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Les opérateurs de téléphonie mobile comptent investir 50 milliards de dollars américains afin d’offrir une couverture totale d’accès à l’Internet et aux télécommunications en Afrique

mardi 30 octobre 2007

Lors du sommet "Connecter l’Afrique", l’association GSM a annoncé quele secteur de la téléphonie mobile prévoit d’investir plus de 50 milliards dedollars américains [1] en Afrique sub-saharienne au cours des cinq prochainesannées, afin d’offrir une couverture mobile à plus 90 % de la population.L’investissement sera utilisé pour augmenter la portée des réseaux mondiauxde téléphonie mobile bénéficiant des technologies améliorées GPRS, EDGE etHSPA, afin de fournir un ensemble de services multimédias mobiles completscomprenant l’accès à l’Internet.

Depuis que les gouvernements de l’Afrique sub-saharienne ont commencé àlibéraliser leurs secteurs de télécommunications vers l’an 2000, la GSMAévalue l’investissement du secteur de la téléphonie mobile à 35 milliards dedollars américains, offrant ainsi une couverture mobile à plus de 500millions de personnes (67 % de la population) en Afrique sub-saharienne. "Ce flux d’investissement par l’intermédiaire du secteur de la téléphoniemobile a changé la vie de millions d’Africains, a eu un effet catalyseur surle développement économique et a renforcé les liens sociaux", a affirmé RobConway, PDG de la GSMA.

MTN, Orange, Vodacom et Celtel, filiale de Zain, sont parmi lesopérateurs de téléphonie mobile qui prévoient d’investir considérablementdans l’expansion et l’amélioration de leurs réseaux. "Nous avons la passionet le dévouement nécessaires pour offrir à l’Afrique une infrastructure declasse mondiale", a déclaré le PDG du groupe MTN Phuthuma Nhleko. "Nous sommes fiers d’être le principal investisseur en Afrique, et de proposer desservices de calibre mondial à nos clients sur le continent parl’intermédiaire de notre filiale Celtel", a ajouté Dr. Saad Al Barrak, PDGdu groupe Zain, tandis qu’Alan Knott-Craig, PDG du groupe Vodacom Group, adit : "Nous sommes fiers de nos investissements en Afrique, et nouscontinuerons à nous concentrer sur nos clients et sur l’élaboration deproduits et de services avantageux pour eux".

De nos jours, il y a plus de 150 millions d’abonnés à un téléphone mobileen Afrique sub-saharienne. Cependant, 350 millions d’individus possèdent unecouverture mobile mais ne sont pas encore connectés directement. En plusd’étendre la couverture, le secteur de la téléphonie mobile souhaite utiliserses économies d’échelle croissantes afin de connecter ces personnes. Comme lenombre d’utilisateurs est à la hausse, la prospérité économique s’accroîtraelle aussi. La GSMA juge qu’une augmentation de 10 points de pourcentage dansla pénétration du secteur de la téléphonie mobile augmentera le taux annuelde croissance du PIB de 1,2 point de pourcentage.

Afin de créer des conditions qui maximiseront les bénéfices de ce nouvelinvestissement, la GSMA demande aux gouvernements de toute l’Afriquesub-saharienne de suivre les conseils du président du Rwanda, Son ExcellencePaul Kagame : "Les gouvernements doivent supprimer d’urgence les obstaclesqu’ils posent aux entrepreneurs. Ce sont les individus et les entreprises quicréent de la richesse et non les gouvernements. Ceci ne veut pas dire quel’État doit devenir invisible, mais plutôt que les gouvernements doiventenvisager leurs rôles en tant que facilitateurs des affaires et non commegardiens qui les contrôlent et les entravent".

En particulier, les gouvernements africains doivent s’assurer de ladisponibilité d’un spectre suffisamment large pour permettre aux centaines demillions d’Africains, qui vivent dans des régions non couvertes par lesréseaux fixes d’aujourd’hui, et de leur faciliter l’accès à des servicesrentables sur large bande. La GSMA estime que la conférence mondiale desradiocommunications, qui se tient actuellement à Genève, doit réserver unebande de spectre de 750 MHz à 862 MHz pour les services mobiles sur largebande en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Sur cette bande de spectre,les ondes radio peuvent voyager sur de grandes distances et fournir demeilleurs signaux à l’intérieur des bâtiments, permettant ainsi unecouverture plus grande et rentable, notamment dans les zones rurales.

"Les gouvernements du monde entier ont l’occasion de réduire l’écartnumérique qui s’est creusé entre ceux qui profitent de l’accès à hautevitesse aux services multimédias et ceux qui ne bénéficient pas encore deréseaux sur large bande pour des raisons économiques", a dit Tom Phillips,responsable des affaires gouvernementales et des questions de réglementationau sein de la GSMA. "Il est important que les gouvernements du monde entiermettent de côté ce spectre, et ce de manière coordonnée, ce qui permettra auxfabricants de combinés de réaliser des économies d’échelle croissantes,réduisant ainsi le coût des dispositifs d’accès pour les clients".

Les gouvernements africains doivent aussi faire tomber les barrières quiempêchent la mise en place de communications mobiles, telles que les taxes àla consommation élevées. Des taxes relatives à la téléphonie mobile sontprélevées au Ghana, au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie. Sicelles-ci étaient baissées ou supprimées, les recettes fiscalesgouvernementales augmenteraient, car beaucoup plus de personnes seconnecteraient et utiliseraient les services de téléphonie mobile, ce quiaurait pour effet de stimuler les recettes fiscales à valeur ajoutée et de faire monter en flèche une activité économique plus diversifiée. Les frais d’agrément élevés et d’autres entraves tels les monopoles de point d’accès international freinent la compétitivité du monde des affaires africain.

(Source : PR Newswire, 29 octobre 2007)

[1] On a demandé à Frontier Economics de fournir une évaluation des investissements futurs dans toute l’Afrique sub-saharienne, basée sur des prévisions fournies par des opérateurs de téléphonie mobile qui servent denos jours approximativement 70 % des utilisateurs de téléphonie mobile en Afrique sub-saharienne.

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