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« Les tarifs des fréquences dans les pays en voie de développement sont trois fois plus élevés que dans les pays développés » (GSMA)

lundi 23 juillet 2018

Selon un nouveau rapport de la GSMA intitulé « La tarification du spectre dans les pays en voie de développement », les tarifs des fréquences dans les pays en voie de développement sont en moyenne trois fois plus élevés que dans les pays développés. Ce qui constitue un obstacle majeur à l’insertion numérique. Excessivement touchées par les prix élevés des fréquences, 4 milliards de personnes sont encore hors ligne et privées des avantages économiques et sociaux induits par la connectivité aux services mobiles à haut débit.

Publié le 17 juillet lors de la conférence Mobile 360 – Africa à Kigali (Rwanda), ce rapport a été réalisé par la GSMA Intelligence qui a évalué à plus de 1 000 les attributions de fréquences dans 102 pays (dont 60 pays en voie de développement et 42 pays développés).

D’après cette étude, les gouvernements de certains pays en voie de développement (en particulier ceux dont la dette publique est élevée) voient dans la fixation de prix élevés des fréquences, une occasion de mobiliser des recettes. Mais cela a un effet de grossir les prix des services mobiles à haut débit pour les consommateurs et peut ralentir l’impact du haut débit sur l’économie nationale.

Pis, ce sont dans les pays où de telles politiques sont instaurées qu’il est constaté une mauvaise couverture et une mauvaise qualité des services mobiles à haut débit.

« Ces politiques de tarification ne feront que limiter la croissance de l’économie numérique et rendront plus difficiles la tâche d’éradiquer la pauvreté, de fournir des soins de santé et une éducation améliorés et d’aboutir à une inclusion financière ainsi qu’à l’égalité des sexes », a déclaré Brett Tarnutzer, responsable du spectre chez GSMA.

Représentant les intérêts de près de 800 opérateurs et de 300 sociétés appartenant à l’écosystème mobile élargi, la GSMA invite les pays en voie de développement à « instaurer de meilleures politiques de tarification du spectre de fréquences » afin de « fournir des services mobiles à haut débit améliorés et plus abordables ».

« Parmi les pays faisant partie de l’enquête, on peut citer l’Algérie, le Bangladesh, le Brésil, la Colombie, l’Égypte, le Ghana, l’Inde, la Jordanie, le Mexique, le Myanmar et la Thaïlande, tous des marchés dans lesquels l’octroi de la licence du spectre est une priorité« , indique la GSMA.

Anselme Akéko

(Source : Cio Mag, 23 juillet 2018)

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