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La Sonatel lui envoie un huissier : Momar Ndao refuse de confirmer ou d’infirmer ses propos

samedi 18 juin 2011

Le journal L’As a appris de sources dignes de foi que l’huissier que la Sonatel a envoyé auprès de Momar Ndao pour qu’il confirme ses allégations de fraudes de ladite boîte, est revenu bredouille. Puisque le patron de l’Association nationale des consommateurs du Sénégal (Ascosen) n’a voulu ni confirmer ni infirmer ses déclarations. Toute chose qui amène la Sonatel à croire que le consumériste ne faisait qu’affabuler. Mais du côté de la boîte, on dit vouloir porter le combat jusqu’au bout pour laver la Sonatel de tout soupçon de fraude.

Rebondissement spectaculaire dans l’affaire Global Voice ! Après avoir attaqué frontalement la Société nationale de télécommunication (Sonatel) sur les appels entrants, Momar Ndao est-il sur le point de se débiner ? En effet, l’As a appris de sources sûres que le patron de l’Association nationale des consommateurs du Sénégal (Ascosen) a refusé de confirmer par voie d’huissier les allégations qu’il a faites dans le journal l’As du lundi 6 juin dernier.

Dans une note dont nous avons obtenu copie, quatre questions ont été adressées à Momar Ndao pour l’amener à s’assumer : « Confirmez-vous avoir été l’auteur des propos mentionnés à la page 4 du Quotidien L’AS du 06 juin 2011 ? Avez-vous affirmé que les opérateurs de Télécoms se sont livrés à une grosse arnaque ? En quoi consistent les prétendues « sous déclarations » faites à l’Etat par Sonatel sur les appels internationaux entrants ? Pourquoi qualifiez-vous de « gros mensonges », les arguments de Sonatel faisant état d’un risque certain de perte de revenus avec l’application de la surtaxe sur les appels internationaux entrants ? »

En guise de réponse à ces questions, son avocat a appelé l’huissier commis par la Sonatel pour lui dire que son client, Momar Ndao, n’a rien à déclarer. « La preuve que ses propos sont inexacts et non-conformes à la réalité », commente la note dont nous détenons copie.

Du moment où Momar Ndao n’a ni infirmé ni confirmé ses propos, au sein de la boîte on affine la stratégie à adopter. « De toute façon, les conseils de la Sonatel vont apprécier tout ceci pour voir la conduite à tenir, dans la mesure où le gars n’a ni infirmé ni confirmé ses propos », souligne notre interlocuteur.

« Ce coup ne va pas passer »

Ce qui est par contre sûr, c’est qu’au sein de la boîte et au plus haut niveau, on ne compte pas baisser pavillon. La bataille est plus que jamais engagée. « La boîte ne va pas laisser ce coup passer », fait remarquer un agent de la boîte. Mieux, si la Sonatel s’est autant radicalisée dans cette affaire, c’est qu’elle entend garder intacte son image de marque au niveau international. En plus d’être cotée en bourse, elle compte en son sein des investisseurs très sourcilleux de l’environnement des affaires. Et la moindre faille, même si elle a le poids d’un atome, n’est tolérée.

« On nous interpelle à tout moment sur les cas de gestion, raison pour laquelle nous devons être blancs comme neige », analyse une source interne. « Imaginez qu’un investisseur tombe sur pareille situation, vous voyez que notre crédibilité risque d’être sapée. Si cette affaire s’était passée dans un autre pays, les dégâts seraient illimités », poursuit notre source, un peu désabusée.

Selon elle, quand une société comme la Sonatel atteint un certain niveau de business, certaines erreurs deviennent impardonnables. Raison pour laquelle il ne faut pas laisser cette affaire en l’état. « Mais il ne s’agit nullement d’inquiéter qui que ce soit », tempère notre interlocuteur. Non sans ajouter : « Que celui qui a tenu ces propos prenne ses responsabilités en apportant les preuves de ce qu’il avance. On va l’amener à dire publiquement ses propos, la justice tranchera après », conclut-elle.

Papa Ismaila Keita

(Source : L’As, 18 juin 2011)

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