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Oumou Wane, promotrice d’Africa 7 : « Nous ne chassons pas sur les mêmes terres médiatiques que les autres télés »

samedi 22 octobre 2011

On parle très souvent ou toujours d’elle sans vraiment la connaitre. Oumou Wane attire tous les curieux. D’aucuns disent que c’est peut être à cause de son look masculin peint aux couleurs « Zoulou ». Imaginative, Oumou a crée en 2006 « Citizen Match » qui était l’émission des jeunes diffusée sur la RTS. Deux ans plus tard, la dame à l’esprit fertile lance le concept de « Citizen Dictées ». Encore un nouveau programme destiné à relever le niveau des élèves en langue française. Deux émissions qui ont ravi la vedette à l’émission française « des chiffres et des lettres » qui avait colonisé le petit écran national.

C’est en 2009, qu’Oumou a crée « Citizen TV Jobs » pour combattre le chômage chez les jeunes. Les nombreux concepts, les importantes idées qu’elle porte l’ont poussé à lancer sa propre télévision « Africa7 » qui fait peur déjà de par l’importance de l’investissement et le sérieux dont a fait montre sa promotrice dans le recrutement et la conception d’un vrai programme télé. « Africa7 » est une télévision africaine dont le programme test a déjà pris place dans nos habitudes quotidiennes.

Mariée et mère de trois jolis enfants, cette femme entreprenante qui fait la fierté de toutes ses sœurs sénégalaises et africaines se dévoile comme jamais sur votre portail préféré « Le Sénégalais.net »...

Parlons d’abord de la genèse d’Africa 7. Comment est née cette chaîne ? ourquoi vous avez opté pour une chaîne continentale ?

Notre présence dans le paysage audiovisuel sénégalais ne date pas d’aujourd’hui. Le lancement de nos premières productions remonte à 2006 avec Citizen Match, une émission de jeu diffusée sur la RTS. Deux ans plus tard, nous avons lancé Citizen Dictées, un programme destiné à relever le niveau des élèves en français. Puis en 2009, face à l’ampleur du chômage chez les jeunes, nous avons créé Citizen TV Jobs. Nous avions de nombreux autres programmes dans nos tablettes mais pas suffisamment d’espace de diffusion. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé notre propre fréquence de télévision et c’est ainsi qu’est née Africa 7.

Avez-vous rencontré des difficultés dans la mise en place de cette chaîne ?

L’installation d’une chaîne de télé n’est pas une mince affaire surtout lorsqu’on veut étendre ses tentacules sur tout le continent, c’est un projet certes ambitieux mais que nous savons réalisable. Nous avons connu quelques difficultés parce que c’est une grosse machine qu’il faut mettre en branle, nous en connaitrons d’autres sûrement parce que le défi est grand mais le plus important c’est d’avoir la détermination de relever le challenge. Et pour cela que je suis confiante car je suis entourée de jeunes, de femmes, et d’hommes engagés et prêts à porter très haut le flambeau de cette chaîne de télé.

Quels sont les échos que vous avez jusque là ?

Nous venons de lancer la chaîne, il est un peu prématuré de se lancer dans des pronostics ou de faire un bilan même si j’avoue que nous avons eu de bons retours. J’en profite d’ailleurs pour remercier les téléspectateurs. Toutefois nous ne comptons pas nous endormir sur nos lauriers. Ca a été un défi de lancer cette chaîne mais nous savons que d’autres challenges plus grands nous attendent. Le lancement d’Africa 7 est une étape, l’installation de la télé et son rayonnement à travers l’Afrique en sont d’autres et nous n’en minimisons pas la portée. Nous gardons le cap et la tête bien froide avec comme seul mot d’ordre : le travail.

N’avez-vous pas peur de la concurrence ?

Vous savez lorsqu’on a l’ambition de faire les choses et de bien les faire, on ne peut pas, on ne doit pas avoir peur de la concurrence. C’est l’indice qui permet d’être compétitif et d’apporter de la valeur ajoutée à notre outil. Alors moi je dis : vive la concurrence. Cela dit, je ne pense pas que nous serons en concurrence avec les chaînes nationales car nous ne chassons pas sur les mêmes terres médiatiques. Africa 7 s’adresse à un public africain et international, elle est née pour contribuer à la diversification qualitative et quantitative de l’offre télévisuelle.

Comment appréciez-vous les programmes des autres télévisions qui existent déjà ?

