OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Décembre 2016 > L’urgence de confectionner une identité numérique africaine

L’urgence de confectionner une identité numérique africaine

mardi 6 décembre 2016

Cybersécurité/Cybercriminalité

L’Afrique a-t-elle une identité numérique qui lui est propre ou ne reprend-elle que ce qui existe dans le cyber espace mondial ? Cette question s’impose vu le suivisme africain mis à nu lors du panel sur « L’Etat africain et le service public de la cyber sécurité » que l’Institut sur la Gouvernance démocratique du Codesria a organisé le jeudi 1er décembre 2016 à Dakar.

Le continent africain vit des moments préoccupants face au phénomène de la cybercriminalité. Le préjudice financier est estimé à des millions de dollars sur tout le continent. En plus du préjudice financier, il faut regarder les dommages collatéraux d’ordre moral, politique, social. Ce qui montre la facette multiforme du préjudice. Cette situation est liée au fait que la plupart des pays du continent sont des sortes de « paradis pénaux » en matière de cyber sécurité.

Le professeur Abdoullah Cissé, Président de l’Institut pour la Gouvernance Démocratique du CODESRIA, avise que la convention qui a été adoptée à l’échelle de l’Union Africaine en 2014 n’est pas encore entrée en vigueur. Ce qui, à son avis, signale l’existence de plusieurs endroits dans le continent où les cybercriminels peuvent commettre des actes de délinquence sans être inquiétés parce qu’il n’existe pas sanction ou de magistrats suffisamment formés pour appliquer les textes.

L’absence d’une identité numérique africaine est soulevée au moment où la cybercriminalité est un problème universel que chaque zone du monde doit respecter à sa manière. L’étonnement s’impose au moment où les cyberespaces européens ou américains sont facilement délimitables dans le cyberespace global. M. Cissé de rappeler qu’en droit international, chaque Etat a une marge nationale d’appréciation que les pays africains n’utilisent pas. « Lorsqu’on est dans un monde globalisé interconnecté, nous n’avons pas à nous effacer et prendre tout ce qui est international. Il y a un mix à faire entre la partie internationale et celle nationale ».

Selon lui, un Etat doit avoir la maitrise de son cyber espace dans la partie qui relève de la souveraineté. D’où la raison d’avoir un data center national, un Cloud national, un intranet gouvernemental, des points d’échange internet, un back bone de fibre optique pour le pays. « Cet ensemble est ce qui nous permet d’entrer dans le cyber espace ».

A son avis, les passeports biométriques, les cartes d’identité numériques actuellement délivrés aux citoyens devraient assurer à tout un chacun une identité numérique lui permettant d’être acteur d’un cyber espace sécurisé où l’on peut contribuer à l’économie du savoir de façon positive. « Si cette carte d’identité numérique ne nous permet pas d’avoir une identité numérique qui nous habilite à profiter de tous les services du cyber espace comme on le fait avec notre identité physique dans l’espace traditionnel ça signifie que le papier que nous avons n’est pas encore complet ».

Dans cette même lancée, le Professeur Cissé y greffe l’importance de la responsabilité de chaque acteur. « Comme on ne peut pas opter pour la non connexion ou la déconnexion qui est une fuite en avant ou une politique de l’Autruche qui ne sert pas à grand-chose, dès qu’on accepte de se connecter, il faut que ça soit responsable au niveau du citoyen, des décideurs, de l’Etat ». Sur ce point, Mamadou Sangharé, Directeur général de l’enseignement supérieur du Sénégal, insiste sur la formation. Pour lui, la cybersécurité va au-delà de la gestion des systèmes d’information. « Elle doit être appréhendée de manière holistique pour prendre en compte l’aspect économique, éducatif, militaire, diplomatique… » A son avis, « le fait de confier des pans de l’économie ou de la sécurité d’un pays à des étrangers pose un problème de souveraineté ».

Devant cet état de fait, des organisations comme l’Institut sur la gouvernance démocratique essayent de définir les conditions pour une prise en charge des questions de cyber sécurité dans le cadre de la gouvernance des Etats africains. C’est ainsi que ces chercheurs du Codesria qui ont pointé du doigt la nécessité d’avoir un observatoire sur la cybercriminalité où au moins des organisations existantes qui travaillent sur la quantification du préjudice à travers le monde.

