Paris à l’installation du centre de production de passeports numérisés. La cérémonie s’est déroulée notamment en présence du consul général en France, Léopold Faye, et de ses collègues de province, de l’ambassadeur Doudou Salla Diop, et du député des Sénégalais de l’Extérieur. Désormais, plus question d’acheminer les demandes de passeports vers Dakar. Avec le nouveau système, tout se fera sur place, au consulat du Sénégal à Paris, dans une salle spécialement aménagée pour ce besoin.

Plus question pour un Sénégalais vivant en France d’attendre des mois, parfois des années, avant de se voir délivrer- si toutefois il le reçoit- un hypothétique « livret ». Car, d’après une source consulaire, l’ensemble du processus ne durera plus que trois jours au maximum. Une information confirmée par le Commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, Ibrahima Diallo, par ailleurs, Directeur du budget et du matériel. Mais pour cela, il faudra sans doute attendre que la machine de production finisse sa période de rôdage. En effet, depuis hier soir, le système est à l’essai. Ce sont les agents consulaires qui ont eu le privilège de bénéficier en premier de ce nouveau service. Selon les prévisions du coordinateur du Plan de la modernisation de la Police, le commissaire Diallo, les émigrés sénégalais pourront commencer à faire leur demande à partir de lundi. Le processus se déroule en quatre étapes. Le pré-enroulement. Dans cette première phase, le demandeur donne sa carte d’identité numérisée à un agent qui fait entrer les données dans l’ordinateur. Une fiche comportant un numéro lui sera remis à la fin de cette étape. Pour la deuxième phase, place à la biométrie (photo, empreintes, signalement). Ensuite, le demandeur, dans une troisième étape, se voit remettre un récépissé indiquant le jour où il viendra retirer son document. La quatrième étape est celle de la production. Le jour de son rendez-vous, le demandeur se présente avec son récépissé, ses empreintes sont à nouveau prises pour éviter qu’un passeport soit retiré par un tiers.

A la différence des anciens modèles, le passeport numérisé ne comporte pas de signature d’une autorité, indique le commissaire Diallo. Mais, assure-t-il, la sécurité est garantie par « la puce et le cachet sec ». A noter que tout demandeur, quel qu’il soit, devra payer une vignette de 32 euros. Pas de tarif étudiant, donc. L’autre avantage du système, c’est qu’un Sénégalais vivant en province n’aura pas besoin de monter sur Paris pour se faire établir un passeport. Ils pourront le faire dans le consulat sénégalais le plus proche de leur lieu de résidence. Une « valise numérique » a, en effet, été remise à chacun des consuls de Bordeaux, Lyon, Marseille, etc. D’après le commissaire Diallo, ces différents consuls enregistreront les demandes de leurs concitoyens à partir de ce matériel. Ils se chargeront eux- mêmes de les remonter à Paris via Internet. Après production, les passeports seront envoyés dans les consulats respectifs pour les retraits.

Concernant les anciennes demandes qui croulent dans les tiroirs du ministère de l’Intérieur, les personnes concernées n’ont plus qu’à se présenter au consulat, munies de leurs récépissés, renseigne un agent du bureau des passeports. Ils ne paieront rien, assure-t-il. Toutefois, cela ne devrait concerner que les demandes de 2007, celles remontant au-delà de cette année étant susceptibles d’être rejetées. Cependant, le commissaire Diallo déclare que ces derniers devront effectuer une nouvelle demande.

Après Paris qui est le premier centre de production à l’étranger, les équipes du ministère de l’Intérieur se rendront en fin de semaine à Madrid, où un deuxième centre européen sera inauguré. Milan sera également équipé avant fin février, indique-t-on. Dans les prochains mois, ce sera au tour de New York, Djeddah, Abidjan, Libreville, Bamako.

Thierno Diallo

(Source : Le Quotiiden, 14 février 2008)

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