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Maroc : La protection des données à caractère personnel n’est que l’étage inférieur de la protection du citoyen

vendredi 6 mars 2020

La protection des données à caractère personnel n’est que l’étage inférieur de la protection du citoyen au sein de l’écosystème numérique, a affirmé, mercredi à Rabat, le président de la Commission nationale de la protection des données à caractère personnel (CNDP), Omar Seghrouchni.

"Aujourd’hui notre pays est en pleine digitalisation, une phase importante et salutaire qui doit se faire avec des visions qui ne se limitent pas à des perceptions techniques mais doit plutôt basée sur des visions qui intègrent des dimensions sociétales du digital et du numérique" a-t-il indiqué lors d’un séminaire national sur "Droit et économie de la concurrence et protection des données à caractère personnel", rappelant que 2020 allait être pour la CNDP une année de priorité pour la gestion des données médicales des citoyens.

Selon M. Seghrouchni, la protection des données à caractère personnel est un "sujet transverse" qui concerne à la fois le citoyen et l’activité économique, rapporte la MAP. "Nous nous devons d’avoir un niveau de protection suffisant pour préserver nos relations avec nos partenaires européens et avec les différents donneurs d’ordre que les entreprises peuvent avoir, mais aussi de contribuer à encourager la création de la valeur ajoutée au niveau de l’économie nationale par rapport à l’économie et à la société de la DATA", a-t-il dit dans une déclaration à la presse, faisant valoir que cela va bien au-delà des problématiques d’ordre technique ou de gestion de service de base.

Organisé par le Conseil de la concurrence et la CNDP, ce séminaire est d’une grande importance qui reflète la synergie et la collaboration institutionnelle qui peuvent exister entre les organisations constitutionnelles et les instances de bonne gouvernance, a-t-il dit.

Dans une allocution lue en son nom, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaaboun, a souligné la nécessité d’une charte de collaboration permettant la détection des abus de position dominante qui nuisent au fonctionnement normal des marchés afin d’assurer le bien-être du consommateur en lui garantissant son droit de choix libre et rationnel.

M. Benchaaboun a noté en ce sens que ce séminaire est un grand pas qui dénote une prise de conscience de l’ampleur du phénomène et qui sera certainement suivi d’autres actions à même de permettre une meilleure collaboration en vue d’étudier et d’évaluer le taux de pénétration des nouvelles plateformes dans le marché national et leur degré de concentration.

"Notre objectif à tous est de protéger le consommateur marocain pour qu’il puisse jouir pleinement de son droit d’accès à un produit de qualité et à moindre prix, et en même temps, de respecter sa vie privée", a-t-il poursuivi, appelant le Conseil de la concurrence, la CNDP ainsi que toutes les autres autorités de régulation sectorielles à collaborer en vue de faire face aux pratiques anticoncurrentielles transnationales et contribuer, chacune dans sa sphère de compétence, à protéger le citoyen marocain et le prémunir de comportements abusifs.

La globalisation économique n’est plus un concept abstrait, mais un mouvement réel et irréversible, a fait savoir le ministre, notant que dans le même sens, l’ouverture de l’économie marocaine n’est plus une perspective ou un horizon lointain, mais une dynamique quotidienne, une réalité vécue, qu’aucun acteur politique, économique ou social ne saurait occulter.

"Dans une économie de plus en plus ouverte, la compétitivité est la principale source du développement, de création de richesse et de l’emploi, dépendant évidemment de la liberté d’entreprendre, du respect de la concurrence et de l’existence de règles du jeu économique, transparentes et pérennes", a-t-il indiqué, notant que le Maroc est conscient de cette réalité, d’où sa poursuite, avec détermination, du chantier de modernisation de l’économie nationale à travers une série de réformes visant à améliorer durablement le climat des affaires et à faciliter et promouvoir l’investissement afin d’intégrer les chaînes de valeurs mondiales.

Pour conclure, M. Benchaaboun a exprimé l’engagement du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, en tant que partie prenante dans le domaine du droit et de la politique de la concurrence, à collaborer afin de faire face aux nouvelles mutations des règles commerciales.

(Source : Libération, 6 mars 2020)

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