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Linguère - Expansion des radios communautaires : Attention, danger !

samedi 21 avril 2007

Les radios communautaires sont en pleine expansion mais le risque est réel de les voir devenir des instruments à la solde des pouvoirs locaux et des programmes et projets qui peuvent être tentés de les contrôler. Ces radios communautaires sont implantées à Gassane, Thiel, Linguère commune, Radio Ferlo, Dounya, Gay Na Ko.

Quels impacts a eu l’implantation de stations de radios communautaires dans le département de Linguère ? Quels sont les défis , les enjeux et les opportunités que cette expansion radiophonique présente ? Quels partenariats établir entre les radios communautaires et les différents acteurs de la vie économique, sociale, culturelle et politique afin de mieux répondre aux attentes des communautés ? Ces questions ont été abordées par les responsables de la radio « Ferlo Fm, La Voix du Pasteur » au cours d’un comité départemental de développement élargi aux auditeurs, aux leaders d’organisations à la base et aux correspondants locaux de la presse nationale de Linguère.

Le premier anniversaire de la radio « Ferlo Fm La Voix du Pasteur » a été marquée par la tenue d’un comité départemental de développement présidé par le préfet de Linguère. Ce cadre est choisi par les responsables de la radio communautaire implantée à Dahra Djolof afin d’évaluer le chemin parcouru et de définir de nouveaux rapports avec les différentes composantes de la zone sylvopastorale. Selon le directeur de la radio, Moussa Diallo, en dépit des difficultés le bilan d’étape de leur initiative est satisfaisant et suscite l’espoir Entre autres contraintes il a été souligné par les différents intervenants l’insuffisance des ressources financières et matérielles, la présence dans ces radios de personnels sans formation initiale uniquement mus par la passion et l’ambition de participer au développement de leur terroir. Pour Mor Talla Diop, animateur de radio à Dahra, l’enjeu en vaut la chandelle car « ces outils contribuent à l’émergence d’une société civile rurale forte consciente de ses droits et de ses devoirs. » Pour ce faire, M. Souleymane Niang le consultant animateur de l’atelier, suggère de veiller à la stratégie de mise en place des radios communautaires qui « doit être un processus inclusif dans lequel chacun aura son mot à dire ». Ce qui garantit son ancrage par l’élaboration de programmes qui tiennent compte des préoccupations les plus diverses allant du besoin d’information locale centrée sur la vie de la communauté jusqu’à la vulgarisation, la sensibilisation, l’éveil citoyen. des débats... Elle ne sera communautaire que si les programmes et les services offerts correspondent aux besoins réels des populations, des collectivités locales, de l’administration locale. Les comités de gestion des radios doivent être ouverts à ces différents segments de la société qui pourront envisager des partenanriats et s’impliquer dans la recherche de solutions alternatives aux défis des ressources de qualité et en quantité suffisantes. En effet des personnels bénévoles , peu ou pas du tout formés ne sauraient répondre avec satisfaction aux attentes des publics ; ils ont un besoin énorme de formation, d’équipement et de traitement décent en termes de salaires.

Tentative de contrôle...

Le risque est également réel de voir ces radios devenir des instruments à la solde des pouvoirs locaux et des programmes et projets qui peuvent être tentés de les contrôler en leur assurant des subventions financières et logistiques. Il appartient aux responsables et aux animateurs de se battre afin de développer leurs capacités d’autofinancement et trouver des solutions de financement durables à travers la prestation de services divers à même de produire des recettes, de nouer des partenariats avec des organisations crédibles partageant les mêmes ambitions de travailler dans la transparence, la confiance mutuelle tout en laissant aux radios la liberté de livrer une information utile, de proximité, d’organiser le débat public sur les questions à enjeux communautaires avérés dans le respect des principes de la liberté d’expression, le droit à l’information, le devoir d’informer juste et vrai, la pluralité et la diversité des programmes. Les comités de gestion doivent se secouer, tendre l’oreille, analyser le contexte, assurer le suivi de leurs activités, être à l’écoute des publics, encourager le feedback, s’adapter et innover.

Pape SeckE

(Source : Sud Quotidien->http://www.sudonl..., 21 avril 2007)

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