twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Le mobile en Afrique, une vache trop grasse

jeudi 19 juin 2008

La téléphonie mobile devrait, sur la période 2000/2012, générer en Afrique subsaharienne la faramineuse somme de 29 891 milliards de FCFA (71 milliards de dollars) en taxes. C’est le principal résultat d’une étude menée par le GSMA et réalisée par Frontier Economics.

« Ces taxes sont en train de brider l’adoption du mobile en Afrique, comprimant la croissance économique et, ironie du sort, abaissent les revenuscollectés par les gouvernements. »

Le volume des taxes encaissées par les Trésors publics aurait été plus important si les gouvernements n’imposaient des taxes trop élevées sur les équipements et accessoires du secteur des télécoms. De telles taxes, qui font du mobile un produit de luxe, alourdissent les coûts pour les consommateurs et découragent les investissements par les opérateurs des télécoms. Dans un rapport publié le 10 mai dernier au Caire, l’Union internationale des télécommunications a estimé qu’avec 65 millions de nouveaux abonnés en 2007, l’Afrique était la région du monde qui connaissait la plus forte croissance du nombre d’abonnés au mobile. Avec 250 millions d’abonnés au début de cette année, le taux de pénétration de la téléphonie mobile est passé de 1 pour 50 habitants au début des années 2000 à près d’un tiers de la population actuelle du continent.

4 millions d’employés

L’étude estime que si toutes les taxes spécifiques qui frappent l’industrie du mobile avaient été levées en 2007, le secteur aurait enregistré, à l’horizon 2012, 43 millions d’abonnés supplémentaires, ce qui se serait traduit par une augmentation des recettes de 930 millions de dollars entre 2007 et 2012.

Selon le premier vice-président du GSMA, le bras commercial de l’industrie du mobile, cité par l’étude : « Les abonnés du mobile en Afrique subsaharienne doivent faire face à l’un des plus lourds systèmes de taxation du monde, qui frappe plus durement les couches les plus pauvres de la société. Ces taxes sont en train de brider l’adoption du mobile en Afrique, comprimant la croissance économique et, ironie du sort, abaissent les revenus collectés par les gouvernements ». En Afrique, a constaté l’étude, l’industrie du mobile employait, directement ou indirectement, en 2006, 3,5 millions de personnes. Sa contribution au PIB du continent était de 4%.

Pour les cinq prochaines années, l’industrie du mobile envisage d’investir environ 50 milliards de dollars en Afrique subsaharienne, chaque dollar investi générant 80 cents de taxe. L’industrie du mobile participe pour 7% aux revenus globaux des gouvernements du continent.

Aliou Diongue

(Source : Les afriques, 19 juin 2008)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 141 900 abonnés Internet

  • 12 848 086 abonnés 2G+3G+4G (97,77%)
    • 2G : 27,55%
    • 3G : 46,81%
    • 4G : 25,65%
  • 163 820 abonnés ADSL/Fibre (1,27%)
  • 126 486 clés et box Internet (0,96%)
  • 3 508 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,27%
  • Internet mobile : 98,73%

- Liaisons louées : 22 540

- Taux de pénétration des services Internet : 81,08%

(ARTP, 30 juin 2020)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 216 286 abonnés
- 175 400 résidentiels (81,10%)
- 40 886 professionnels (18,90%)
- Taux de pénétration : 1,33%

(ARTP, 30 juin 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 17 728 844 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)