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Les travailleurs de Sentel dénoncent La « colonisation économique » de leur direction

lundi 25 mai 2015

Initiateur de la marche de sensibilisation organise samedi à la Place de l’Obélisque, le Syndicat national des travailleurs de Sentel / Tigo (Snts) a attiré l’attention des autorités sur les dangers et les incidences négatifs d’une externalisation des activités de leur boite.

Dans une déclaration, les travailleurs ont estimé que « l’externalisation (ou Managed Services en anglais) se pratique au Sénégal depuis quelques années. Elle consiste à confier une partie de ses activités à une entité tierce et se limitait uniquement à des domaines secondaires de l’entreprise comme le gardiennage, le nettoyage et l’entretien ». Pis, elle « pose un problème de sécurité et de souveraineté nationale ».

Pour le cas spécifique de Sentel Gsm/Tigo, renseigne Pape Tamsir Seck, secrétaire général dudit syndicat, « l’Etat a gracieusement concédé une licence dont l’objet général est de « construire, installer, entretenir, faire fonctionner, exploiter des réseaux de télécommunications ouverts au public et fournir des services de télécommunications. ». Ce qui n’est pas conforme avec la volonté des autorités de l’opérateur téléphonique de « transférer la responsabilité de l’exploitation et de la maintenance de son réseau à un de ses équipementiers (Ericsson) ainsi qu’une partie de son personnel technique de manière unilatérale », s’insurge le syndicaliste.

Il indique que « ce fléau touche aujourd’hui l’ensemble du secteur des Tic (Cas Sonatel). Même si cette pratique tend à se généraliser dans certains pays, principalement d’Afrique, elle pose un ensemble de problèmes ». Des problèmes qui, selon M. Seck et ses camarades, favorisent, entre autres, « la précarité et l’exportation (délocalisation) des emplois, l’insécurité des données personnelles ».

Toutes choses qui ont poussé les travailleurs de Sentel/Tigo à interpeler l’Etat afin de lui demander de « préserver le secteur émergent et très porteur des télécommunications ». Ce, en encadrant « davantage toute pratique susceptible de fragiliser et de précariser l’emploi au Sénégal ». Mais aussi d’attirer « l’attention de tous les citoyens soucieux du devenir et de l’avenir de ce continent que ces pratiques que l’on revêt sournoisement de l’habit du partenariat et de la coopération internationale et qui ne sont rien d’autre qu’une nouvelle forme de colonisation économique », indique le secrétaire général du Snts.

Youssoupha Mine

(Source : Seneweb, 24 mai 2015)

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