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Les réseaux sociaux à l’origine de la baisse des ventes de journaux

jeudi 14 avril 2022

Nombre de Sénégalais ne lisent plus les journaux comme auparavant à cause des réseaux sociaux. Raison pour laquelle, l’avenir des vendeurs de journaux est devenu incertain. Reportage.

Un vent frais se dégage au petit matin au rond-point lycée Seydou Nourou Tall de Dakar, les voitures circulent à tout bord. Sous le pont, pointe un vendeur de journaux du nom de Mouhamadou Diagne. Il tient un lot de journaux entre ses mains et porte un blouson gris, des lunettes noires et une saccoche en bandoulière. De teint noir, ce quinquagénaire trouve son gagne-pain dans la vente des journaux malgré les difficultés actuelles du secteur.

Il a commencé ce métier, il y a plus de 20 ans à Dakar. Il propose sa « marchandise » aux automobilistes et aux passants qui sillonnent cet axe.

Auparavant, la vente de journaux marchait normalement mais avec l’avènement de l’internet et des téléphones portables, les ventes sont en baisse. Les journaux les plus vendus sont L’Observateur et Stades. N’empêche, parfois, je gagne entre 2 000 francs CFA et 2 500 francs CFA par jour. On est là pour gagner notre vie, en attendant de trouver un travail plus rentable ». Mouhamadou Diagne, vendeur de journaux

El hadji Touré, un autre vendeur de journaux, habite Golf Sud (Guédiawaye). Sa place se situe à côté du portail de l’hôpital principal de Dakar, en face de la pharmacie Nelson Mandela. Trouvé sur place en train de lire son journal avec ses lunettes de myope, il est habillé en chemise noire et en pantalon gris. Il gère son kiosque depuis près de 40 ans sur ce lieu. Ce sexagénaire est un ancien militaire de l’armée sénégalaise libéré après deux ans de formation. Il se confie :

La vente de journaux, c’est mon destin, car je gagne ma vie et je parviens à nourrir ma famille. Nous gagnons peu d’argent dans la vente des journaux. Notre quote-part est de 20 francs CFA pour chaque journal vendu. Actuellement, la rentabilite des journaux n’est pas si fameuse car depuis que l’internet est apparu dans ce pays, notre chiffre d’affaires a baissé. En plus, les abonnés se sont retirés à cause de l’internet, même s’il y a encore des gens qui achètent un journal chaque matin ».

Non loin de lui, près du Building administratif, la restauratrice Ndèye Astou Diop, âgée d’une quarantaine d’années, est entourée de ses clients venus savourer ses plats délicieux. Très joviale et ouverte, elle sert un repas copieux à ses clients. Dans ce milieu, avec la concentration de l’Hôpital principal, la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS) et les autres services, la circulation est très dense.

« Si je vois un autre métier plus rentable… »

D’après le vieux Ousmane Niang, la vente des journaux est son seul métier depuis qu’il a abandonné ses études dans son Fouta natal. Chapelet autour du cou, bonnet noir couvrant la tête, il trouve son compte dans son activité. Son seul point de vente se trouve au quartier Point E.

J’ai beaucoup de clients qui achètent des journaux à l’université, au lycée Delafosse etc. Tout dépend de la vente et de la clientèle, je gagne 2 000 francs CFA ou 2 500 francs CFA la journée. Quand il y a de bonnes nouvelles, les journaux se vendent plus car les populations aiment les actualités phares ». Ousmane Niang, vendeur de journaux, originaire du Fouta.

Il poursuit : « la vente est rentable car nous en tirons profit et nous parvenons à subvenir à nos besoins ».

Entouré des lots de journaux, toujours au quartier Point E en face du "couloir de la mort", Samba Sow est un distributeur de journaux. Tous les petits matins, les vendeurs viennent de partout pour récupérer leur lot à vendre. Habillé en boubou traditionnel, ce sexagénaire connait bien ce métier. Ce natif de Médina confie :

La distribution des journaux est mon gagne-pain. Avant, la vente des journaux marchait bien et il y avait de l’affluence chez les distributeurs, mais maintenant ce n’est plus le cas à cause des réseaux sociaux. D’ailleurs si je trouve un autre métier plus rentable que la vente des journaux, je n’hésiterai pas à l’embrasser » Ainsi, certains vendeurs de journaux s’inquiètent de la baisse de leur chiffre d’affaires, tandis que d’autres expliquent la mévente des journaux par l’explosion des réseaux sociaux.

(Source : CESTI Info, 14 avril 2022)

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