OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Décembre 2020 > La CEA et la GSMA appellent à une restructuration urgente des services de (…)

La CEA et la GSMA appellent à une restructuration urgente des services de téléphonie mobile pour booster l’e-commerce en Afrique centrale

mardi 15 décembre 2020

Commerce électronique

Un nouveau rapport conjoint de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la GSM association (GSMA) rendu public ce 14 décembre 2020 a mis en lumière des mesures pratiques que pourraient adopter des Gouvernements et des acteurs clés du secteur de la téléphonie mobile afin de booster le développement durable de la sous-région grâce au commerce électronique.

Ce rapport intitulé « Le rôle des services mobiles dans l’autonomisation du commerce électronique en Afrique centrale et implications politiques » a été examiné lors une réunion par visio-conférence, le 14 décembre 2020, par des experts de plusieurs états, du secteur privé, des universitaires, la communauté du développement et la société civile d’Afrique et d’Europe.

Il encourage les pays d’Afrique Centrale à réorganiser leur environnement des affaires pour faciliter les transactions dans ce secteur, qui pourrait être un moteur de croissance économique inclusive.

Les obstacles à l’établissement d’un environnement des affaires sont entre autres : les défis logistiques tels que le mauvais traçage et répertoriage des rues ainsi que des systèmes de distribution de courrier peu adaptés.

Il existe également des défis économiques relatifs à la paperasserie préalable à l’ouverture d’un commerce électronique ; des régimes fiscaux complexes, des déficiences du système de dédouanement, l’interopérabilité limitée des systèmes de paiements, ainsi que leur intégration à la téléphonie mobile.

Parmi les difficultés liées à l’accès et au coût, on peut citer la surfacturation et la connexion internet instable, le faible taux de pénétration des cartes de crédit et de débit et la restriction poussée de leur utilisation par les banques commerciales, les coûts élevés des smartphones et services associés, les faibles niveaux de culture numérique au sein de la population et un accès limité aux solutions de banque et de commerce électroniques.

En dépit de ces défis, le rapport souligne que la région Afrique Centrale a fait de nombreux progrès en vue du développement et de l’utilisation de solution mobiles qui sous-tendent le commerce électronique.

Par exemple, le taux d’abonnement dans la sous-région de la CEEAC est passé de seulement 18% au début de la dernière décennie à 42% (soit un total de 42 millions de personnes) d’ici la fin de 2019, et devrait atteindre 46% d’ici 2025.

Il est attendu que ce taux de pénétration double d’ici à 2025 lorsque 90% de personnes dans la sous-région seront connectées par internet mobile, ouvrant de nouvelles perspectives à l’essor du social et du commerce électronique principalement grâce à une interaction entre les plateformes de médias sociaux, en particulier Facebook (qui comptait 11,4 millions d’utilisateurs actifs de la sous-région de la CEEAC en janvier 2020) et l’utilisation de l’argent mobile.

Grâce à ces interactions, 48 millions de comptes enregistrés ont effectué 1,8 milliard de transactions sur les 17 plateformes d’de paiement électronique de la sous-région en 2019. Ces transactions ont totalisé 30,4 milliards de dollars des EU — l’équivalent d’environ 16 milliards de francs CFA.

La sous-région a donc talonné l’Afrique de l’est qui a enregistré des transactions de paiement électronique d’une valeur de 293,4 milliards de dollars et l’Afrique de l’ouest qui a réalisé 130 milliards de dollars de transactions de paiement électronique. Mais était loin devant l’Afrique australe qui ne représentait que 2,5 milliards de dollars des EU d’opérations d’argent mobile.

Ces chiffres augmenteraient de façon exponentielle et généreraient des avantages dans tous les secteurs économiques si les problèmes de démarrage identifiés jusqu’à présent étaient traités de manière globale par les gouvernements, le secteur privé — en particulier les entreprises de téléphonie mobile, travaillant en synergie comme le conseille le rapport.

Premièrement, il appelle les gouvernements à améliorer l’inclusion numérique et financière en formulant et en mettant en œuvre des politiques qui renforcent l’infrastructure mobile et l’accessibilité des services mobiles, telles que la réduction ou l’optimisation des taxes sectorielles, rendant le spectre des télécommunications plus disponible et abordable pour les entreprises et supervisant l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes de paiement locaux et mondiaux aux côtés des opérateurs de services mobiles et bancaires.

Les gouvernements sont également invités à promulguer des lois sur la protection des données qui offrent une protection efficace aux individus afin de renforcer la confiance globale des citoyens dans le commerce électronique et les autres services numériques.

Pour corriger les problèmes liés au climat général des affaires, il est conseillé aux États de créer un climat de certitude pour les entreprises et d’éviter les coupures d’internet induites par des politiques. Ils sont en outre appelés à mettre en œuvre toutes les clauses des protocoles établissant la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), telles que la rationalisation des procédures de dédouanement, notamment : des accords sur un poste frontière (qui unifient les systèmes et processus douaniers de deux pays) et l’institution de passerelles de soumission électronique pour le dédouanement. Toujours dans cette équation, note le rapport, les gouvernements devraient offrir des incitations fiscales aux petites entreprises et aux start-ups du commerce électronique, plutôt que les traiter de la même manière que les entreprises établies.

