twitter facebook rss

Ressources

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

L’injure politique à l’ère du numérique

lundi 4 octobre 2021

Le pamphlet, le blasphème, les gros mots et les petites phrases constituent avec l’insulte autant de modes d’expression qui montrent que la communication politique ne s’épuise pas dans les beaux discours, l’éloquence verbale, la rhétorique convenue et le politiquement correct dans l’acoustique des éléments de langage.

Avec l’ère du numérique, l’insulte comprise comme « axiologique négatif », trouve un cadre idéal d’expression politique à la fois très attractif et fort problématique, en raison notamment des possibilités de contournement des logiques d’endiguement juridique et de containment médiatique de la parole considérée comme « vulgairement dissidente ». Ironiquement, l’injure n’est pourtant pas seulement le fait de citoyens marginaux anonymes, isolés et non maîtrisables abusant de manière inadéquate, excessive et indécente de leur liberté d’expression et de protestation.

Elle est également le fait de hauts responsables politiques, marabouts, artistes, journalistes et célébrités dont les « dérives langagières » sont diffusées et partagées sur les réseaux sociaux. Elle devient ainsi le résultat d’une planification partisane, voire officielle, pour discréditer toute adversité politique. Il en ressort, dans les ateliers des partis et mouvements politiques, une initiation discursive et technologique de militants recrutés, entrainés et affectés à cette politisation de l’insulte, conformément à une stratégie d’occupation des espaces numériques où se jouent les enjeux politiques de la réputation, de la transgression et de la légitimation. Au-delà du dégoût politique, des indignations morales et des menaces judiciaires, l’insulte doit être analysée froidement comme un discours politique heuristiquement fécond qui contribue aujourd’hui à la tentation étatique de mettre des barrières moins juridiques que techniques pour en neutraliser les effets politiques fortement appréhendés.

Ibrahima Sylla

(Source : Social Net Link, 4 ocotbre 2021)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 252 221 abonnés
- 210 908 résidentiels (83,62%)
- 41 313 professionnels (16,38%)
- Taux de pénétration : 1,51%

(ARTP, 30 juin 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 667 613 abonnés
- Taux de pénétration : 117,73%

(ARTP, 30 juin 2021)

FACEBOOK

3 900 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

- LinkedIn : 680 000

- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)