Il s’agira en gros de définir une vision africaine de la civilisation numérique. Les Etats africains sont appelés à tenir compte de la gestion du risque numérique et celle de la fracture numérique en vue de son éradication ou sa réduction au plus petit. Ainsi les pays du continent sont appelés à naviguer entre ces deux principes pour créer une civilisation numérique africaine. Ce qui, d’après le Pr Cissé, conduit à la création d’une république africaine numérique dont les contours seront clairement définis pour éviter de copier ce qui existe déjà mais envisager des solutions africaines.

La présidente de la Commission de protection des Données personnelles (Cdp) du Sénégal, Mme Awa Ndiaye pense que l’Afrique devra se conformer à ce monde global et s’inventer des spécificités. A son avis, « dans ce monde global et globalisant, il faut voir comment s’y installer avec ses préoccupations spécifiques et comment y évoluer dans le monde numérique en essayant d’être particulier ».

M. Mamadou Thiam, membre de l’Organisation des professionnels des TIC et directeur général de NEDGE PS Gouvernance de la cybersécurité en Afrique, pour sa part, appelle à conscientiser les donneurs d’or africains sur les enjeux de la dépense pour la sécurité. Il n’a pas aussi occulté l’importance de la formation des citoyens du moment que « 80% des problèmes de cybersécurité sont liés au facteur humain ». D’après lui, il faut interagir sur beaucoup de facteurs pour contrer les effets pervers de la cybersécurité.

Bacary Dabo

(Source : All Africa, 6 décembre 2016)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 7757/9160 Régulation des télécoms
  • 586/9160 Télécentres/Cybercentres
  • 6114/9160 Economie numérique
  • 3162/9160 Politique nationale
  • 8888/9160 Fintech
  • 853/9160 Noms de domaine
  • 3508/9160 Produits et services
  • 2570/9160 Faits divers/Contentieux
  • 1260/9160 Nouveau site web
  • 9160/9160 Infrastructures
  • 3238/9160 TIC pour l’éducation
  • 334/9160 Recherche
  • 424/9160 Projet
  • 6569/9160 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3371/9160 Sonatel/Orange
  • 2647/9160 Licences de télécommunications
  • 470/9160 Sudatel/Expresso
  • 1733/9160 Régulation des médias
  • 2125/9160 Applications
  • 1770/9160 Mouvements sociaux
  • 3023/9160 Données personnelles
  • 285/9160 Big Data/Données ouvertes
  • 1150/9160 Mouvement consumériste
  • 604/9160 Médias
  • 1055/9160 Appels internationaux entrants
  • 2986/9160 Formation
  • 192/9160 Logiciel libre
  • 4049/9160 Politiques africaines
  • 1911/9160 Fiscalité
  • 293/9160 Art et culture
  • 1028/9160 Genre
  • 4836/9160 Point de vue
  • 1864/9160 Commerce électronique
  • 2426/9160 Manifestation
  • 565/9160 Presse en ligne
  • 236/9160 Piratage
  • 377/9160 Téléservices
  • 1769/9160 Biométrie/Identité numérique
  • 543/9160 Environnement/Santé
  • 621/9160 Législation/Réglementation
  • 649/9160 Gouvernance
  • 3281/9160 Portrait/Entretien
  • 269/9160 Radio
  • 1425/9160 TIC pour la santé
  • 472/9160 Propriété intellectuelle
  • 138/9160 Langues/Localisation
  • 1887/9160 Médias/Réseaux sociaux
  • 3609/9160 Téléphonie
  • 336/9160 Désengagement de l’Etat
  • 1898/9160 Internet
  • 226/9160 Collectivités locales
  • 725/9160 Dédouanement électronique
  • 2075/9160 Usages et comportements
  • 1761/9160 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 900/9160 Audiovisuel
  • 6280/9160 Transformation digitale
  • 633/9160 Affaire Global Voice
  • 301/9160 Géomatique/Géolocalisation
  • 619/9160 Service universel
  • 1106/9160 Sentel/Tigo
  • 319/9160 Vie politique
  • 2956/9160 Distinction/Nomination
  • 105/9160 Handicapés
  • 1245/9160 Enseignement à distance
  • 1345/9160 Contenus numériques
  • 964/9160 Gestion de l’ARTP
  • 353/9160 Radios communautaires
  • 3135/9160 Qualité de service
  • 924/9160 Privatisation/Libéralisation
  • 283/9160 SMSI
  • 853/9160 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4811/9160 Innovation/Entreprenariat
  • 2362/9160 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 119/9160 Internet des objets
  • 449/9160 Free Sénégal
  • 1990/9160 Intelligence artificielle
  • 538/9160 Editorial
  • 28/9160 Gaming/Jeux vidéos
  • 86/9160 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous