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L’utilisation des TIC reste faible en Afrique, selon un rapport de l’UA

vendredi 29 janvier 2010

L’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique reste faible par rapport au développement rapide de cette technologie et sa contribution au développement, révèle un rapport de l’Union africaine dont APA a obtenu copie.

Le 14ème sommet de l’Union africaine (UA) qui se tient depuis le 25 janvier dernier, a pour thème "Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) en Afrique, les défis et perspectives de développement".

« L’utilisation globale des TIC en Afrique est encore faible, ce qui laisse amplement d’espace pour davantage de croissance dans les années à venir. L’Afrique demeure le continent le moins connecté au monde, tant d’un point de vue de la pénétration d’Internet qu’en termes de bande passante totale utilisée. Ce nouveau secteur dynamique touchant plusieurs secteurs nécessite un débat au plus haut niveau des gouvernements", selon le rapport sur les TIC.

C’est dans ce cadre que des experts en TIC des Etats membres de l’UA s’étaient réunis les 2-3 novembre dernier à Johannesburg, en Afrique du Sud. Cette conférence ministérielle préparait l’actuel sommet d’Addis-Abeba (25 janvier-2février).

Selon les informations obtenues, la croissance et la vitesse d’Internet est encore limitée en Afrique où il n’existe en moyenne qu’un seul abonné haut débit pour 1000 habitants alors que l’Europe a 200 abonnés par 1.000 habitants.

« Bien que l’Afrique ait posé quelques jalons déterminants en embrassant et en s’adaptant à la société de l’information et l’utilisation des TIC, il reste encore du chemin à faire. Par exemple, l’Afrique doit être intégrée beaucoup plus rapidement dans l’économie de la connaissance qui est apparue à la suite de la révolution des TIC », a déclaré M. Abdoulie Janneh, le Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Selon lui, certains blocs cruciaux doivent être mis en place de façon urgente, à savoir par le biais des infrastructures, des réseaux régionaux structurants et de la connectivité.

"Avec le soutien de la CEA et ses partenaires, 40 pays africains ont fait de bons progrès dans l’adaptation des stratégies des TIC notamment par des Plans nationaux de mise en place d’infrastructures d’information et de communication (Plan NICI) », a dit M. Janneh.

L’Union africaine a également tenu une table ronde sur les TIC mercredi dernier au siège de la Commission de l’UA à Addis-Abeba, sous la présidence du Dr Elham Mahmoud Ibrahim, Commissaire à l’Infrastructure et à l’Energie de l’UA.

Le panel de discussion a eu lieu dans le cadre du 14e sommet ordinaire de l’UA.

M. Erastus Mwencha, le vice-président de la Commission de l’UA, a indiqué pour sa part que la conférence est un forum d’échange tout en espérant que l’issue de la réunion aide la Commission de l’UA à jouer son rôle de leadership dans la coordination du développement des TIC en Afrique.

M. Mwencha a également soutenu que les TIC sont un secteur à consolider au niveau national et régional, malgré les défis auxquels fait face ce secteur en Afrique.

L’adjoint de Jean Ping a souligné l’importance des TIC dans la promotion des compétences pédagogiques et le développement, ajoutant que le développement de l’Afrique incombe aux Africains eux-mêmes.

Il a promis le soutien de la Commission de l’UA dans l’élargissement de la portée des TIC à tous les Africains.

Un représentant de la Banque mondiale, M. Richard Scobey, a présenté un rapport d’étude de faisabilité sur les TIC réalisé conjointement avec le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et la Banque africaine de développement (BAD).

Il a dit que l’étude servira de cadre à la Commission de l’UA pour l’élaboration d’un plan d’action sur les TIC.

Selon le rapport d’étude, le développement des TIC a été un facteur de plus de 50% de croissance depuis le début de l’année 2000 en Afrique.

(Source : APA, 29 janvier 2010)

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