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Les 10 personnalités clés de l’économie numérique du Sénégal

mardi 10 avril 2018

Régulateurs, entrepreneurs sociaux, incubateurs, spécialistes de commerce électronique, opérateurs de télécommunications, protecteur de données personnelles, leurs profils sont bien sûr différents, mais ils ont tout de même un point commun : une place de leader dans l’écosystème digital au Sénégal. Dans ce numéro, nous allons vous donner à voir des parcours parfois surprenants, tant le challenge semblait voué à l’échec, mais nos champions sont arrivés aujourd’hui à faire parler d’eux dans leur domaine respectif.

Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique

L’homme qui tient les rênes de l’économie numérique au Sénégal depuis le dernier réaménagement ministériel, intervenu en septembre 2017, est un produit de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) sénégalaise. Spécialiste d’économie, il a débuté comme Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop. Mais il va se révéler au grand public à sa nomination à la tête du ministère de l’Environnement et du Développement durable en juillet 2014 comme l’un des plus jeunes ministres du gouvernement avant de prendre la succession de Yaya Abdoul Kane à la tête du ministère qu’il dirige aujourd’hui. Il aura pour mission de stabiliser et de réformer un secteur stratégique qui devrait servir de pilier essentiel à la réussite du PSE (Programme Sénégal Emergent), le référentiel de la politique économique et sociale du pays. Cela passera nécessairement par l’adoption de benchmarks afin de jauger la maturité numérique du pays par rapport aux meilleures pratiques régionales internationales. Il s’agira, par la suite, d’identifier les forces et les faiblesses du système et de l’infrastructure actuels. En héritant de la stratégie Sénégal Numérique 2025, la boussole de la filière, Abdoulaye Bibi Baldé, aura la lourde tâche de mener quelques 28 réformes et de conduire 69 projets innovants pour un coût global de 1360 milliards de FCFA. Parmi les chantiers prioritaires attendus par les professionnels, il y a incontestablement la réforme institutionnelle d’un régulateur, un peu dispersé et un Collège qui se cherche encore. Et le tout sur des sujets qui s’éloignent de plus en plus des préoccupations des professionnels. Un cadrage institutionnel s’impose pour mieux conduire à l’actualisation des textes législatifs et réglementaires en vigueur qui sont devenus obsolètes (voire aussi enquête Ecosystèmes numériques et télécoms de la Côte d’Ivoire et du Sénégal : deux poids, deux mesures). Le ministre Baldé aura également à conduire une stratégie pour un meilleur accompagnement des startups et une meilleure prise en compte de l’innovation. En réussissant ces paris, il aura ainsi gagné le privilège de transformer le pays et de créer un environnement propice pour les investissements.

Abdou Karim Sall, directeur général de l’ARTP

Abdou Karim Sall dirige l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal (ARTP) depuis mai 2014, en remplacement d’Abou Lô. Jusqu’alors membre du collège de l’instance de régulation, ce titulaire d’un ingéniorat en télécommunications qu’il a décroché en Tunisie n’a pas exercé ailleurs, en dehors du secteur. C’est en 1996 qu’il est recruté à la Sonatel où il gravit rapidement les échelons avant de rejoindre l’ARTP où il intègre d’abord le Fonds de développement du service universel des télécommunications et le conseil d’administration qu’on appelle aussi le Collège présidé aujourd’hui par Abou Abel Thiam, un autre proche du président Macky Sall. Point focal de la mise en œuvre du Free Roaming en Afrique de l’ouest (ou frais d’itinérance en français) si vous utilisez la carte SIM de votre pays dans sept autres pays. Un beau projet d’intégration du marché numérique en Afrique. Le lauréat du prix IAM African Award de l’économie numérique a, à son actif, plusieurs réalisations allant du lancement de la 4 G dans son pays à la portabilité des numéros de téléphone, l’audit des coûts appliqués par les opérateurs, l’identification des abonnés aux services de téléphonie mobile en passant par le recrutement des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI), l’attribution des licences MVNO ou encore l’adressage postal. A 53 ans, Abdou Karim Sall s’est construit un leadership sur le continent et même en dehors appuyé par l’Union Internationale des Télécommunications qui lui a décerné un Award UIT de l’excellence lors du dernier ITU Telecom World qui s’est tenu à Busan, en Corée du Sud. Vice-président du Conseil des Régulateurs Africains depuis l’année dernière, Abdou Karim Sall dispose de plusieurs cordes à son arc pour développer davantage les télécommunications au Sénégal.

