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Les logiciels libres dans les bibliothèques africains : Les professionnels ‘cataloguent’ les besoins

samedi 23 août 2008

Organisé par l’Agence universitaire de la francophonie (Auf) du 18 au 21 août, le séminaire sous-régional de formation des formateurs sur les logiciels libres des Systèmes intégrés de gestion de bibliothèque (Sigb) a mis l’accent sur l’urgence d’une création de réseau d’association de professionnelles de la sous-région qui, à l’heure des nouvelles technologies, permettrait de mieux promouvoir la culture et le savoir.

Quatre jours durant, chercheurs, universitaires, professionnels de l’information documentaire membres de l’espace Uemoa, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Togo et le Sénégal, ont réfléchi sur l’utilité d’introduire un logiciel libre pour la gestion des systèmes intégrés de bibliothèque. Au cours de cette réflexion, il est ressorti, entre autres, la nécessité de créer une communauté d’utilisateurs de logiciels libres aux plans local et régional, la facilitation de l’accès des professionnels en sciences de l’information documentaire aux outils, aux équipements des logiciels libres et à la mise en place d’un réseau de service d’information documentaire des pays de l’Umeoa. D’où l’importance d’adopter ce nouveau système d’information au niveau des bibliothèques.

Au terme des débats, des décisions ont été prises pour une meilleure prise en charge de la gestion de l’information documentaire et du patrimoine des bibliothèques dans les Etats africains. D’autant plus que les nouvelles technologies de l’information et de la communication constituent à nos jours ‘des outils incontournables pour faire des économies sur les ressources documentaires’. Pour le président de l’Association sénégalaise des bibliothécaires archivistes et documentalistes (Asbab), Adama Aly Pam, l’informatisation des bibliothèques nationales en Afrique ne devrait pas être une fin en soi. Mais plutôt un moyen pour rendre plus performants les services offerts par ces bibliothèques.

Les participants au séminaire ont travaillé sur les réalités pratiques en ce qui concerne la mise en œuvre des logiciels libres dans la gestion de leur bibliothèque. L’assistance a insisté sur la volonté politique qui doit être soutenue par une mobilisation sociale avec, en première ligne, les professionnels et les utilisateurs. Par ailleurs, il a été proclamé, à la fin du séminaire, que ‘la capacité des professionnels à concevoir des politiques d’information cohérentes sera pilotée par un comité national de services d’informations documentaires. Et ce comité va prendre en compte tous les besoins en documentation de la sous-région par le billet de l’Internet ‘.

Il est vrai que plusieurs rendez-vous de ce genre ont été organisés. Mais, selon les panélistes, cette rencontre de Dakar ‘ne doit pas rester lettre morte’. Aussi les professionnels de la documentation ont-ils pris l’engagement de ‘relever le défi du suivi’. Selon Adama Aly Pam, l’impératif du suivi tient de la nécessité de ‘développer par ailleurs une stratégie en matière de diffusion sous toutes ses formes’ qui participerait de l’’émancipation culturelle et intellectuelle de tout le peuple africain’.

La vulgarisation de l’utilisation des logiciels libres des systèmes intégrés de gestion des bibliothèques dans leurs pays respectifs est la mission fondamentale que se sont fixée les participants du séminaire. Aussi se sont-ils accordé un délai d’un mois pour diffuser les recommandations et les actes du séminaire auprès des autorités de tutelle. Ils espèrent que ces dernières s’inscriront dans les bonnes dispositions pour la mise en place d’un plan d’urgence en ce qui concerne les bibliothèques nationales, la prise en charge de la formation des personnels des bibliothèques nationales, la conservation et la préservation du patrimoine de ces bibliothèques.

Paule Kadja Traoré

(Source : Wal Fadjri, 23 aout 2008)

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