twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

La transformation digitale pour réconcilier business et impact social en Afrique

lundi 11 septembre 2017

La fracture numérique est une problématique de taille pour les populations en Afrique.

L’enjeu est de donner naissance à un modèle permettant de développer des compétences, la connexion des personnes entre elles et d’améliorer les conditions de vie des populations des pays émergents, grâce au numérique. Demain, le travail sera majoritairement digital et il faudra apprendre « sur le moment » grâce aux nouvelles technologies.

Cette vision s’articule autour de plusieurs valeurs : un monde juste, équitable, qui offrirait les mêmes opportunités à tout le monde et qui s’appuierait sur la technologie et Internet pour redistribuer le travail avec un impact social et leur permettre de se connecter au monde numérique de demain, en particulier pour les femmes et les jeunes. Dans les 10 années à venir, le continent Africain doit pouvoir répondre à un besoin de plus de 100 millions de postes pour les jeunes. Un défi de taille et donc un besoin d’emplois très rapidement.

La fondation Rockefeller définit l’Impact Sourcing comme « une pratique d’inclusion sociale par l’emploi, par laquelle les sociétés donnent du travail à des populations jeunes issues de pays émergents ». L’Impact Sourcing se différencie du sourcing traditionnel, qui consiste à externaliser tout ou partie de l’activité d’une entreprise pour éviter des coûts, grâce à son impact sur la société, en favorisant l’inclusion sociale des personnes les plus éloignées de l’emploi. En français, on traduit « Impact Sourcing » par « Externalisation socialement responsable ».

Malgré son impact social important, l’Impact Sourcing ne coûte pas plus cher aux entreprises clientes qui externalisent puisqu’il est concurrentiel face au sourcing traditionnel en proposant les mêmes services aux mêmes tarifs et avec une qualité identique. Les entreprises ayant recours à l’Impact Sourcing en tirent un double bénéfice : un excellent rapport qualité/ prix ainsi que l’avantage de participer à un projet responsable qui peut s’inscrire dans le cadre de leur politique RSE - Responsabilité Sociale des Entreprises.

Ce marché de l’externalisation socialement responsable s’élève à 20 milliards de dollars. C’est un marché qui croît bien plus vite que celui de l’externalisation classique avec une croissance annuelle de 25%. Les tâches digitales représentent actuellement 20% de ce marché et vont atteindre jusqu’à 80% de parts de marché en 2020.

Flexibilité et aménagement total de son emploi du temps

L’apport des plateformes de crowdsourcing avec impact social pourrait y contribuer. Plusieurs initiatives de ce type dans le monde et en Europe sont disponibles pour aider ces personnes dans leur combat de tous les jours, et tenter d’améliorer leur quotidien.

Le principe : des micros tâches digitales, allant de l’analyse sentimentale au taggage d’images en passant par le traitement de données, découpées puis réparties aux différents « jobbers » travaillant sur la plateforme via leur tablette ou smartphone.

Ce système de travail online permet une flexibilité et un aménagement total de son emploi du temps, caractéristique nécessaire lorsque l’on a déjà un autre travail et/ou une famille nombreuse et/ou on suit ses études. De plus, externaliser les tâches digitales des entreprises européennes dans les pays africains comporte un double intérêt : être compétitif sur le marché occidental tout en permettant aux populations locales d’augmenter considérablement leur pouvoir d’achat.

De jeunes start-up françaises, ont récemment fait leur entrée sur le marché de l’Impact Sourcing et externalisent en Afrique en faisant travailler des personnes en situation de précarité, principalement des femmes et des jeunes. Elles se positionnent ainsi comme un complément de revenu qui permet pour une durée de travail de 3 heures / jour de gagner 250 € (soit 160 000 CFA) / mois.

Ce complément de revenu permet aux « workers » de concrétiser un projet professionnel comme de créer une entreprise locale ou de reprendre leurs études. De plus, ces personnes qui sont principalement des femmes et des jeunes, sont accompagnées via des formations digitales qui leur sont offertes pour leur permettre de s’approprier les outils du numérique, d’Internet et les codes du monde du travail. Ces femmes sont encouragées à sortir de l’économie informelle en ouvrant un compte en banque et en se déclarant travailleur indépendant local.

La transformation digitale associée au travail digital local avec impact social sur le terrain sont une immense opportunité en cette période où les migrants en Europe font l’actualité. La transformation digitale devient ainsi un bénéfice équitable pour les 2 parties.

Isabelle Mashola, CEO et co-fondatrice d’isahit

(Source : La Tribune Afrique, 11 septembre 2017)

Mots clés

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 965 676 abonnés Internet

  • 8 679 507 abonnés 2G+3G (96,81%)
  • 161 625 clés Internet (1,80%)
  • 106 126 abonnés ADSL (1,18%)
  • 18 418 abonnés bas débit (0,21%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 30 juin 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 658 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 juin 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 436 809 abonnés
- Taux de pénétration : 104, 30%

(ARTP, 30 juin 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)