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Objectif « Sénégal numérique » : Lever les obstacles aux textes législatifs et réglementaires

mercredi 11 octobre 2017

« Le gouvernement du Sénégal doit lever les obstacles pour construire les textes législatifs et réglementaires efficaces par l’ambition d’un Sénégal numérique », a déclaré hier, le ministre chargé du Budget, Birima Mangara. Il présidait la 5ème édition des « Mardis du numérique ». A cette rencontre, les panélistes ont examiné les professions réglementées sous le prisme du numérique pour voir dans quelles mesures la réglementation qui les régit aujourd’hui est encore adéquate.

Pour la 5ème édition des « Mardis du numérique », les panélistes ont débattu, hier, autour du thème « Les professions réglementées face au défi du numérique et de la qualité de service : le cadre normatif est-il adéquat ou insuffisant ? Comment le numérique impacte-il les professions réglementées ? A ces interrogations, le Pr Abdoullah Cissé rétorque : Le cadre normatif n’est plus adéquat, il n’est non plus pas suffisant. A l’en croire, lorsque la réglementation de la profession a été pensée, elle a été juste considérée comme une solution car nous avons besoin d’encadrer, d’inspirer confiance auprès des citoyens, d’assurer la sécurité juridique des transactions, etc. « Mais ce qui se passe aujourd’hui, c’est que la réglementation va, dans certaines professions à l’encontre des intérêts citoyens », dit-il.

Aussi, souligne-t-il qu’avec la révolution numérique, notre monde est entré dans une nouvelle ère marquée par l’émergence d’une nouvelle société de l’information et des connections partagées, une société qui, aujourd’hui, prépare les Etats à changer même la porte républicaine.

Déferlante numérique

« Nous avons, dans ce nouvel, environnement des opportunités extraordinaires avec de nouveaux métiers qui se créent, de nouvelles façons de travailler, de gagner plus si un acteur n’est capable de créer de la valeur à partir de l’information. Dans ce contexte, que faire des réglementions et des décisions administratives qui encadrent ces professionnels qui, jusqu’à un moment donné, s’abstenaient de cette révolution numérique ?. Autrement, dans quelles mesures le cadre normatif peut-il être amélioré pour permettre aux professionnels réglementés de relever efficacement les défis du numérique ? », s’interroge-t-il. Prenant la parole, le président de l’Ordre des huissiers du Sénégal, Jean Baptiste Kamaté, et le président de l’Ordre des experts et évaluateurs agrées du Sénégal, Gory Ndiaye, représentants des professions réglementées jugent une nécessité de se numériser.

N’ayant pas encore de section numérique dans leur structure, Gory Ndiaye pense qu’il est temps de se mettre au numérique pour collaborer avec l’étranger. Toutefois, il appelle à la normalisation pour qu’ils puissent s’aligner et jouer pleinement la numérisation.

Présidant les travaux de cette 5ème édition des « Mardis du numérique », le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, indique que ce thème interpelle à la fois le gouvernement, le législateur et le secteur privé.

Les professions réglementées, bien qu’elles aient une apparence indéfectible, seront tôt ou tard charriées par la déferlante numérique. Le comprendre et s’y préparer est donc une nouvelle impérative », dit-il.

A son avis, l’Afrique doit considérer que l’ère numérique est une opportunité de modernisation de son économie, des gains de compétitivité garant de notre croissance et de notre émergence.

« Le gouvernement du Sénégal est résolument déterminé à faire du Sénégal, un pays numérique et une économique numérique. Il a un rôle clé à jouer dans la transformation du numérique. Par sa détermination et son autorité régalienne, il a la capacité d’entraîner tous les acteurs socio-économiques du Sénégal à agir et à emprunter la même dynamique », argue M. Mangara.

Aussi, doit-il, lever les obstacles pour construire les textes législatifs et réglementaires efficaces par l’ambition d’un Sénégal numérique et à instaurer une régulation à même de garantir un dialogue fécond et régulier des acteurs.

Maguette Guèye Diédhiou

(Source : Le Soleil, 11 octobre 2017)

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