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Lesotho : « Vodacom nous tient presque en otage »

mercredi 17 février 2021

Le bras de fer entamé depuis octobre 2020 se poursuit entre Vodacom Lesotho et le régulateur télécoms. Aucune des deux parties ne montre des signes d’assouplissement.

Mamarame Matela, la directrice générale de l’Autorité des communications du Lesotho (LCA), reste déterminée à punir la société qui a réussi à obtenir une certaine protection de la Cour suprême et refuse toujours de payer l’amende de 8,1 millions USD écopée en octobre 2020 pour violation des règles de bonne gouvernance. Selon elle, l’opérateur télécoms tient presque le pays en otage parce qu’il contrôle 85% de parts de marché.

« L’amende est toujours en suspens. Il y a des discussions en cours avec Vodacom sur la façon de résoudre le problème. La LCA se prête à ces discussions et à la recherche de solutions autour de la conformité de l’entreprise aux normes de gouvernance. Vodacom est un bon acteur au Lesotho. Mais juste parce que vous êtes un bon acteur, cela ne vous donne pas la permission de bafouer les règles », soutient la patronne de l’organe de régulation dans un entretien accordé mardi 16 février au Daily Maverick.

Depuis le début de l’année 2020, Vodacom Lesotho a été plusieurs fois interpellé par la LCA sur sa collaboration avec un cabinet d’audit non indépendant, car associé à la belle-sœur de son président, Matjato Moteane. Mais la société télécoms est toujours demeurée silencieuse face aux rappels à l’ordre du régulateur qui avait alors décidé de lui servir une amende qu’elle a refusé de payer. Immédiatement avait suivi l’annulation de sa licence d’exploitation que l’entreprise a contestée en justice.

Selon Mamarame Matela, Vodacom a toujours agi par « orgueil ». « Il est toujours possible de négocier avec les régulateurs pour réduire l’amende. Mais nous n’avons jamais été approchés par Vodacom. Au lieu de cela, il y a maintenant un processus judiciaire dont je ne suis pas sûr qu’il donnera à Vodacom le résultat dont il a besoin », estime-t-elle.

Pour le régulateur qui est conscient qu’une annulation de la licence de Vodacom mettrait en danger le marché télécoms, l’entrée d’un nouvel acteur, demandé par le gouvernement depuis octobre dernier, devrait contribuer à résoudre une fois pour toutes le problème de concurrence.

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 17 février 2021)

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