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Les mathématiques et l’informatique, clés du développement humain durable

mardi 2 octobre 2007

Soupeser le niveau d’impact des initiatives régionales ou nationales visant à promouvoir les Sciences de la complexité en Afrique et surtout poser les jalons d’une plus grande intégration des mathématiques et de l’informatique à la gestion des sciences phares pour le développement humain durable (écologie et ressources naturelles renouvelables, santé publique et biodiversité...).

Voilà les défis majeurs que l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et le départemental de Mathématiques et d’informatique (Dmi) de l’Université de Dakar entendent relever par le biais d’un séminaire de quatre jours organisé depuis hier, lundi 01 octobre, à Dakar. Au final, il est question de « booster » les processus de modélisation et les applications thématiques en Afrique et de faciliter la création d’une forte communauté scientifique cramponnée au développement des dites méthodes.

L’université Cheikh Anta Diop de Dakar abrite depuis hier, lundi 01 octobre, les Journées du Projet régional Modélisation et applications thématiques (Mat), un projet piloté depuis 2003 par l’Institut de recherche pour le développement (Ird). Organisé conjointement par le département de Mathématiques-Informatique de l’Ucad et le département Soutien et formation (Dsf) dudit institut, l’atelier regroupe un parterre de chercheurs et d’universitaires venant du Nord comme du Sud, de scientifiques et de partenaires au développement engagés dans la promotion du développement humain durable en Afrique et dans le monde.

Centré sur le thème « Recherche en informatique et mathématiques et développement durable », le séminaire entend être, pour quatre jours, une tribune devant passer au crible de l’évaluation les diverses initiatives nationales et régionales élaborées pour promouvoir les Sciences de la complexité en Afrique. Eu égard en effet aux énormes enjeux que la gestion des ressources naturelles renouvelables, de l’écologie, de la santé publique, de l’énergie et de la biodiversité etc. recouvre dans la facilitation du développement humain durable et surtout eu égard à l’impact des mathématiques et de l’informatique dans le développement de ces diverses sciences de la vie, une plus grande intégration des outils mathématiques et des modèles informatiques à ces sciences jugées capitales pour la croissance socio-économique semble impérieuse de nos jours, de l’avis même de spécialistes.

Une communauté scientifique dynamique pour enjamber la « Tour d’ivoire »

Quoique la science des systèmes complexes, nouvelle discipline émergente au carrefour des mathématiques, de l’informatique, et des domaines dits thématiques comme la biologie, la médecine ou les sciences du sol, s’avère une « véritable tour d’ivoire pour le commun des mortels », selon le mot même de la ministre de la Recherche scientifique Yaye Kène Gassama Dia, il importe pour les chercheurs africains de marquer leur intérêt pour cette discipline en raison surtout de son importance fondamentale pour le développement humain durable. C’est dans cette optique que Mme Gassama Dia qui présidait la cérémonie d’ouverture des journées Mat, en présence des recteurs de l’Ucad, Abdou Salam Sall, et de son homologue de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Mari Teuw Niane, a insisté particulièrement sur la nécessité pour les chercheurs africains de constituer une communauté scientifique de haut niveau en mathématiques appliquées et en informatique, prompte à apporter une réponse durable aux questions de développement qui interpellent l’Afrique. Pour la ministre de la Recherche scientifique, une telle disposition devrait se traduire par la mise en œuvre concrète d’outils, de modèles et de méthodes mathématiques ou informatiques dont les résultats sont appelés à avoir un impact considérable sur le développement du continent africain qui manque singulièrement de spécialistes de cette nouvelle discipline scientifique.

S’inscrivant enfin dans le cadre du cinquantenaire de l’Ucad, les journées Mat ont permis au recteur de l’Université de Dakar, Abdou Salam Sall, de se féliciter vivement de la collaboration dynamique que l’Ird entretient avec l’institution universitaire notamment dans la prise en compte des mathématiques et des applications thématiques dans le cycle de formation des chercheurs. Un partenariat qui devrait se matérialiser instamment par la création d’un laboratoire commun entre le département de Maths et d’informatique (Dmi) de l’Ucad et l’unité de recherche Geodes de l’Ird.

Moctar Dieng

(Source : Sud Quotidien, 2 octobre 2007)

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