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Louga : Le coronavirus fait plonger les chiffres d’affaire des services de transfert d’argent

mercredi 29 juillet 2020

Alors que la Tabaski constituait d’habitude une période faste pour les services de transfert d’argent de Louga (nord-ouest), cette année, l’arrivée du nouveau coronavirus a littéralement plombé cette activité, au grand désarroi des gérants.

A trois jours de la célébration de la Tabaski, la ville de Louga vibre au rythme des préparatifs de cette fête musulmane.

Les marchés grouillent de monde. Les salons de beauté sont bondés. Dans leurs ateliers, les tailleurs, rivés sur leur machine à coudre, semblent ployer sous les commandes.

Mais si la plupart de ceux qui s’activent dans les marchés arrivent à tirer leur épingle du jeu en faisant de bonnes affaires, ce n’est guère le cas pour les gérants des services de transfert d’argent qui broient du noir.

Pourtant, l’activité était jadis florissante à Louga en raison des nombreux envois d’argent vers cette ville, l’un des plus grands foyers d’émigration au Sénégal. S’il n’a pas tari, le flux des envois des migrants vers les familles restées au pays semble toutefois avoir nettement baissé.

Cette année, cette activité a connu un coup de frein, avec une clientèle qui se raréfie.

"La Covid-19 est passée par là. Elle a touché économiquement tous les domaines de la vie. Les choses ont beaucoup changé.

La plupart de ceux qui envoyaient de l’argent depuis l’étranger le font de moins en moins, et ceux qui continuent à le faire envoient moins d’argent", affirme Fama Tall Lô, gérante d’une boutique de transfert d’argent.

S’activant dans ce secteur depuis plusieurs années, elle assure que l’activité a beaucoup ralenti depuis l’apparition de la Covid-19.

Selon Mme Lô, les émigrés font tout pour envoyer de l’argent, car c’est eux qui entretiennent les familles restées à Louga.

Mais ils ne peuvent plus envoyer les mêmes montants qu’avant. "C’est la faute au coronavirus qui a plombé leurs activités et il faudra faire avec", ajoute-elle, guettant une clientèle qui se fait désirer.

Le constat est le même chez Fa Awa Diop, trouvée dans sa boutique en train de finaliser une opération de retrait d’argent. Elle avoue que la bénéficiaire de cet envoi d’argent fait partie des rares clients qu’elle a enregistrés depuis le matin.

"Par rapport aux années précédentes, les activités de transfert ne marchent pas. Avant, à l’approche des fêtes, surtout de la Tabaski, nous étions débordés. Nous ne savions plus où donner de la tête", se souvient-elle.

La jeune femme rappelle que les jours précédant la Tabaski constituaient jadis une période de forte affluence pour sa boutique, qu’envahissaient de nombreuses personnes qui venaient pour la plupart recevoir de l’argent envoyé depuis l’étranger.

"Nous avons perdu la moitié de notre chiffre d’affaires. Vous me voyez, je suis là assise et j’ai même le temps de défaire mes tresses", ajoute Mme Diop dans un sourire qui cache visiblement une grande inquiétude.

"Cette situation, poursuit-elle, est très compliquée pour nous. Il ne nous reste presque plus rien lorsque nous payons la location, la facture d’électricité, l’internet et les autres frais supplémentaires", avoue-t-elle.

La baisse des transferts d’argent fait croire à Fa Awa Diop que la Tabaski de cette année "ne sera pas aussi belle que celles des années précédentes". "Cette maladie a fait beaucoup de tort. Les émigrés n’envoient plus comme avant, beaucoup d’entre eux ont perdu leur travail", se désole-t-elle.

"Cette année, les gens ne viennent pas comme ils le faisaient d’habitude. Il y a moins d’envois et de retraits. Heureusement qu’à côté, nous proposons d’autres services qui marchent bien", explique Modou, faisant allusion à la vente de produits de beauté.

(Source : APS, 29 juillet 2020)

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