OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Octobre 2019 > La blockchain face à la protection des données personnelles

La blockchain face à la protection des données personnelles

mercredi 9 octobre 2019

Données personnelles

Boris Houphouët est un juriste spécialiste des questions de cyberlégislation. Il est l’auteur du livre, le correspondant à la protection des données à caractère personnel. Dans cet article didactique. Il parle de la blockchain et va faire un parallèle entre cette technologie et la protection des données personnelles. Nous découvrirons que ces 2 concepts à la mode peuvent se heurter.

De nombreuses entités tant privées que publiques s’intéressent aujourd’hui à la blokchain parce qu’elles voient à la fois une menace et une opportunité. La blokchain permet aujourd’hui de faciliter les relations non seulement entre individus mais également entre les entreprises en toute sécurité. Il y a dix ans de cela qu’elle a été vulgarisée par l’avènement de l’une de ses applications connues : la bitcoin, une crypto monnaie. Cependant il n’en demeure pas moins que la blockchain reste encore difficile à cerner.

La blockchain peut être perçue simplement comme étant une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle.

Pour emprunter la définition de la CNIL en France (Commission National de l’Informatique et des Libertés), la blockchain est une base de données dans laquelle les données sont stockées et distribuées sur un grand nombre d’ordinateurs et dans laquelle toutes les écritures effectuées dans ce registre, appelées « transactions », sont visibles de l’ensemble des utilisateurs, depuis sa création.

Une blockchain peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Il convient de souligner que la blockchain n’est pas en elle-même un traitement de données ayant une finalité à part entière mais c’est une technologie qui sert de support à des traitements variés. Cette technologie peut être utile à bien d’autres domaines que la monnaie : les brevets, les votes pour des élections, les instruments financiers (dérivés, emprunts, micro-crédit…), l’immobilier, les certificats de toutes sortes (par exemple les diplômes), les données de santé, les jeux, les réservations (hôtels, restaurants…), nos clés (de domicile, de voiture…)… Les champs d’exploitation sont immenses.

Il existe deux types de blockachain, à savoir la blockchain privée et la blockchain publique. La blockchain est dite privée lorsqu’elle est sous le contrôle d’un acteur qui assure seul le contrôle de la participation et de la validation. Tandis que la blockchain est dite publique lorsqu’elle est accessible à n’importe qui dans le monde. Toute personne peut effectuer une transaction, participer au processus de validation des blocs ou obtenir une copie de la Blockchain.

La blockchain est caractérisée par la transparence, le partage et la décentralisation, l’irréversibilité et la désintermédiation.

La transparence s’explique par le fait que tous les participants peuvent visualiser l’ensemble des données inscrites dans la blockchain. Un exemple est donné avec une innovation majeure au Ghana où une sart-up dénommée « Bitland » a conçu un cadastre numérique basé sur la bockchain. Les utilisateurs pourront vérifier les véritables propriétaires immobiliers en consultant ce fichier.

Ensuite le partage et la décentralisation s’expliquent par le fait que plusieurs exemplaires de la blockchain existent simultanément sur différents ordinateurs.

En outre parler de l’irréversibilité, revient à dire une fois qu’une donnée est inscrite, elle ne peut pas être modifiée ou supprimée.

Enfin toute décision se fait par consensus entre les participants, sans arbitre centralisé, on parle alors de la désintermédiation.

Nous ne saurons terminer cette présentation en occultant les acteurs de la blockchain. Selon la CNIL, il existe trois grands acteurs qui interagissent sur la Blockchain. il s’agit entre autre des accédants, des participants, et les mineurs.

Les « accédants », sont ceux qui ont un droit de lecture et d’obtention d’une copie de la chaîne ;
Les « participants », quant à eux sont ceux qui ont un droit d’écriture (la création d’une transaction qu’ils soumettent à validation) ;
Les « mineurs », enfin sont ceux qui valident une transaction et créent les blocs en appliquant les règles de la Blockchain afin qu’ils soient « acceptés » par la communauté.

Lorsque la Blockchain concerne des données à caractère personnel, la loi N°2013-450 relative à la protection des données à caractère personnel en Côte d’Ivoire s’applique. L’architecture et les caractéristiques propres des Blockchains vont toutefois avoir des conséquences sur la manière dont sont conservées et traitées les données personnelles. L’impact de la Blockchain sur la protection des données personnelles appelle donc une analyse spécifique.

(Source : ICT4Africa, 9 octobre 2019)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6309/7490 Régulation des télécoms
  • 521/7490 Télécentres/Cybercentres
  • 5527/7490 Economie numérique
  • 2846/7490 Politique nationale
  • 7490/7490 Fintech
  • 768/7490 Noms de domaine
  • 2983/7490 Produits et services
  • 2166/7490 Faits divers/Contentieux
  • 1095/7490 Nouveau site web
  • 7432/7490 Infrastructures
  • 2539/7490 TIC pour l’éducation
  • 279/7490 Recherche
  • 363/7490 Projet
  • 4892/7490 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2636/7490 Sonatel/Orange
  • 2497/7490 Licences de télécommunications
  • 410/7490 Sudatel/Expresso
  • 1533/7490 Régulation des médias
  • 1914/7490 Applications
  • 1711/7490 Mouvements sociaux
  • 2452/7490 Données personnelles
  • 192/7490 Big Data/Données ouvertes
  • 892/7490 Mouvement consumériste
  • 540/7490 Médias
  • 965/7490 Appels internationaux entrants
  • 2842/7490 Formation
  • 138/7490 Logiciel libre
  • 2942/7490 Politiques africaines
  • 1654/7490 Fiscalité
  • 249/7490 Art et culture
  • 861/7490 Genre
  • 2449/7490 Point de vue
  • 1474/7490 Commerce électronique
  • 2212/7490 Manifestation
  • 485/7490 Presse en ligne
  • 186/7490 Piratage
  • 306/7490 Téléservices
  • 1398/7490 Biométrie/Identité numérique
  • 454/7490 Environnement/Santé
  • 572/7490 Législation/Réglementation
  • 518/7490 Gouvernance
  • 2642/7490 Portrait/Entretien
  • 216/7490 Radio
  • 1124/7490 TIC pour la santé
  • 470/7490 Propriété intellectuelle
  • 87/7490 Langues/Localisation
  • 1571/7490 Médias/Réseaux sociaux
  • 2898/7490 Téléphonie
  • 285/7490 Désengagement de l’Etat
  • 1497/7490 Internet
  • 171/7490 Collectivités locales
  • 670/7490 Dédouanement électronique
  • 1726/7490 Usages et comportements
  • 1536/7490 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 829/7490 Audiovisuel
  • 5066/7490 Transformation digitale
  • 577/7490 Affaire Global Voice
  • 234/7490 Géomatique/Géolocalisation
  • 465/7490 Service universel
  • 990/7490 Sentel/Tigo
  • 261/7490 Vie politique
  • 2260/7490 Distinction/Nomination
  • 51/7490 Handicapés
  • 1031/7490 Enseignement à distance
  • 1011/7490 Contenus numériques
  • 878/7490 Gestion de l’ARTP
  • 267/7490 Radios communautaires
  • 2520/7490 Qualité de service
  • 636/7490 Privatisation/Libéralisation
  • 198/7490 SMSI
  • 687/7490 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4080/7490 Innovation/Entreprenariat
  • 1977/7490 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/7490 Internet des objets
  • 255/7490 Free Sénégal
  • 904/7490 Intelligence artificielle
  • 297/7490 Editorial
  • 33/7490 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous