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Le Riden à la recherche de 90 milliards de F Cfa

samedi 26 juin 2010

Le Réseau international de développement de l’économie numérique (Riden) cherche près de 90 milliards de F Cfa pour le financement de 150 actions, 82 projets à moyen terme et 12600 emplois dans la première phase du projet Sénégal numérique 2015. Pour mobiliser ce pactole devant aider à la réalisation de ce Plan de développement de l’économie numérique, le Riden compte s’appuyer sur un Fonds d’investissement pour le développement numérique et les industries à valeur ajoutée technologique (Fiden).

« Transformer l’innovation en croissance ». Tel est l’ambition du Réseau international de développement de l’économie numérique (Riden) à travers son Projet Afrique Numérique 2015. C’est dans ce cadre qu’est initié le plan de développement de l’économie numérique Sénégal Numérique 2015 dont le lancement est prévu le 05 juillet 2010 à Dakar. En prélude à cette rencontre, une conférence de presse a été organisée hier, vendredi 25 juin. Une occasion pour les responsables du Riden d’expliquer les grandes lignes du plan de développement de l’économie numérique Sénégal Numérique 2015.

Selon le directeur exécutif du Riden, Cheikh Seck, le plan de développement de l’économie numérique Sénégal numérique 2015 qui ambitionne de transformer l’innovation en croissance est consiste à réaliser de 150 actions à travers 82 projets à moyens terme devant générer 12600 emplois dans sa première phase. Ce projet cherche ainsi à développer l’économie numérique qui est constituée des infrastructures, des contenus et les usagers des Tic et les acteurs ou l’innovation et la compétitivité.

Un fonds d’investissement

Pour le financement de cet ambitieux plan, le Riden mise sur la mise en place d’un Fonds d’investissement pour le développement de l’économie numérique et les industries à valeur ajoutée technologique (Fiden). Un fonds qui, d’après Cheikh Seck sera piloté par le gouvernement et cogéré par les différents acteurs publics privés, en incluant les centres de recherche et développement et les pôles de compétitivités pertinents. Le Fiden va reposer sur une orientation « marché » complémentaire des pôles de compétitivité. Il sera, d’après M. Seck, alimenté par une mise initiale, puis grâce aux économies réalisées par les programmes mis en place selon un « business plan », avec retour sur investissement, défini de manière concertée avec l’ensemble des acteurs privés et publics selon des critères de succès élaborés en commun et mesurés chaque année. C’est ainsi que les responsables du Riden comptent mobiliser un pactole de 90 milliards de F Cfa dont les 80 milliards seront consacrés à l’investissement et les 10 au fonctionnement.

Pour ses débuts, le projet va proposer sans délais 10 projets prioritaires d’investissement selon trois axes dont des infrastructures numériques et électriques performantes et sécurisées. Entre autres axes s’ajoutent des conteneurs et des projets innovants capitalisant sur ces infrastructures, répondant à des enjeux économiques et sociétaux, avec des retours sur investissements identifiés et l’élaboration de pôle de compétitivité.

Entre autres conditions évoquées pour la réussite de la mise en œuvre de ce plan, les responsables du Riden invitent à libérer les capacités d’innovation dans le secteur et remettre les questions de production au centre des préoccupations publiques afin d’encourager la croissance et le développement des entreprises, notamment les Pme et Eti (Entreprise de taille intermédiaire).

Le Plan Sénégal numérique 2015 fera ainsi face à trois enjeux consistant à relancer à court terme l’activité économique et maintenir emplois et savoir-faire technologique sur l’ensemble du territoire. Il ambitionne à investir dans les infrastructures productrices et les technologies de demain pour profiter pleinement de la sortie de la crise. Le plan visera à optimiser les leviers de croissance et de productivité offerts par ces industries à haute valeur ajoutée et développer un potentiel d’exportations supplémentaires grâce à des programmes sociétaux innovants.

Ce plan se fixe quatre priorités consistant à permettre à tous les Sénégalais d’accéder aux réseaux numériques, de développer la production et l’offre de contenus numériques, d’accroître et diversifier les usages et les services numériques dans les entreprises, les administrations, et chez les particuliers. Il oeuvrera aussi pour « moderniser notre gouvernance de l’économie numérique ».

10 projets prioritaires, 7 lignes directrices

Sénégal numérique 2015 s’est tracé sept lignes directrices dont la définition d’une stratégie d’investissement dans les secteurs à forte valeur ajoutée technologique pour développer un effet d’entraînement économique, via la différentiation et la compétitivité par l’innovation. Selon le directeur exécutif du Riden, il consiste à « se concentrer sur les secteurs clés dans lesquels le Sénégal bénéficie d’écosystème performants, capables d’entraîner le reste de l’économie pour rebondir et donner une lisibilité accrue aux actions résolues du gouvernement ».

A cela, s’ajoute une volonté de répondre aux besoins de nos concitoyens et aux enjeux sociétaux. Il s’agit de « se fixer des objectifs ambitieux, compréhensibles par les Sénégalais et répondre à des enjeux et des besoins sociétaux clairement identifiés autour de programmes fédérant les forces et compétences de tous », souligne M. Seck.

Sur cette même lancée, le directeur exécutif de Riden y a jouté la nécessité de « rassembler, au-delà des clivages traditionnels de notre pays : recréer une solidarité entre grands groupes, Pmi-Pme ». Ce qui, a-t-il poursuivi, revient à « travailler en coordination étroite entre l’Etat, les régions et les départements en associant les salariés aux réformes nécessaires sans mentir sur les difficultés à venir ».

A en croire Cheikh Seck, le projet veillera à « renforcer notre capacité productive et arrêter de la détruire. C’est la force de notre pays pour l’emploi et le pouvoir d’achat ». Ce qui revient à « changer notre prospective et redonner à nos entreprises productives, au premier rang desquelles les entreprises technologiques, la place centrale qu’elles méritent dans notre économie ».

Entre autres lignes directrices, le projet Sénégal numérique 2015, va tenter d’amplifier les réformes pour sortir citoyens, entreprises et administration, renforcés de la crise. Les responsables du Riden invitent à investir de manière ciblées avec des retours sur investissements globaux et identifiés.

Bacary Dabo

(Source : Sud Quotidien, 26 juin 2010)

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