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Mamadou Diop Decroix, Ministre de l’Information à propos des chaines de télévision privées : "Les positions de l’Etat procèdent plus de considérations conjoncturelles que de convictions de base."

vendredi 2 juillet 2004

A l’occasion des 10 ans de l’anniversaire Sud Fm, Sen Radio, Mamadou Diop " Decroix ", ministre de l’Information, de l’Intégration économique africaine et de la Promotion des technologies de l’Information et de la communication a visité les locaux de la première station privée du Sénégal. "Je ressens, a dit le ministre de l’Information, la distance qui a été parcourue par Sud et la presse de notre pays. Déjà, en 1994, on notait trois fréquences, mais aujourd’hui, nous sommes à une soixantaine de fréquences entre les radios communautaires et les extensions de la Rts. C’est un pas immense qui a été franchi."

Après avoir reconnu que la presse est un des plus gros employeurs, outre la multiplication des organes de presse qu’il s’agisse des radios ou des journaux., le ministre a reconnu que tous ces supports constituent un approfondissement de la démocratie sénégalaise. Le ministre de l’Information s’est dit satisfait et fier en tant que Sénégalais des progrès réalisés comme des limites qui existent encore dans l’exercice de la profession de journalistes. Abordant les difficultés financières que connaissent généralement l’ensemble des organes de presse au vu de la taille du marché, du prix du papier et des charges énormes qui grèvent les trésoreries, Mamadou Diop Decroix a dit que, c’est une situation qui le préoccupe en tant que responsable du secteur.

"Je dois dire, a-t-il ajouté, que le président de la République lui-même, s’est constamment préoccupé du sort de la presse dans notre pays. C’est pour cela que l’aide à la presse a été portée de 100 à 300 millions Fcfa. Que l’Etat a offert un siège au Synpics et à l’Ujao également au Cred. C’est dans ce cadre-là aussi, selon lui, que l’Etat a offert aussi une maison de la presse qui est en train d’être finalisée avec la Direction de la gestion du Patrimoine bâti. Ce sont là, a-t-il souligné, quelques éléments assez intéressants qui s’intègrent aussi au domaine de la formation continue et qui nous préoccupent. Et, nous sommes en train de voir comment revenir sur les recommandations des assises de Mbour et une enveloppe de 30 millions Fcfa sera dégagée, a ajouté le ministre Mamadou Diop de Decroix, pour démarrer une session de renforcement de capacités."

Quand on lui demande si le sentiment des autorités est qu’il a été noté quelque part, un manque de capacités d’informer juste et vrai des journalistes, le ministre de l’Information, précise que, " le développement du secteur de la presse est tel que même les journalistes qui sortent du Cesti ne suffisent pas pour les rédactions qui sont de plus en plus nombreuses dans le pays. Et même ceux qui sortent du Cesti ont besoin aujourd’hui d’une formation continue." Le résultat, selon lui, est à noter dans les dérapages. Et, il est rare, a dit le ministre de l’Information, que "les dérapages soient les faits de journalistes de profession bien formés."

Visiter Sud Fm forte de ses dix ans de combat pour la démocratie et l’information de proximité, c’est aussi le moment pour le ministre d’être interpellé sur la question de l’ouverture du paysage audiovisuel, pour ce qui est de la création de chaînes de télévision privée. "Je pense, a noté Mamadou Diop Decroix, que les positions de l’Etat sur cette question, procèdent davantage de considérations conjoncturelles que de convictions de base. A mon avis, pense le ministre, au fur et à mesure, que les malentendus et les quiproquos et tant d’autres questions, vont s’estomper, on pourrait envisager ces questions-là avec sérénité."

La conclusion de Mamadou Diop Decroix, sur ce point étant que, " l’Etat ne peut s’opposer au pluralisme dans la presse". Soupçonné de vouloir imposer un pluralisme à sa manière, en contrôlant un organe d’information central comme la télévision, pour mieux la contrôler, l’Etat dégage en touche. "Je ne perds pas espoir, même si c’est normal, a dit le ministre de l’Information, qu’il y ait plusieurs perceptions. Et, je sens qu’un jour que les uns et les autres, nous parviendrons à nous entendre et nous arrivons à une situation apaisée. Je considère que, a conclu le ministre de l’information, que cette perception n’est pas loin de celle du président de la République."

Mame Aly KONTE

(Source : Sud Quotidien 2 juillet 2004)

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