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Nigéria : le numérique pour décongestionner les salles de classe

mardi 20 août 2019

L’Agence nationale de développement des technologies de l’information (NITDA) du Nigéria et le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur (TETFUND) ont récemment signé un accord de déploiement des technologies émergentes et d’assurance d’inclusion numérique dans les établissements d’enseignement supérieur du pays.

Le protocole s’intitule « Mémorandum d’accord entre le Fonds fiduciaire pour l’enseignement supérieur (TETFund) et l’Agence nationale de développement des technologies de l’information (NITDA) concernant les programmes d’intervention dans le développement de l’éducation dans le domaine des nouvelles technologies de l’information (TI) et de l’inclusion numérique ». Il a été signé vendredi dernier au siège social de la NITDA à Abuja en présence des membres de la haute direction des deux agences et la presse.

D’après la NITDA, il vise à l’inclusion et l’accroissement de l’efficacité opérationnelle dans les institutions tertiaires et encourage la recherche et l’apprentissage dans les nouvelles technologies.

Pour Isa Ali Ibrahim Pantami dirigeant de la NITDA et Suleiman Elias Bogoro, le secrétaire exécutif du TETFUND, il s’agit d’une signature importante. Laquelle donnera l’occasion « d’intégrer dans un serveur toutes les thèses et projets antérieurs menés dans environ 220 établissements d’enseignement supérieur du pays, afin de pouvoir être récolté par abonnement ».

Selon Pantami, si les deux institutions restaient attachées aux dispositions du protocole d’accord, l’intervention contribuerait grandement à assurer la consolidation de l’informatique dans les établissements d’enseignement supérieur.

Il faut rappeler que le processus conduisant à cette signature entre les deux institutions nigérianes a débuté il y a quatre ans. Il assure les secteurs du déploiement d’infrastructures informatiques, l’extension des technologies émergentes, la numérisation des services dans les établissements d’enseignements supérieur et celui des capacités humaines et enfin la gestion des projets. Il implique également dans le développement d’une académie informatique, l’élaboration des politiques en matière de TIC et l’approfondissement des recherches dans ce domaine.

A en croire le professeur Bogoro, le projet dans lequel se sont accordés les deux institutions permettra également de contribuer grandement au contrôle du plagiat dans diverses institutions.

Contexte

« De nombreuses écoles nigérianes n’ont pas d’anciennes archives de leurs activités et lorsque des anciens élèves égarent des résultats ou des certificats, ils ne procèdent qu’à des affidavits. Toutefois, grâce à la technologie block Chain, à l’intelligence artificielle et à d’autres technologies modernes, les écoles peuvent numériser leurs activités, ce qui permettra de réduire les coûts, la consommation d’énergie et l’efficacité », a déclaré Isa Ali Ibrahim Pantami.

« Bien que la plupart des établissements d’enseignement supérieur utilisent déjà les TIC dans leurs activités, il est nécessaire de procéder à une mise à niveau pour inclure les technologies émergentes afin de faire partie de la tendance mondiale », a-t-il ajouté.

Partant du constat que les universités nigérianes deviennent très peuplées, il pense que l’informatique pourra faciliter le processus d’apprentissage afin de décongestionner les salles de classes. Il trouve aussi que les nouvelles technologies garantissent intégralement l’intégrité des données et peuvent atténuer la plupart des problèmes rencontrés.

Pour le professeur Bogoro, un nombre considérable de solutions technologiques émergentes peuvent contribuer à un apprentissage très créatif, innovant profitant aux apprenants et aux enseignants. Il a aussi reconnu l’indispensabilité des TIC dans tout processus d’apprentissage et à l’innovation. Elles constituent selon lui l’une des activités les plus importantes de l’inclusion numérique et un impératif pour la connaissance de l’économie.

Aurore Bonny

(Source : CIO Mag, 20 août 2019)

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