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Les défis qui attendent Lacina Koné, remplaçant d’Hamadoun Touré, à l’Alliance Smart Africa

mardi 12 février 2019

L’Ivoirien Lacina Koné, l’actuel conseiller en charge de l’Economie numérique et de la Réforme informatique du Premier ministre ivoirien, a été désigné directeur général de l’Alliance Smart Africa, hier 11 février 2019, à Addis-Abeba, en Ethiopie. C’était lors du Comité exécutif de cette structure qui s’est tenue en marge de la 32ème assemblée ordinaire de l’Union africaine (UA) qui s’est tenue le 10 février à Addis-Abeba.

Lacina Koné remplace le Malien Hamadoun Touré, titulaire de ce poste depuis octobre 2015, mais au titre de directeur exécutif. Cette appellation change et devient une direction générale. En effet, le Dr Hamadoun Touré a présenté au cours de cette rencontre le plan d’action de Smart Africa, le budget de l’exercice 2019 et les innovations envisagées. C’est ainsi que parmi ces innovations il a annoncé le changement d’appellation. L’on passe du titre de directeur exécutif à celui de directeur général. Par ailleurs, il a annoncé la création d’un poste d’adjoint au directeur et d’autres postes à durée déterminée. Par exemple de 6 mois.

Le Dr Hamadoun Touré, ancien SG de l’UIT, a témoigné de sa reconnaissance aux chefs d’Etat africains qui l’ont soutenu durant son mandat de trois ans à la tête de l’alliance Smart Africa. Particulièrement les présidents Paul Kagamé du Rwanda, Ibrahim Boubacar Keita du Mali et Uhuru Kenyatta du Kenya.

Les quatre défis majeurs

Selon le Dr Hamadoun Touré les quatre défis majeurs à relever par Smart Africa et par Lacina Koné sont la mise en place des infrastructures numériques en Afrique, le développement des contenus, le développement des applications et celui des capacités. Le Dr Hamadoun Touré et Lacina Koné se connaissent bien (voir photo), le second ayant travaillé sous les ailes du premier dans une structure privée aux Etats-Unis.

Pour l’année 2019, apprend-on, le budget de Smart Africa est estimé à un peu plus de 3,561 millions de dollars contre un peu plus de 2,515 en 2018.

Pour ce qui est des acquis de l’Alliance, le président Paul Kagamé, PCA de cette initiative qu’il a lancée en 2015, salue les évolutions enregistrées au cours des trois précédentes années. « L’alliance Smart Africa compte désormais 24 pays membres et représente un marché de plus de 600 millions de personnes », se réjouit-il.

Lacina Koné et Smart Africa

D’après l’agence ivoirienne de presse, Lacina Koné qui a également servi auprès du président de la République en tant que conseiller chargé des TIC de 2011 à 2017 est un professionnel de l’industrie des TIC, avec plus de 25 ans d’expérience dans les secteurs des télécommunications, satellites et de systèmes de transport intelligent.

Avant ce poste, M. Koné a occupé plusieurs postes techniques et de gestion de haut niveau avec des entreprises prestigieuse tel que Booz Allen Hamilton et Intelsat, aux États-Unis.

Concernant son cursus, « aux Emirats Arabes Unis, il a acquis un Bachelor en Génie électronique, à l’Université Ajman. En Grande-Bretagne, il a validé son grade de polytechnicien Master en Data Communication à l’Université de Brunel et aux Etats-Unis, son MBA à l’Université de George Washington », écrit l’AIP.

Rappellons que la Smart Africa Alliance a été créée en 2013 à l’occasion du Transform Africa Summit tenue cette année-là à Kigali au Rwanda. Il naît du constat selon lequel les pays d’Afrique du Nord avaient pris un train d’avance considérable sur ceux d’Afrique subsaharienne en matière de développement des TIC. C’est ainsi que le Burkina Faso, le Gabon, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan du Sud, le Tchad et l’Ouganda avaient alors décidé d’unir leurs efforts autour d’un projet commun de réduction de leur fracture numérique. Aujourd’hui, 24 pays en sont membres y compris le Cameroun.

L’objectif de l’Alliance, vulgariser les TIC pour contribuer au développement socio-économique des Etats. Le projet décline sa vision en cinq objectifs, placer les TIC au cœur des programmes de développement socio-économique, améliorer leur accès et particulièrement celui à la large bande, améliorer la responsabilisation, l’efficacité et la transparence grâce aux TIC, accorder la priorité au développement du secteur privé, et impulser le développement durable via les TIC.

(Source : Digital Business Africa, 12 février 2019)

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