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Lancement de la plateforme numérique adziik : Pour la compilation d’un contenu panafricain

vendredi 8 mai 2015

C’est au Grand Théâtre National que se faisait hier jeudi 7 mai , le lancement de la plateforme numérique Adziik au Sénégal.

L’objectif d’Adziik, explique son fondateur le jeune gabonais Yannick Eyeghe, c’est de pouvoir regrouper tout ce qui se fait comme musique et comme littérature (pour commencer) en Afrique, pour ensuite proposer ce contenu à la vente.

En plus de leurs autres bureaux à travers le monde, Yannick Eyeghe et son équipe prévoient de s’installer au Sénégal, dans les mois à venir. Mais la semaine prochaine déjà, Adziik va à la rencontre des artistes sénégalais. La plateforme numérique Adziik, qui s’est donnée pour mission de « rassembler tout le contenu africain multimédia », pour le proposer ensuite à la vente, existait déjà en Europe et aux Etats-Unis, et aussi dans six pays d’Afrique, entre l’est, le centre et l’Afrique australe : le Gabon, le Cameroun, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie.

Et pour s’approprier le marché de l’Afrique de l’ouest, c’est le Sénégal qui va servir de porte d’entrée. Parce qu’en matière de culture, notre pays serait une sorte de « plaque tournante ».

Ce sont les mots de Yannick Eyeghe, le fondateur d’Adziik qui est aussi le directeur général d’Eyegates Services, du nom de cette société basée à Libreville au Gabon, et qui est à l’origine de cette plateforme.

Yannick Eyeghe s’exprimait là-dessus au cours du point de presse qui s’est tenu hier jeudi 7 mai au Grand Théâtre National.

Pour tout dire, Adziik, en langue fang du Gabon, est l’autre nom de « musique » et la plateforme qu’il y a derrière s’adresse avant tout à tous ceux qui créent des contenus culturels, et l’accès est gratuit.

Yannick Eyeghe insiste aussi pour dire qu’entre les artistes et Adziik, « le contrat est simple ».

En termes de rémunération, « l’artiste récupère 70% du montant de ses ventes », mais ce n’est pas tout.

Pour l’équipe qui accompagne les artistes, faire de la musique ou de la littérature aujourd’hui impose que l’on puisse suivre le rythme. Le mode de distribution, qui se fait en ligne, implique de « nouveaux comportements » et sans doute aussi de « nouvelles stratégies ». Yannick Eyeghe prend ainsi l’exemple d’un musicien qui voudrait faire la promotion de son single et qui aurait surtout besoin d’un « canal pour pouvoir le distribuer ».

La stratégie voudrait qu’il y ait, à côté du catalogue payant, un autre qui serait entièrement gratuit et qui proposerait surtout un « contenu promotionnel », même si « c’est peut-être la porte ouverte à la piraterie ». Là-bas, on se prépare à devoir l’affronter, mais pas comme si c’était « la guerre ». L’équipe d’Adziik envisage à ce sujet, même si cela peut paraître candide, de « discuter pour finir par collaborer avec les personnes qui diffuseraient un contenu illégal, histoire de donner un cachet légal à leur démarche ».

Adziik pense aussi à mettre en place un certain nombre d’applications mobiles qui sont encore en développement, pour contrôler le flux de données et faire en sorte que « les échanges ne se fassent pas de manière triviale ».

En termes de projet toujours, il y a le catalogue de séries et de films africains prévu pour voir le jour au début de l’année prochaine (2016).

Adziik, explique encore Yannick Eyeghe, n’a pas l’intention de se limiter à diffuser du contenu, mais compte aussi en produire ; le défi, ce serait d’aller chercher des artistes peut-être pas connus, « les sortir du placard pour les faire connaître du public ».

L’un des enjeux de cette plateforme, dit encore Yannick Eyeghe, c’est qu’elle est « panafricaine ».

Ce qui devrait permettre de créer un certain nombre d’échanges à la fois culturels et commerciaux à l’intérieur de nos pays, où l’on n’a parfois que « très peu de connaissance artistique sur ce qui se fait chez le voisin », même le plus proche.

Aujourd’hui, Adziik héberge 40 contenus, même si, comme dirait Yannick Eyeghe, « le catalogue reste encore très gabonais », et qu’il se heurte à certains obstacles : par exemple, les artistes que l’on a du mal à contacter parce qu’ils ne se mettent pas suffisamment en avant.

La semaine prochaine, Adziik va à la rencontre des artistes sénégalais, au cours du forum numérique qui les réunira les 11 et 13 mai prochain de 15h à 19h. Toujours au Grand Théâtre.

Théodora Sy Sambou

(Source : Sud Quotidien, 8 mai 2015)

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