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Numérisation de l’état civil au Sénégal : Les autorités disposées à impliquer l’expertise locale

mercredi 29 mars 2017

Un atelier portant sur « la numérisation de l’état civil enjeux et perspectives » s’est ouvert hier à Dakar. La rencontre qui a réuni gouvernement et acteurs du secteur privé a permis aux uns et autres d’asseoir une stratégie commune pour une meilleure prise en compte de l’expertise locale dans l’accès aux marchés de la numérisation des actes d’état civil.

La participation de toutes les parties prenantes impliquées dans la problématique de l’état civil démontre l’intérêt et l’importance de la thématique. L’objectif principal de la journée de réflexion portant sur « la numérisation de l’état civil enjeux et perspectives » est de réunir les différentes parties prenantes afin d’échanger sur la démarche à adopter pour mettre en œuvre la digitalisation de l’état civil et l’introduction de services e-citoyen. L’Etat du Sénégal s’est, en effet, engagé dans un processus d’élaboration de documents sécurisés, avec des passeports biométriques et les nouvelles cartes d’identité Cedeao. Cela démontre la volonté du gouvernement de s’orienter vers le numérique pour la prise en charge des problématiques régaliennes liées à l’identification, donc à la sécurité.

En tant qu’organisation professionnelle sectorielle représentative au Sénégal, l’Organisation des Professionnels des Tic du Sénégal (Optic) œuvre, depuis des années, au renforcement de son rôle de propositions, dans le cadre du dialogue public-privé, pour faire du secteur numérique un levier essentiel du développement économique au Sénégal. Antoine Ngom, président de l’Organisation des Professionnels des Tic du Sénégal (Optic), souligne que la souveraineté numérique constitue l’un des enjeux les plus importants de notre temps. « La grande majorité des pays responsables s’octroient le privilège de faire appel aux nationaux, dès lors qu’il s’agit de questions qui touchent la sécurité et la souveraineté nationale », a-t-il dit. Cependant, la principale source d’alimentation pour l’élaboration des documents reste l’état civil. Cette sécurisation constitue donc un préalable. « Cet atelier trouve dès lors son utilité dans le sens où il permettra à l’ensemble des parties prenantes de réfléchir sur le meilleur moyen d’arriver à un état civil numérisé et fiable », a dit M. Ngom.

Au-delà des thématiques développées, les participants invitent l’Etat à une réflexion plus globale sur le lancement d’un projet national portant sur la sécurisation des documents d’identification. Pour arriver à cela, les participants sont persuadés que le secteur privé national a un très grand rôle à jouer. Le numérique est l’un des rares secteurs de l’économie où le secteur privé national dispose d’une expertise qui peut lui permettre d’élaborer et de mettre en œuvre des projets d’envergure. Concernant les projets financés par des ressources extérieures, l’Etat du Sénégal doit exiger une forte implication des entreprises nationales à travers des conventions de groupement et de la sous-traitance, a préconisé Antoine Ngom.

La numérisation est à 35% du taux de réalisation

Selon Mme Mandiaye Bâ, directrice du Centre national d’état civil, l’atelier vient à point nommé. Elle rappelle que le gouvernement du Sénégal a entamé le processus de modernisation de l’état civil. « Il est impossible d’aborder cette modernisation sans invoquer l’automatisation de la gestion et la prise en charge des archives », a t-elle dit. En 2014, une étude diagnostic a été réalisée. Cette étude a permis de faire l’état des lieux. Partant, nous avons aujourd’hui la volumétrie des actes numérisés. Nous avons également une idée claire sur les registres à reconstituer. Une étude archivistique a également été réalisée. La numérisation est présentement estimée à hauteur de 35% du taux de réalisation. D’ici un an, nous espérons arriver à un résultat qui coifferait tout le territoire, confie la directrice du Centre national d’état civil. Elle rappelle que l’Etat du Sénégal, dans sa volonté d’améliorer l’environnement des affaires, a adopté une loi sur les partenariats public-privé en février 2014 et les décrets d’applications ont été signés en 2015. Cette situation permet de facto aux entreprises nationales de pouvoir prétendre au marché à travers des appels d’offres. Ces privés déplorent toutefois « la barrière relative à l’entrée de l’offre spontanée ». Cette rencontre entre également dans le cadre du renforcement de la souveraineté numérique. Le digital permet de surmonter les difficultés les plus inimaginables quant à l’accès aux documents administratifs. Cela est d’autant plus vrai que partout au Sénégal les gens ont accès à l’internet mobile grâce aux téléphones.

Modou Mamoune Ngom, directeur de la Télécommunication, relève que « l’organisation de l’atelier répond à plusieurs préoccupations du gouvernement sur le numérique, mais également des entreprises locales ». En effet, selon le directeur de la Télécommunication, une des préoccupations majeures du gouvernement est d’accompagner son secteur privé local en lui permettant notamment l’accès à la commande publique. Cet atelier rencontre bien des axes des stratégies déclinées par le gouvernement du Sénégal, a-t-il salué.

Oumar Ba

(Source : Le Soleil, 29 mars 2017)

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