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« Le défi, serait d’interconnecter tous les outils et services existants pour créer une économie circulaire et interconnectée », Aissatou Leblond M&A Fintech

jeudi 26 juillet 2018

Pour Aissatou Leblond de M&A Fintech membre du Groupe M&A Capital, le digital est une grande opportunité pour les entreprises et autres personnes physiques d’accéder à de nouveaux types de financements ou solutions innovants en Afrique.

Qu’est-ce que vous proposez comme service dans la chaine des nouvelles technologies ?

M&A Fintech membre du Groupe M&A Capital, est une plateforme qui propose des solutions de financements alternatifs et innovants aux petites et moyennes entreprises, avec une implication active de tous les acteurs de l’écosystème : Grandes Entreprises / Donneur d’Ordre, Banques, Sociétés spécialisées dans l’assistance technique, assureurs, …. M&A Fintech offre la possibilité de financer nos PME via des nouveaux canaux en s’appuyant sur les nouvelles technologies et en garantissant une visibilité 360 degré pour tous les acteurs.

La plateforme tourne autour de plusieurs solutions dont la première mise en ligne est le « Reverse Factoring : ou « Affacturage Inversé » qui permet aux PME la possibilité d’escompter les créances détenues sur les Grandes Entreprises au bout de 48 et à un taux beaucoup plus compétitif que leur taux standard. Cette solution vient régler le problème des délais de paiements des grandes entreprises qui constituent un des sources majeures de non performance voir de faillite des PME.

Quelle est la nature de vos rapports avec les banques ou établissements financiers, dans l’adoption de vos solutions dans leurs plateformes de services ?

Les banques sont des partenaires stratégiques car nous sommes complémentaires. Nous développons des solutions qui leur permettent de proposer des nouveaux produits innovants et complètement dématérialisés. Pour les banques avec l’arrivée de Bale 3, nos solutions via nos plateformes leur offrent l’opportunité de financer autrement les entreprises et d’innover en termes de nouveaux produits tout en respectant leurs règlementations sans que cela ne soit un frein pour l’accès au financement des entreprises. Nous leur offrons la possibilité d’avoir une visibilité en temps réel des processus entre les Grandes Entreprises et les PME afin que leur intervention soit rapide et efficace. Tout le processus de « Supply chain » est dématérialisé et sécurisé ce qui rend facile les vérifications de même que les règlements anticipés des « Bon à payer » via la plateforme Doria de reverse Factoring.

Aujourd’hui nous travaillons déjà avec trois banques de la place qui ont compris le sens de notre démarche ainsi que le potentiel à explorer dans l’intérêt de toutes les parties : Grandes Entreprises et PME.

Comment analysez-vous l’environnement Fintech ? Quelles sont les difficultés généralement rencontrées ?

Nous sommes dans un environnement avec des multi acteurs qui font tous des choses superbes chacun dans son domaine et de son côté. Le secteur est dynamique mais éparpillé et très microscopique en terme de taille de marché, de taux de pénétration de montants des transactions, ….. par rapport au potentiel du marché, ce qui constitue un frein pour construire une chaine de valeur et créer un environnement capable de peser sur l’économie du pays en termes de taille de flux financiers et de valeur ajoutée créée. L’enjeu ou le défi aujourd’hui, serait de pouvoir interconnecter tous les outils et services existants et ceux qui viendront, pour créer une économie circulaire et interconnectée avec une vraie économie de marché.

Quelles dispositions juridiques peuvent être prises pour faciliter encore plus votre croissance ?

La technologie évolue rapidement et permet aujourd’hui de pouvoir faire bénéficier aux entreprises et même aux personnes physiques de nouveaux types de financements ou solutions innovants. Cependant nous sommes confrontés à un environnement réglementaire qui est resté archaïque. Le régulateur doit faire évoluer la réglementation à la même vitesse que la technologie afin de permettre aux acteurs d’exploiter pleinement les possibilités et opportunités qui s’offrent aux opérateurs économiques. La notion de financement ne doit plus être l’apanage des banques et établissements de crédits et la dette n’est pas une finalité comme moyen de financement. Nous devons pouvoir utiliser d’autres sources comme la mobilisation de l’épargne à travers le crowfunding pour financer notre économie réelle. Si des nations européennes ont su encadrées l’avancée de la technologie pour faciliter le financement de leur économie, il est dommage de voir une Afrique censée être jeune et en pleine révolution sur la technologie, rencontrer les freins réglementaires pour l’adoption et l’utilisation des solutions innovantes.

Nous accusons un sérieux retard sur ce plan. La technologie est une formidable opportunité pour le développement de nos pays, mais sans un environnement des affaires favorables, nous créerons juste de beaux gadgets très limités dans leur utilisation et finalité, inutiles et inutilisables.

Nous espérons vivement que sous peu nous pourrons financer directement les PME via les plateformes Fintech. Cela se fait bien en Europe notamment avec Lendix, y’a pas de raison qu’il y ait des restrictions qui pénalisent nos PME.

Amayi Badji

(Source : Réussir Business, 26 juillet 2018)

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- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 8 761 804 abonnés Internet

  • 8 483 435 abonnés 2G+3G+4G (96,9%)
  • 1131 453 clés et box Internet (1,5%)
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- Liaisons louées : 21 044

- Taux de pénétration des services Internet : 57,44%

(ARTP, 30 juin 2018)

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(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

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Téléphonie fixe

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(ARTP, 30 juin 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
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(ARTP, 30 juin 2018)

FACEBOOK

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(Facebook Ads, décembre 2017)