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Médias et technologie de la communication : Les journalistes invités à cliquer sur les véritables enjeux

mardi 23 mai 2006

Ouvrir davantage les colonnes des journaux à la problématique des Technologies de l’information et de la communication, c’est aujourd’hui ce que les experts du milieu attendent des animateurs de la presse sénégalaise.

Les questions de Technologies de l’information et de la communication (Tic) restent un parent pauvre dans le traitement de l’information au niveau des médiats sénégalais. Selon les statistiques, elles occupent près de 1,27 % des sujets traités dans la presse. Et même si dans certaines rédactions on tente de soulever la question, les arguments d’une analyse approfondie font défaut. Pour faire face à cette situation, le programme Catia (initié pour faciliter l’accès aux Tic) en collaboration avec l’Institut Panos organise depuis hier un atelier autour du thème : "Médias et Tic" à l’intention des journalistes. L’objectif est de les amener à se saisir des véritables enjeux qui entourent ce "flou" qu’est la politique de Tic au Sénégal et ses interconnexions à travers le monde. Du Sommet mondial sur la société de l’information à Genève et à Tunis à la politique d’accès universel en passant par la libéralisation du secteur des télécommunications, tout y est passé au cours des débats.

Introduisant une communication sur : "les politiques de libéralisation au Sénégal : enjeux et modèles", le directeur de l’Opensys (un cabinet de consultance en Tic), Karim Sy est revenu sur la nécessité d’une mainmise du secteur des télécommunications. D’un point de vue politique, le conférencier a donné l’exemple du fichier électoral qui, dit-il, constitue un enjeu important dans les débats. "On s’inscrit et on reçoit sa carte, mais on a aucune visibilité sur la carte et son coût", fait-il remarquer. Et Karim Sy ne manque pas de fustiger le fait que le Sénégal soit très mal classé par rapport à l’installation de l’Intranet gouvernemental. "On se bombe le torse d’avoir l’expertise dans ce domaine, mais on est très loin des ressources humaines de qualité dans le domaine des télécommunications", note-t-il.

Autre enjeu des télécommunications soulevé par le conférencier : l’économie. "On a des enjeux financiers extraordinaires. Avec les accords de l’Omc, l’Afrique n’a pas sa place sur le marché mondial des télécommunications", indique Karim Sy qui soutient que le Sénégal a "de véritables problèmes de management dans ce domaine". Selon lui, l’importance des questions de sécurité à travers les télécommunications est réelle.

Maître de conférence à la faculté des Sciences et techniques de l’Ucad, Joseph Sarr axe sa réflexion sur les "Bilans et perspectives du Sommet mondial sur la société de l’information (Smsi)". Ainsi, il est revenu sur l’enjeu que suscite la gouvernance de l’Internet à travers le monde. "Les Européens en ont marre d’être espionnés par les Américains qui, avec Icann, contrôlent l’Internet mondial", indique le président de la commission Tic du Conseil régional de Dakar. A son avis, la participation sénégalaise à ce Smsi aurait été plus percutante s’il y avait une meilleure coordination entre les différents acteurs de la délégation officielle. Notamment des représentants de la Primature, des ministères des Affaires étrangères, de la Culture, des acteurs de la société civile, de la presse, etc.

Introduisant une communication sur "les politiques d’accès universel aux Tic au Sénégal", Mme Fatimata Sèye Sylla souligne l’importance d’une plus grande transparence avec l’implication des médias et de la société civile dans ce débat. Cet atelier a, en outre, permis aux intervenants de déplorer l’attitude de l’Agence de régulation des télécommunications, qui brille par un "silence coupable" face aux désagréments du réseau Gsm, portant ainsi préjudice aux consommateurs.

Issa NIANG

(Source : Wal Fadjri, 23 mai 2006)

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