Pour faire fonctionner la collaboration des parties prenantes, les différents acteurs (gouvernements, opérateurs de téléphonie mobile, communauté du développement, acteurs du secteur privé et société civile) sont invités à approfondir la collaboration pour : lutter contre l’exclusion numérique, accroître la sensibilisation et la confiance des consommateurs envers les services numériques, renforcer la sécurité des transactions électroniques, développer collectivement les infrastructures matérielles et immatérielles pour la pénétration mobile et le commerce électronique, et combler les pénuries de compétences et de financement pour les entreprises de commerce électronique dans la sous-région.

« Ce rapport est très important car il dévoile les avantages critiques du mobile fonctionnel et d’un écosystème de commerce électronique pour le développement durable dans notre sous-région, en particulier dans le contexte d’une meilleure construction à partir des fléaux du COVID-19 », a déclaré Antonio Pedro, directeur du Bureau Afrique de la CEA.

« Grâce à la technologie mobile, nous nous dirigeons de plus en plus vers la dernière étape de l’inclusion numérique dans les zones urbaines, suburbaines et rurales, ce qui permet aux citoyens de se connecter directement aux fournisseurs de services modernes et producteurs de biens de manière rapide, leur permettant d’éviter certains des défis spécifiques aux infrastructure physiques liés à la sous-région », a-t-il ajouté.

Akinwale Goodluck, chef de la direction Afrique subsaharienne de la GSMA, a décrit la synergie entre son institution et la CEA lors de la production du « rapport solide et factuel » comme étant « merveilleuse et productive », affirmant que cela contribuerait grandement à améliorer l’économie numérique États africains, tout en exhortant les décideurs et les industries associées à adopter ses recommandations.

(Source : Digital Business Africa, 15 décembre 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6638/7700 Régulation des télécoms
  • 544/7700 Télécentres/Cybercentres
  • 5404/7700 Economie numérique
  • 2636/7700 Politique nationale
  • 7680/7700 Fintech
  • 799/7700 Noms de domaine
  • 3550/7700 Produits et services
  • 2327/7700 Faits divers/Contentieux
  • 1154/7700 Nouveau site web
  • 7700/7700 Infrastructures
  • 2670/7700 TIC pour l’éducation
  • 298/7700 Recherche
  • 387/7700 Projet
  • 5116/7700 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2899/7700 Sonatel/Orange
  • 2440/7700 Licences de télécommunications
  • 427/7700 Sudatel/Expresso
  • 2137/7700 Régulation des médias
  • 1940/7700 Applications
  • 1804/7700 Mouvements sociaux
  • 2641/7700 Données personnelles
  • 202/7700 Big Data/Données ouvertes
  • 913/7700 Mouvement consumériste
  • 557/7700 Médias
  • 982/7700 Appels internationaux entrants
  • 2585/7700 Formation
  • 139/7700 Logiciel libre
  • 3150/7700 Politiques africaines
  • 1620/7700 Fiscalité
  • 259/7700 Art et culture
  • 888/7700 Genre
  • 2605/7700 Point de vue
  • 1520/7700 Commerce électronique
  • 2266/7700 Manifestation
  • 484/7700 Presse en ligne
  • 202/7700 Piratage
  • 319/7700 Téléservices
  • 1416/7700 Biométrie/Identité numérique
  • 463/7700 Environnement/Santé
  • 584/7700 Législation/Réglementation
  • 566/7700 Gouvernance
  • 2728/7700 Portrait/Entretien
  • 227/7700 Radio
  • 1267/7700 TIC pour la santé
  • 444/7700 Propriété intellectuelle
  • 120/7700 Langues/Localisation
  • 2079/7700 Médias/Réseaux sociaux
  • 3235/7700 Téléphonie
  • 325/7700 Désengagement de l’Etat
  • 1647/7700 Internet
  • 200/7700 Collectivités locales
  • 692/7700 Dédouanement électronique
  • 1688/7700 Usages et comportements
  • 1573/7700 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 856/7700 Audiovisuel
  • 4996/7700 Transformation digitale
  • 600/7700 Affaire Global Voice
  • 299/7700 Géomatique/Géolocalisation
  • 477/7700 Service universel
  • 1075/7700 Sentel/Tigo
  • 273/7700 Vie politique
  • 2360/7700 Distinction/Nomination
  • 54/7700 Handicapés
  • 1075/7700 Enseignement à distance
  • 1179/7700 Contenus numériques
  • 917/7700 Gestion de l’ARTP
  • 325/7700 Radios communautaires
  • 2633/7700 Qualité de service
  • 680/7700 Privatisation/Libéralisation
  • 227/7700 SMSI
  • 805/7700 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4150/7700 Innovation/Entreprenariat
  • 2093/7700 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 72/7700 Internet des objets
  • 259/7700 Free Sénégal
  • 1139/7700 Intelligence artificielle
  • 301/7700 Editorial
  • 3/7700 Gaming/Jeux vidéos
  • 37/7700 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous