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Les régulateurs africains analysent la fusion entre audiovisuel et télécommunications

mercredi 26 décembre 2018

A l’ère du tout numérique, la technologie se confond au contenu. Le dire n’a rien de nouveau, pourtant il reste encore à le faire comprendre aux dirigeants des États africains. Le plaidoyer continue d’être mené par le Réseau des instances de régulation de la communication (RIARC). Cette organisation milite pour une convergence nécessaire des autorités de régulation de la communication. En d’autres termes, il s’agit de la fusion entre les régulateurs télécoms et les instances chargées de réguler les médias, donc les contenus.

Réunis à Yaoundé du 12 au 14 décembre 2018 pour leur neuvième conférence, les présidents des instances de régulation de la communication d’Afrique ont réitéré la nécessité de suivre le chemin tracé par l’Afrique du sud.

Le modèle ICASA de l’Afrique du sud

On se souvient que depuis l’année 2000 en Afrique du sud, avec la naissance de l’ICASA, l’Autorité indépendante des communications régule à la fois le secteur des télécommunications et le paysage audiovisuel. Avant la création de l’ICASA, chaque secteur sous la tutelle d’une instance de régulation.

« Cela va renforcer le régulateur qui aura une vue d’ensemble de l’écosystème, et ça apportera plus de cohérence dans son activité. Il faudrait se renforcer de manière à inciter et protéger la complémentarité du secteur des télécommunications et du secteur des contenus. Ceci est d’autant vrai qu’on voit de nouveaux acteurs arriver. L e consommateur devient également producteur d’informations, de contenus », explique le rapport final des travaux.

Fake news

Cette fusion est d’autant plus urgente que les défis sont immédiats. En effet, le RIARC poursuit : « Les régulateurs doivent être capables de maîtriser les technologies numériques et les contenus pour pouvoir combattre les fake news. Ils doivent tirer tous les avantages de la révolution numérique en harmonisant les textes concernant la régulation et en tenant compte des nouveaux médias (internet et réseaux sociaux).

Il revient aux État africains de lancer le chantier. Un plaidoyer devrait être mené par l’organisation panafricaine qui regroupe 36 instances de régulation de la communication.

A noter que le Camerounais Peter Essoka, président du Conseil national de la communication (CNC), a pris les rênes du Réseau des instances de régulation de la communication pour deux ans (2019/2021).

Jean-Claude Noubissie

(Source : CIO Mag, 26 décembre 2018)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
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- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)