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Mauritanie : le président El-Ghazouani a l’intention de renforcer le contrôle d’Internet

mardi 6 juillet 2021

La liberté d’expression s’annonce plus restreinte en Mauritanie où le chef de l’Etat dit vouloir combattre les messages de haine sur Internet. La loi sur la cybercriminalité adoptée en 2016 devrait davantage se durcir. Les dénonciations de Human Right Watch devraient croître également.

En tournée agricole à Rosso, ville située dans l’extrême sud-ouest du pays sur le fleuve Sénégal, le président de la République de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a dévoilé son intention de renforcer le contrôle sur Internet. Il a affirmé à cet effet que les différents départements d’Etat se penchent déjà sur la mise à jour des textes juridiques pour encadrer plus efficacement l’usage du web dans le pays.

Selon le chef de l’Etat, ce regain d’attention accordée à Internet découle de la recrudescence des cas d’utilisation du réseau « pour saper la stabilité publique, propager de fausses rumeurs ou répandre la haine et inciter des groupes sociaux contre d’autres ». Cela « est inacceptable », a martelé Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.

La révision juridique qu’annonce le président de la République intervient malgré les reproches de Human Right Watch au gouvernement mauritanien sur sa répression de la liberté d’expression. Dans le chapitre Pays de son rapport mondial 2020, l’organisation internationale critique le gouvernement mauritanien sur son utilisation de la loi sur la cybercriminalité pour emprisonner blogueurs, activistes politiques, leaders des partis de l’opposition.

Adoptée en 2016, la loi sur la cybercriminalité dispose dans ses articles 21, 22, 23 et 24 prévoit des peines de prison maximales de quatre ans et des amendes maximales de 2 millions d’ouguiyas (USD) pour diverses actions jugées contraires aux bonnes moeurs, aux valeurs de l’Islam, racistes et xénophobes, incitation à la violence, apologie du crime.

Un plus grand contrôle d’Internet par le gouvernement, comme l’envisage le chef de l’Etat, pourrait induire une plus grande surveillance des communications des populations. Il donnerait à l’Etat davantage de prétextes Internet, les sites web et les réseaux sociaux. Une situation qui pourrait faire chuter le pays de sa 94e place sur 180 dans le classement mondial 2021 de la liberté de la presse de Reporter sans frontières.

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 6 juillet 2021)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 252 221 abonnés
- 210 908 résidentiels (83,62%)
- 41 313 professionnels (16,38%)
- Taux de pénétration : 1,51%

(ARTP, 30 juin 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 667 613 abonnés
- Taux de pénétration : 117,73%

(ARTP, 30 juin 2021)

FACEBOOK

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Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

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- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)