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Le marché des télécommunications en Afrique suscite l’appétit des grands opérateurs internationaux

jeudi 20 août 2009

Les mou­ve­ments de concen­tra­tion en­ta­més de­puis quelques an­nées entre les ac­teurs in­ter­na­tio­naux du mar­ché afri­cain des té­lé­com­mu­ni­ca­tions entrent dans une phase d’ac­cé­lé­ra­tion. La plus grosse opé­ra­tion pour­rait être réa­li­sée très pro­chai­ne­ment par Vi­ven­di qui confir­me­rait ainsi une stra­té­gie de forte crois­sance an­non­cée fin 2008. Le géant fran­çais, dont l’unique fi­liale afri­caine, Maroc Té­lé­com, ne compte pour l’ins­tant qu’une ving­taine de mil­lions de clients ré­par­tis dans quatre pays (Maroc, Mau­ri­ta­nie, Bur­ki­na, Gabon), né­go­cie ac­tuel­le­ment le ra­chat de l’en­semble des ac­ti­vi­tés afri­caines de l’opé­ra­teur koweïtien Zain bien im­plan­té en Afrique.

40 mil­lions de clients ré­par­tis dans une quin­zaine de pays

Une vo­lon­té de re­cen­trage sur le mar­ché moyen orien­tal, conju­gué à des pro­blèmes bour­siers, au­rait pous­sé Zain à en­vi­sa­ger cette ces­sion mal­gré les sommes consi­dé­rables in­ves­ties ces der­nières an­nées pour s’im­po­ser sur le mar­ché afri­cain, l’opé­ra­teur ko­wei­tien ayant no­tam­ment dé­bour­sé 3,4 mil­liards de dol­lars en 2005 pour ac­qué­rir le poids lourd des té­lé­coms afri­caines Cel­tel. Si l’opé­ra­tion se concré­ti­sait, Vi­ven­di ré­cu­pé­re­rait les 40 mil­lions de clients de Zain, ré­par­tis dans une quin­zaine de pays. Il s’ins­tal­le­rait ainsi dans le pe­lo­ton de tête des opé­ra­teurs de té­lé­pho­nie mo­bile en Afrique tout en de­ve­nant quasi mo­no­po­lis­tique au Maroc, l’ac­qui­si­tion de Zain in­cluant en effet des prises de par­ti­ci­pa­tions dans deux des prin­ci­paux opé­ra­teurs de ce pays.

Orange sous pres­sion

Cette vaste of­fen­sive met la pres­sion sur le groupe Orange qui tente de­puis plu­sieurs mois d’étendre son contrôle sur ses fi­liales sé­né­ga­laise (So­na­tel) et égyp­tienne (Mo­bi­nil). Le géant fran­çais, ac­tuel nu­mé­ro 1 des té­lé­coms en Afrique, au coude à coude avec le sud-​afri­cain MTN, doit aussi faire face aux vel­léi­tés du mas­to­donte bri­tan­nique Vo­da­fone. Ce­lui-​ci a donné le ton de ses am­bi­tions afri­caines en s’oc­troyant ré­cem­ment Vo­da­com, le nu­mé­ro 1 sud-​afri­cain du GSM.

L’égyp­tien Oras­com, qui fi­gure lui-​aus­si dans le top 5 des opé­ra­teurs té­lé­coms en Afrique, n’est pas en reste. Il est can­di­dat au ra­chat du ma­ro­cain Mé­di­tel dont les deux prin­ci­paux ac­tion­naires, Por­tu­gal Te­le­com et l’es­pa­gnol Telefónica, sou­haitent re­vendre leurs par­ti­ci­pa­tions. L’émi­ra­ti Eti­sa­lat et le qa­ta­ri Qtel lor­gne­raient aussi sur ce mar­ché, tan­dis qu’en Tu­ni­sie la ba­taille fait rage entre la fi­liale lo­cale de France Té­lé­com et l’opé­ra­teur Turk­cel pour ob­te­nir la troi­sième li­cence de té­lé­pho­nie mo­bile du pays.

Un pré­lude à de nou­veaux in­ves­tis­se­ments ?

Cette course aux ac­qui­si­tions confirme que l’Afrique est bien le « nou­vel el­do­ra­do » mon­dial de la té­lé­pho­nie mo­bile. 280 mil­lions d’Afri­cains sur près d’un mil­liard sont au­jourd’hui abon­nés à un opé­ra­teur, et ce nombre de­vrait qua­si­ment dou­bler à l’ho­ri­zon 2013. Ce mou­ve­ment gé­né­ral de concen­tra­tion des grands groupes in­ter­na­tio­naux sur le conti­nent pour­rait aussi an­non­cer une nou­velle vague d’in­ves­tis­se­ments. La pour­suite de la crois­sance du mar­ché afri­cain ne pour­ra en effet se faire qu’avec la conquête des ré­gions ru­rales où des tra­vaux d’in­fra­struc­tures sont né­ces­saires pour étendre la cou­ver­ture des ré­seaux. Or seuls les grands groupes dis­posent d’une puis­sance fi­nan­cière suf­fi­sante pour sup­por­ter un re­tour sur in­ves­tis­se­ments à moyen ou long terme.

En Afrique, comme dans le reste du monde, la consti­tu­tion de grands groupes conti­nen­taux de­vraient néan­moins pro­fi­ter en pre­mier lieu aux consom­ma­teurs. Outre une ex­ten­sion du ré­seau aux zones les plus re­cu­lés, cette concen­tra­tion de­vrait aussi gé­né­rer une di­ver­si­fi­ca­tion des ser­vices (mo­bile ban­king, In­ter­net et ré­seaux 3G) ainsi qu’une baisse des prix.

(Source : Afrique Avenir, 20 aout 2009)

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- Bande passante internationale : 172 Gbps
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TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

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Téléphonie mobile

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(ARTP, 31 mars 2020)

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(Facebook, Juin 2019)