Antoine Ngom, président de l’Organisation des professionnels des TIC

Ingénieur de l’Ecole Centrale de Paris (Promo 88), Antoine Ngom a été successivement directeur technique de Consulting Software (Eurogroup Consultants – France), directeur technique du département Atos Consulting Finance (Atos Origin – France) puis directeur général / fondateur de GSIE Technology. Le patron de l’Organisation des professionnels des TIC (OPTIC) occupe aussi le poste de vice-président du Conseil National du Patronat du Sénégal dont fait partie sa structure et, en même temps, préside la Fondation des incubateurs TIC du Sénégal (FICTIS). Aujourd’hui, l’homme ambitionne d’apporter sa contribution à la structuration du secteur privé du numérique dans son pays et en Afrique de l’Ouest dans le dessein d’en faire un moteur de la transformation digitale. Déjà, Antoine Ngom a initié des travaux avec la FOPAO (Fédération des Organisations Patronales d’Afrique de l’Ouest) pour l’organisation de la filière numérique au niveau sous-régional au sein de l’organisation patronale. Au niveau national, OPTIC est le représentant du secteur privé dans le comité de pilotage et dans le comité technique de la Stratégie Sénégal Numérique 2025 qui promet clairement : « Le numérique pour tous et pour tous les usages en 2025 au Sénégal avec un secteur privé dynamique et innovant dans un écosystème performant ». Pour Antoine Ngom, la concrétisation de la SN2025 ainsi qu’une meilleure rationalisation du dispositif d’appui « devraient aboutir à un meilleur impact dans l’écosystème des entreprises de service numérique ». Infatigable défenseur des intérêts des acteurs privés nationaux, il réussit à faire bouger les lignes grâce à son charisme et ses réseaux. Parmi ses initiatives à la tête d’OPTIC, il y a l’élaboration de la vision du secteur privé pour le développement du numérique, l’élaboration du plaidoyer pour le développement des PME du numérique ou encore le SIPEN (Salon international des professionnels de l’économie numérique), qui s’impose comme l’un des plus important du pays.

Ibrahima Nour Eddine Diagne, administrateur général de Gainde 2000

Aux commandes du GIE Gainde 2000 depuis 16 ans maintenant, Ibrahima Nour Eddine Diagne est un passionné d’économie. C’est dans cette matière d’ailleurs qu’il a obtenu son baccalauréat avant de s’intéresser à la gestion. Il a étudié tour à tour à l’Université Paris XII puis à HEC Montréal. En 1995, il rentre au bercail pour s’engager dans le projet Trade Point, le premier de l’ère d’Internet au Sénégal. Sous la houlette de l’ancienne directrice du Commerce Extérieur du Sénégal, Aminata Sall, son mentor, Monsieur Diagne s’implique pendant 5 ans dans la construction du premier guichet unique virtuel du Sénégal et d’Afrique (ORBUS). C’est suite à son obtention d’un MBA Executive de l’UQAM de Montréal et d’un Executive Master de HEC Paris qu’on lui confie la mission de mettre sur pied Gainde 2000 en 2002. En quelques années, non seulement, il remplit les objectifs qui lui étaient fixés, mais réussit à positionner le GIE spécialisé dans le commerce électronique comme une référence nationale et internationale en matière d’économie numérique. L’ancien rapporteur pour l’Afrique du Centre des Nations –Unies pour les transactions électroniques se dit fier d’être pionnier, avec son groupe, sur plusieurs aspects des transactions électroniques au Sénégal en ayant « mis en place le premier guichet unique des formalités de commerce extérieur du Sénégal entrainant de facto une totale transformation des méthodes de travail de tout l’écosystème Import-Export » dans son pays. Aussi, Ibrahima Nour Eddine Diagne et son équipe ont mis en œuvre, avec ORBUS, « la première plateforme de dématérialisation du Sénégal par l’ancienneté, le nombre de parties prenantes et le volume de travail », les premières signatures électroniques au Sénégal dès 2012 et la première infrastructure PKI en 2015.