Je ne permettrai pas d’émettre des critiques sur les autres chaînes présentes dans le paysage audiovisuel sénégalais. Elles ont leur ligne éditoriale, elles ont surtout le mérite de contribuer, à leur manière, au rayonnement de notre pays.

N’allez-vous pas faire de la « radio filmée » comme certaines chaînes ?

De la radio filmée, je ne sais pas ce que cela veut dire. Je suis donc presque sûre que nous n’en ferons pas.

Donnez-nous un peu quelques axes phares du programme d’Africa 7. Avez-vous des programmes culturels, éducatifs, économiques, etc...

Africa 7 est une chaîne panafricaine généraliste. Ceux qui ont commencé à nous suivre savent que nous n’avons rien laissé en rade. Nous avons des programmes divers et variés allant de la culture à l’économie en passant par l’éducation et le sport. Nous sommes actuellement en lancement, nous n’avons dévoilé qu’une partie de la grille et le reste sera inséré au fur et a mesure. Il faut laisser au téléspectateur le temps de se familiariser avec nos programmes, d’identifier progressivement les visages des journalistes et animateurs. Chaque chose en son temps. Mais je puis d’ores et déjà vous dire que nous avons pensé à toutes les cibles : femmes, personnes du troisième âge, jeunes, hommes et enfants.

Qui finance Oumou Wane ?

Moi-même, avec l’appui des banques.

Certains pensent que c’est Wade votre bailleur

Je pense que cette question ne se pose plus. Le président Wade nous a fait l’honneur d’inaugurer la chaîne la semaine dernière et a levé l’équivoque.

Quels sont vos rapports avec le président Wade ? Il parait que c’est un ami intime de votre père qui l’a beaucoup aidé lorsqu’il était dans l’opposition

Ce que je sais c’est que c’est un ami de mon père. Ils ont fait l’école William Ponty ensemble. Je les ai souvent vus discuter devant l’école de la rue de Thiong dont mon père était le directeur. Le président avait ses bureaux en face et mon petit frère lui apportait le ataya tous les jours. Certainement que la politique devait être au centre de leurs discussions (rires).

Parlons un peu de votre vie privée. Mme Oumou Wane est-elle mariée ?

Je suis mariée et très heureuse dans mon ménage.

A-t-elle des enfants et combien ?

J’ai trois filles adorables qui me comblent de bonheur.

D’aucuns vous qualifient comme étant une femme très rigoureuse qui bouscule même les hommes sur son passage. Que répondez-vous à ceux là ?

S’il m’est arrivé de bousculer des hommes sur mon passage, c’est qu’ils devaient être bien frêles. Nous avons un rythme à tenir qui n’est guère une promenade de santé, donc si des hommes se pavanent ou se dandinent sur notre passage, gare à eux.

Que pensez-vous de la politique au Sénégal ?

C’est un univers impitoyable comme partout ailleurs du reste.

Faîtes vous de la politique ?

Cela dépend de ce que vous entendez par cela. Si faire de la politique c’est de gérer la cité, non. Si par contre c’est de la faire progresser, oui. Donc je fais de la politique à ma manière.

Vous êtes très souvent attaquée dans la presse. Qu’est ce qui explique cela ?

C’est de la faute du président (rires). Comme par hasard depuis qu’il a dit que je suis sa fille, je prends quelques coups. Je ne suis qu’un dégât collatéral (rires). Mais je le prends avec philosophie. J’ai aussi beaucoup d’amis et d’anges gardiens dans la presse. Heureusement d’ailleurs.

Peut-on voir un jour Oumou Wane faire de la politique ou solliciter la Mairie des Parcelles Assainies ?

D’abord les Parcelles assainies, je n’y ai jamais vécu. C’est lorsque mon père est allé à la retraite qu’il a créé une école là-bas. Moi je vis en Europe depuis presque 30 ans, même si ma vie professionnelle récente est ici. Pour répondre à votre question, je me vois mal arriver comme un cheveu dans la soupe, et solliciter les suffrages de gens à qui je n’ai jamais rien apporté. J’ai trois frères qui s’y étripent déjà, sans que je n’aie besoin d’en rajouter. Cependant on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait et si la situation devait exiger un jour que je donne de mon temps et de mon énergie pour mon pays, why not ?

Pour le moment, mes enfants sont trop jeunes pour que je les prive davantage de ma présence.

Mouth Bane

(Source : Le Sénégalais, 22 octobre 2011)

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