twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

La Banque de France privilégie la méthode douce face aux crypto-actifs

mardi 6 mars 2018

Plutôt réguler qu’interdire. La Banque de France a proposé hier plusieurs pistes pour encadrer les crypto-actifs, privilégiant ainsi la méthode douce de l’intégration de ces nouveaux actifs numériques à l’écosystème financier et réglementaire plutôt que leur rejet pur et simple. Denis Beau, premier sous-gouverneur de la Banque de France qui présentait ces travaux, n’a cependant pas mâché ses mots vis-à-vis de la « bulle spéculative » que représente le bitcoin, dont l’assimilation à une monnaie est vertement critiquée par l’institut monétaire. La Banque de France se fait ainsi l’écho des critiques formulées début février par Agustin Carstens, le directeur général de la Banque des règlements internationaux, qui avait comparé le bitcoin à une « pyramide de Ponzi ».

La Banque de France va cependant plus loin que ses pairs en détaillant des pistes d’encadrement, visant à « prévenir les risques liés au développement des crypto-actifs ». Elle se veut ainsi prospective, soulignant que leur développement actuel ne représente pas de risque important pour la stabilité financière. A ce stade, c’est la lutte antiblanchiment et contre le financement du terrorisme (LAB/CFT) qui apparaît « hautement prioritaire », observe la BdF. La révision de la directive européenne sur le sujet justement prévoit d’assujettir les acteurs proposant des services d’échange et de conservation de crypto-actifs, mais la Banque de France souhaiterait aller plus loin, en instaurant un statut de « prestataire de services en crypto-actifs » pour ces acteurs servant d’« interface avec l’économie réelle ». Un tel agrément, délivré par l’ACPR, ouvrirait la porte à des exigences en termes de sécurité des opérations, de protection des consommateurs et de gouvernance, estime la BdF.

Outre les plates-formes d’échanges, la Banque de France souhaite également encadrer les investissements dans les crypto-actifs afin d’éviter leur inclusion dans des produits d’épargne commercialisés auprès du grand public. Des restrictions particulières sur les investissements des établissements financiers régulés sont également proposées par l’institution.

Le G20 devrait évoquer ce débat lors de la réunion des ministres des Finances fin mars, mais la Banque de France privilégie dans un premier temps un encadrement au niveau européen ou national. Le gouvernement français a de son côté confié début janvier à Jean-Pierre Landau, ancien sous-gouverneur, une mission sur le sujet.

Bastien Bouchaud

(Source : AGEFI, 6 mars 2018)

Mots clés

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 449 579 abonnés Internet

  • 10 183 289 abonnés 2G+3G+4G (97,47%)
  • 115 978 clés et box Internet (1,11%)
  • 130 612 abonnés ADSL (1,25%)
  • 17 961 abonnés bas débit (0,17%)
  • 1739 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 006

- Taux de pénétration des services Internet : 68,49%

(ARTP, 30 septembre 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 299 774 abonnés
- 234 433 lignes résidentielles (78,20%)
- 65 257 lignes professionnelles (21,80%)
- 84 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 septembre 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 16 403 402 abonnés
- Taux de pénétration : 107,52%

(ARTP, 30 septembre 2018)

FACEBOOK

- 3 100 000 utilisateurs
- Taux de pénétration de Facebook : 32%

(Facebook Ads, décembre 2018)