Omar Cissé, directeur général de In Touch

Le parcours d’Omar Cissé est simple à comprendre. Il a fait un pari et il a réussi. Constatant que le « taux de bancarisation est très faible en Afrique » dans un contexte de développement impressionnant du mobile, l’ingénieur de conception en informatique, diplômé de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar (ESP), décide de mettre sur pied In Touch en 2014. L’idée était de proposer une solution universelle – le guichet unique In Touch – pour aider les marchands à « gérer la complexité de plusieurs interfaces, plusieurs terminaux, plusieurs contrats, un fonds de roulement et un reporting pour chaque service ». En clair, l’homme qui a lancé le CTIC Dakar, (le 1er incubateur sénégalais) et qu’il a dirigé pendant trois ans entre 2010 et 2013 offre, aujourd’hui, la possibilité à ses clients, d’une part, « d’accepter tous les moyens de paiement ( mobile money, carte bancaire, cash et bons d’achat » et d’autre part, leur propose un large catalogue de services digitaux allant de la vente de crédit téléphonique au dépôt et retrait d’argent en passant par le paiement de factures d’eau et d’électricité via un terminal unique. La plateforme qui intègre l’ensemble des opérateurs de services présents sur les marchés sénégalais, ivoirien, malien et camerounais entend s’élargir prochainement à la Guinée, au Kenya, au Burkina Faso ou encore au Maroc. InTouch séduit au-delà même des frontières sénégalaises, des entreprises étrangères comme Total et Worldline (groupe Atos) sont désormais clients et actionnaires de la Fintech qui revendique une centaine d’employés spécialisés dans des domaines aussi variés que la banque, les hydrocarbures, la finance etc. Une initiative qui a été récompensée par le jury des ATDA (Assises de la Transformation Digitale en Afrique) tenues à Paris en octobre 2017 dans la catégorie des meilleures initiatives Open Innovations. Celui qui a co-lancé le fonds d’investissement Teranga Capital au Sénégal estime toutefois que le peu d’implication des autorités sénégalaises dans le développement des TIC fait partie des facteurs qui freinent l’expansion du marché.

Awa Ndiaye, Présidente de la Commission de protection des données personnelles

De son premier poste de professeur de Lettres Classiques au Lycée Blaise Diagne de Dakar à celui de présidente de la CDP du Sénégal, Awa Ndiaye a connu un parcours assez atypique. Pour cette passionnée de littérature française, conduire les destinées de la Commission de protection des données personnelles relève d’un nouveau challenge qu’elle tient à relever. Un pari, loin d’être gagné dans un nouvel environnement et des champs de compétences très larges. Mais en deux ans de service, cette Saint-Louisienne bon teint a réussi a pu s’adapter aux exigences de son nouveau métier : recevoir, instruire les plaintes de citoyens dont les données personnelles ont été malmenées, alerter, sensibiliser, faire des contrôles, parler à tous les acteurs avec la plus grande pédagogie qui soit. De formation littéraire, Awa Ndiaye renoue avec les amphithéâtres, deux ans après avoir débarqué au Lycée Blaise Diagne comme professeure pour aller faire sa thèse à la Sorbonne pour un troisième cycle en littérature française. Au retour, elle réintègre l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour y enseigner la littérature française du XVI et du XVIIe siècle. « J’avoue que je suis allée en France uniquement pour mon troisième cycle que je tenais à faire, mais je n’ai jamais été quelqu’un qui a envie de vivre à l’étranger », nous confie-t-elle. C’est comme ça que l’ancienne ministre de la femme sous Abdoulaye Wade explique d’ailleurs son court séjour à Washington en qualité de consul du Sénégal et premier conseiller à l’ambassade. Au lieu de faire six ans, Awa Ndiaye ne séjourne que trois ans aux Etats-Unis avant de rentrer définitivement à Dakar pour être conseiller du Président pour la culture et l’éducation. L’une de ses plus grandes fiertés à la tête de la CDP, c’est d’avoir su impulser les contrôles, « un pan de la loi qui a été mis de côté ». Depuis, les descentes sur le terrain pour vérifier si les entreprises se conforment à la loi sur les données personnelles se multiplient. Aujourd’hui, la CDP sensibilise et prépare les acteurs locaux sur les nouvelles dispositions concernant le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) dont l’entrée en vigueur est prévue le 8 mai 2018.

Karim SY, fondateur de Jokkolabs et membre du Conseil Présidentiel pour l’Afrique de Emmanuel Macron

Elu membre du premier réseau mondial d’entrepreneur social en 2012, Ashoka Fellow, Karim Sy est le fondateur de Jokkolabs, une action tank lancé en 2010 et dont l’ambition est de favoriser des changements structurels aux plans économique et social pour une prospérité partagée. Son rôle de catalyseur à travers son réseau de hub d’innovation ouvert dans 9 pays. Il a mené plusieurs initiatives en Afrique et en France. Son ouverture d’esprit dans le monde et sa capacité à faire collaborer des personnes venues d’horizons divers ont attiré l’attention du Chef de l’Etat français Emmanuel Macron qui l’a coopté parmi les membres du Conseil Présidentiel pour l’Afrique. Entrepreneur réputé et respecté dans le monde et disposant d’une expérience riche dans différents secteurs (aviation d’affaires, petite mine, forage hydraulique et minier, consulting, système financier, business angel), il est actuellement administrateur général de Maarch West Africa SA, un éditeur de logiciels libres. Depuis 1999, Karim Sy s’implique au Sénégal pour faire émerger le secteur en tant que rapporteur général de la grappe Téléservice au Conseil Supérieur de l’Industrie en plus d’être membre fondateur et membre du bureau exécutif d’OPTIC – CNP Sénégal (2003) qu’il représentera à la vice-présidence de la grappe TIC/service de la SCA (Stratégie de Croissance Accélérée) entre 2004 et 2014). L’homme qui se présente aussi comme un militant de la culture du logiciel libre a siégé un temps au conseil d’administration de FOSSFA (Fondation Africaine pour les Logiciels libres et à code ouvert de 2012 à 2015. Il est sorti de l’Ecole Polytechnique de Montréal, au Canada et est détenteur d’un DEC de Sciences Pures et Appliquées. Les 47 ans révolus, Karim Sy, désigné par le magazine Jeune Afrique parmi les « 25 leaders de demain » en 2013, fait partie de cette génération d’Africains engagés qui font bouger les lignes sur le continent.

Régina Mbodj Brown, directrice du CTIC Dakar

L’extension des locaux de l’incubateur CTIC Dakar pour mieux prendre en charge la demande, c’est sous son magistère. Elle, c’est Régina Mbodj, ingénieure informaticienne de formation. Avec un BBA et une licence en Anglais, en poche, elle démarra sa carrière en qualité d’informaticienne chez Mobile Oil. Après plusieurs années aux Etats-Unis et en France, chez AIG Europe, ALICO et Regus, « l’incubatrice en Chef » intègre le CTIC en 2011 pendant qu’il était encore à ses balbutiements. Aujourd’hui, le CTIC Dakar qui se décrit comme le premier incubateur lancé en Afrique de l’Ouest, se vante de pouvoir enfin « voler de ses propres ailes et générer ses propres revenus pour ne plus compter forcément sur les subventions », se félicite Régina Mbodji. Aussi, grâce au soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), la structure s’est dotée d’un petit fonds d’amorçage qui lui permet d’octroyer « des prêts d’honneur sans garantie, ni caution, encore moins d’intrusion dans le capital ». Ce que Madame Brown considère comme une toute grande première au Sénégal. Avec de 91 entreprises et startups accompagnées en 6 ans, l’incubateur, qui a mobilisé plus de 135 millions CFA pour les PME entre 2011 et 2015, ambitionne d’être le plus grand pôle d’entrepreneuriat numérique en Afrique de l’Ouest francophone. Pour la directrice, le CTIC Dakar « sera le hub technologique à l’horizon 2020 avec l’appui de l’Etat du Sénégal, des partenaires au développement et des partenaires historiques » non sans préciser que la structure souhaite également « tripler le nombre d’entreprises incubées à partir de 2018 », « ramener le CA des entreprises incubées au-delà de 3 milliards de CA annuel » et « créer plusieurs centaines d’emplois ».

Kabirou Mbodje, PDG de Wari affiche une ambition mondiale

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en télécoms obtenu en France et d’un MBA aux États-Unis, Kabirou Mbodje rentre au bercail dans les années 1990 pour s’engager dans l’entrepreneuriat. En 2003, il crée NetPay, une solution de paiement via un abonnement téléphonique qui deviendra plus tard CallMoney, utilisée dans dix-sept postes africaines. C’est fort de cette expérience qu’il lance Wari, cinq années plus tard en 2008. Depuis, la Fintech sénégalaise s’impose comme une plateforme digitale unique située au cœur de l’ubérisation des économies africaines et de l’inclusion financière. Kabirou Mbodje vise, à présent, le marché international pour « développer une norme africaine au même titre que les grandes entreprises – VISA, MasterCard, Chine Unionpay – qui ont réussi à inventer et imposer des règles et une manière de fonctionner et de faire des transactions dans le monde ». Wari revendique un million de transactions par jour à travers 500.000 points de vente directs et partenaires. Un succès fulgurant si bien que l’homme d’affaires créa la surprise générale, en février 2017, avec l’annonce du rachat de Tigo, le 2e opérateur de téléphonie au Sénégal pour un montant de 129 millions d’euros. Mais une ardeur vite freinée suite à son éviction dans le processus d’acquisition de Tigo Sénégal au profit d’un consortium contrôlé par Yérim Sow, un autre homme d’affaires sénégalais, Xavier Niel, Patron de Free et le groupe Axian de la famille malgache Hiridjee. Une affaire toujours devant la justice. Attaqué sur le transfert de son siège à Lomé (Togo), le patron de Wari invite les autorités de son pays à une modernisation des lois pour plus de flexibilité.

Tidiane Dème, co-dirigeant de Partech Africa

A 44 ans, Tidjane Dème est associé de Partech, l’un des plus gros investisseurs mondiaux dans les technologies avec un milliard d’euros de levée de fonds réalisé en 2017. Depuis le début de cette année, il co-dirige Partech Africa Fund, un fonds de capital-risque (doté de 100 millions d’euros) et dédié aux jeunes pousses en Afrique. Avant de rejoindre Partech en 2016, Tidjane a travaillé pendant plus de quinze années dans l’industrie technologique en Afrique, sous les casquettes d’entrepreneur, consultant et chef d’entreprise. Mais il s’est révélé au grand public quand Google l’a nommé à la tête de ses activités pour l’ensemble des pays d’Afrique francophone en 2009. Avant de devenir associé de Partech, le jeune polytechnicien a pendant longtemps soutenu les efforts de l’écosystème pour aider les communautés de développeurs et les startups dans plus de 15 pays. Sa liste d’activités inclut également la gestion de la stratégie de contenu de Google pour l’Afrique sans oublier le lancement et le développement de Youtube dans 6 marchés. Avant Google, il était le technicien entrepreneur qui a fondé et dirigé CommonSys, une société de conseil et d’intégration déployant des plateformes e-Gov et des solutions d’entreprise en Afrique de l’Ouest. Cette figure Tech sénégalaise est, par ailleurs, le cofondateur de 2 startups, une plateforme d’e-réputation en Europe et une plateforme SaaS pour les PME africaines. Tidjane a débuté sa carrière chez Cap Gemini en France avant de rejoindre Cosine Communications, une startup du Silicon Valey de virtualisation du réseau de construction pour les transporteurs.

(Source : CIO Mag, 10 avril 2018)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 076 337 abonnés Internet

  • 9 793 802 abonnés 2G+3G+4G (98,15%)
  • 148 476 clés et box Internet (0,97%)
  • 116 093 abonnés ADSL (0,76%)
  • 17 966 abonnés bas débit (0,12%)

- Liaisons louées : 21 175

- Taux de pénétration des services Internet : 66,05%

(ARTP, 31 mars 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 289 426 abonnés
- 221 272 lignes résidentielles (76,45%)
- 68 084 lignes professionnelles (23,52%)
- 70 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,89%

(ARTP, 31 mars 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 984 934 abonnés
- Taux de pénétration : 104,78%

(ARTP, 31 mars 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)