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Nouvelles technologies de l’Information : Le Visaf, pour combler le fossé numérique

mardi 7 octobre 2003

Le projet Virtuel au service de l’Afrique francophone (Visaf) a été officiellement lancé le 11 septembre 2003 à Cotonou (Bénin). Ce projet financé par l’Agence canadienne de développement Internationale (Acdi) contribue à faire combler le gap qui existe entre les pays du Nord et ceux du Sud.

En effet, le Visaf, selon le communiqué de l’ambassade du Canada, vise à améliorer l’accès et la maîtrise des technologies de l’information et de la communication pour les pays en développement notamment de l’Afrique subsaharienne. Il va consister aussi à renforcer les capacités techniques, universitaires, administratives et financières de l’Université virtuelle africaine (Uva) pour lui permettre « d’élaborer et d’offrir des cours et un programme à distance d’un premier cycle universitaire en science informatique en Afrique francophone ».

La contribution de l’Acdi servira à financer les deux premières années d’un baccalauréat de quatre ans dispensé par l’université Laval au Québec. Pour les étudiants souhaitant intégrer le marché de l’emploi après deux années d’études, le Visaf a retenu de leur délivrer un diplôme (certificat) dont la première session du programme débutera en janvier 2004.

Toujours selon le communiqué, cinq universités partenaires de l’Afrique francophone affiliées à l’Uva seront les premières à participer au Visaf. Il s’agit de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal), l’Université Lumière de Bujumbura (Burundi), l’Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger), l’Université de Nouakchott (Mauritanie) et l’Université nationale du Bénin (D’Abomey- Calavi). Les initiateurs espèrent que d’autres universités africaines francophones du réseau de l’Uva manifesteront leur intérêt à participer au projet. Le même communiqué rappelle que l’Université virtuelle africaine est un projet d’apprentissage à distance, que le Visaf cherche à renforcer. Cette université a pour objectif de réduire l’écart de savoir entre l’Afrique et le reste du monde en augmentant de façon considérable et en rendant abordable « l’accès des ressources en éducation de qualité dans l’ensemble du continent africain ».

Les technologies de l’information et de la communication ont permis à l’Uva de mettre sur pied un réseau de 34 centres d’apprentissage, dans 17 pays africains dont les Universités de Dakar et de Saint-Louis.

L’Université virtuelle africaine a formé 23 000 Africains dont 40% de femmes dans des domaines comme les Nouvelles techniques de l’information et de la communication, l’informatique, l’électricité, le journalisme, l’administration des affaires et les sciences.

Par Maréme SY (Source : Le Quotidien 7 octobre 2003)

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