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La fintech en zone rurale, une opportunité pour booster le petit commerce

vendredi 5 octobre 2018

Avec le Mobile Money, le transfert d’argent se fait en quelques secondes. Ainsi, vendre ou acheter devient plus facile. Au Sénégal, pour mesurer l’importance de la finance digitale, il suffit de se rendre dans des villages éloignés, à l’intérieur du pays. L’utilisation des services financiers numériques demande peu d’infrastructures du côté de l’agent sur le terrain : il suffit d’avoir un téléphone portable en plus de l’agrément d’un fournisseur.

En conséquence, partout au Sénégal, on trouve des commerçants, pour la plupart des boutiquiers et grossistes, qui s’activent dans le transfert d’argent à travers le téléphone mobile.

Auparavant, des villageois parcouraient des kilomètres pour récupérer l’argent envoyé par leurs fils ou leurs parents qui travaillent dans d’autres localités du pays.

De nos jours, il suffit de se rendre chez le petit boutiquier du village pour percevoir son argent.

« Dans ce village, il y a des familles qui prennent leurs ravitaillement chez moi. Cependant, ceux qui paient ne se trouvent pas ici, ce sont des parents qui travaillent dans d’autres villes à l’intérieur du pays, qui déposent l’argent dans mon compte Orange Money. », explique Djiby DIALLO, boutiquier à Keur Bidji, village situé à une dizaine de km de Porokhane.

Malgré l’accroissement des agents accrédités, l’accès à ces services financiers numériques rencontre certains obstacles en zone rurale.

La première difficulté, comme partout ailleurs, demeure l’instabilité du réseau, quel que soit le fournisseur de services.

Les problèmes de réseau et le manque de fonds sont les obstacles qui ralentissent les activités de transfert d’argent.

« J’effectue plus de 50 transactions par jour dans ce village. Cependant, mon travail est ralenti par le problème de connexion au réseau qui décourage les clients. », confie Aliou DIAGNE, agent à Nioro.

« Ici, presque, on n’a pas de clients qui envoient. L’ensemble de nos transactions est constitué de retraits. Ainsi, nous n’avons pas les capacités de payer certains montants élevés. Ce qui fait que nous perdons certains clients. », explique Djiby.

Quand à Mamour GUEYE, son souhait est d’avoir une offre qui permettrait à ses clients immigrés d’envoyer directement de l’argent dans son téléphone.

“Notre village compte beaucoup d’immigrés. Une offre qui leur permettrait d’envoyer directement de l’argent sur nos téléphones serait la bienvenue.”, déclare l’agent rencontré à Nioro.

UNCDF-MM4P pour accompagner l’écosystème

L’Agence des Nations Unies pour l’Investissement (UNCDF) a mis en place en octobre 2015, le programme MM4P en partenariat avec la Fondation Mastercard pour permettre aux personnes à faibles revenus d’accéder aux nouvelles opportunités qu’offrent les services financiers digitaux ainsi contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.

Au Sénégal, ce programme s’est fixé comme objectif d’atteindre, en 2019, 30% de la population adulte qui utilise activement la finance digitale.

Conséquemment, les fournisseurs de services financiers numériques du pays bénéficient d’une assistance technique et financière du programme Mobile Money for Poor (MM4P) pour l’expansion de la finance digitale.

Depuis que le programme existe au Sénégal, chaque trimestre, un groupe de travail composé de différents acteurs partage « les innovations et bonnes pratiques de services financiers numériques (SFN) afin de mieux orienter l’offre des services connectés au profit des population vulnérables. »

Les différentes impressions reçues auprès de ces agents ruraux ont montré que les services de transfert d’argent, le Mobile Money, est devenu un véritable moteur de croissance de l’économie du monde rurale.

Du transfert d’argent à l’Agency Banking

L’ Agency Banking en milieu rural est au menu de la troisième session de cette année qui a été délocalisée à Kaolack.

L’« Agency Banking » est un modèle par lequel une banque traditionnelle étend efficacement et à moindre coût son réseau bancaire grâce à l’utilisation d’agents autorisés. Ce modèle permet à la banque de fournir des services à faible risque aux clients des zones rurales et éloignées qui sont difficiles à desservir à l’aide d’agences bancaires traditionnelles. La Banque bénéficie d’une plus grande clientèle, ce qui augmente l’inclusion financière, la disponibilité des produits et la gestion des risques.

La capitale sénégalaise, Dakar, compte actuellement, 35 fois plus de points d’accès aux services financiers numériques, même si Finclusion Lab informe que la digitalisation des paiements agricoles est passé de 2% a 20%.

Pendant deux jours les fournisseurs de services ont eu l’occasion de se rendre sur le terrain afin de découvrir les problématiques dans les zones rurales ainsi que les principaux challenge qui entravent le développement de services.

(Source : Social Net Link, 5 octobre 2018)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 8 761 804 abonnés Internet

  • 8 483 435 abonnés 2G+3G+4G (96,9%)
  • 1131 453 clés et box Internet (1,5%)
  • 117 807 abonnés ADSL (1,3%)
  • 17 965 abonnés bas débit (0,2%)

- Liaisons louées : 21 044

- Taux de pénétration des services Internet : 57,44%

(ARTP, 30 juin 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 292 468 abonnés
- 223 179 lignes résidentielles (76,31%)
- 69 218 lignes professionnelles (23,67%)
- 71 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,92%

(ARTP, 30 juin 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 16 141 304 abonnés
- Taux de pénétration : 105,80%

(ARTP, 30 juin 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)