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Numérisation de l’état-civil au Sénégal, l’Etat mise sur l’expertise privée nationale

mardi 28 mars 2017

Soucieuse des statistiques alarmantes concernant les Sénégalais qui ne disposent pas d’état-civil avec toutes les conséquences d’intégration que cela implique, l’Organisation des professionnels des Tic (OPTIC) a organisé ce mardi un atelier de réflexion sur la numérisation de l’état-civil. La numérisation des archives étant en cours, la direction nationale de l’état-civil veut pouvoir compter sur l’expertise nationale privée pour réaliser la numérisation de ce indispensable viatique à la citoyenneté.

L’option prise en faveur de passeports et cartes d’identité numérisés, témoigne de la volonté du gouvernement de s’orienter vers le numérique pour la prise en charge de ses problématiques régaliennes d’identification et de sécurité. Toutefois, la principale source d’alimentation pour l’élaboration de ces documents, reste l’état-civil. Et sans un état civil sécurisé, il est totalement illusoire de penser que les documents précités même s’ils sont établis avec des technologies de toute dernière génération, puissent être fiables à 100%.

Ainsi le thème de cet atelier, « la numérisation de l’état-civil au Sénégal : enjeux et perspectives », pousse le directeur de l’Optic, Antoine Ngom à dire que « l’Etat a une réflexion plus globale sur le lancement d’un grand projet national sur les documents sécurisés (état-civil, cartes d’identité, passeports, titres de transport, etc…), avec une forte implication du secteur privé national, à l’instar de ce qui a été fait avec le programme Gaïnde pour la douane et cela contribuera sans nul doute à mettre en place les piliers de notre souveraineté numérique », renseigne M. Ngom.

Pour la numérisation de l’état-civil, toujours au directeur de l’Optic de rassurer l’Etat du Sénégal sur l’expertise nationale. « Le numérique est l’un des rares secteurs de l’économie où le secteur privé nationale dispose d’une expertise qui peut lui permettre d’élaborer et de mettre en œuvre tous les projet d’envergure », a fait savoir M. Ngom.

De son côté, la directrice nationale de l’état-civil, Mme Diey Mandiaye Bâ a précisé que « le gouvernement du Sénégal a entamé le processus de modernisation de l’état-civil et aujourd’hui, on ne peut pas parler de modernisation de l’état-civil sans évoquer l’automatisation de la gestion mais également, la prise en charge des archives. Nous avons démarré la numérisation des états-civils du Sénégal grâce au projet d’appui à la modernisation de l’état-civil financé par l’Union européenne ».

Avant de révéler que la numérisation est à 35% de taux de réalisation, « on a démarré l’indexation, cela veut dire que l’on peut aisément nous dire que dans un an, on pourra terminer la numérisation des archives du Sénégal ».

Concernant la réalisation de ce projet de numérisation de l’état-civil au Sénégal, Mme Diey Mandiaye Bâ a misé sur le secteur privé national. « Dans le cadre du projet d’appui à la modernisation de l’état-civil, tous les cabinets qui ont été utilisés en dehors du consortium qui avait été recruté par l’Union européenne, sont des cabinets privés Sénégalais. Nous faisons confiance au secteur privé sénégalais, nous savons que les compétences sont au niveau national et nous ne manquerons pas de continuer à travailler avec eux. La preuve, le cabinet qui est en train de faire la numérisation sur l’ensemble du territoire c’est « Africa numérisation » et c’est un cabinet sénégalais", a-t-elle confié.

Pour directeur des télécommunications au ministère des Postes et des Télécommunications, Modou Mamour Ngom, « c’est un atelier que nous saluons parce que cela concerne la numérisation de l’état- civil. Et cet atelier prend en compte plusieurs préoccupations du gouvernement par rapport au numérique mais aussi aux entreprises locales. Une des préoccupations majeures du gouvernement, c’est d’accompagner son secteur privé local notamment en lui permettant l’accès à la commande publique. Au niveau du ministre des Postes et des Télécommunications nous avons élaboré la stratégie "Sénégal numérique 2025" .

Et cette rencontre définit bien les axes que nous avons mis en place dans cette stratégie. Par exemple, l’axe 2 par rapport à une administration connectée au service du citoyen, l’axe 3 par rapport à la diffusion du numérique dans les secteurs économiques prioritaires dont l’administration et les services administratif etc. »

À en croire aux parties réunies à cet effet, le secteur privé est fortement représenté pour démontrer sa détermination et sa capacité à réaliser à un tel projet, en droite ligne avec la volonté qui vient d’être renouvelée à Genève par le président de la République de soutenir et faire confiance au secteur privé national.

Cheikh Makhfou Diop

(Source : Leral, 28 mars 2017)

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