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L’Observatoire des Médias : « Le Président du CNRA doit être une personne indépendante. Le jour où Babacar Touré prend une sanction contre Walfadjri… »

dimanche 7 octobre 2012

Relever les manquements de la presse et des médias : c’est la tâche que s’est assigné Limédia, l’Observatoire de l’information et des médias, qui porte un regard très critique sur l’exercice des métiers de l’information et de la communication. Pour Sadikh Diop, administrateur de Limédia, « les journalistes ne font que répéter ce qu’ils entendent. Vous retrouvez dans les journaux ce que vous entendez dans les grand-places », a regretté l’invité de l’émission Le Grand Entretien de Seneweb Radio.

« Pourquoi rendre public des informations dont on n’est pas sûr de la véracité ? », se désole-t-il lorsque la presse, dernièrement, a accordé plusieurs interviews à la famille de Tabara, la Sénégalaise exécutée par le régime de Yahya Jammeh en Gambie. « Il y a de grands journalistes qui font n’importe quoi et savent qu’ils font n’importe quoi », fait-il remarquer car « on n’avait pas besoin de connaître le nom de la dame, encore moins de donner la parole, à tour de rôle, à des membres de sa famille qui se contredisent et semblent régler des comptes ».

Quant à la télévision publique RTS, qui évoque souvent des problèmes de moyens, « qu’elle nous fasse déjà un bon contenu, de la production avec les moyens dont elle dispose », a préconisé Sadikh Diop. Et de rappeler qu’ « à chaque campagne électorale, la RTS en profite pour améliorer son parc. Ce matériel là, elle en fait quoi ? De quels moyens parle-t-on ? La RTS a des moyens énormes, des ressources humaines en réserve », tient-il à préciser.

Sadikh Diop de s’indigner aussi devant la production par la chaîne publique de la matinale « Kinkéliba », qui dure deux heures, « rediffusée deux fois par jour, ce qui fait, au total, six heures sur vingt-quatre heures », constate avec regrets l’administrateur de Limedia.org, non sans rappeler que le quart des programmes de la RTS, « c’est de la rediffusion », alors que « son journal télévisé ne donne pratiquement que de l’information institutionnelle ».

Autant de manquements qui devraient intéresser le CNRA, objet aujourd’hui de tous les débats.

« Babacar Touré ne peut pas être président de Sud et diriger le CNRA »

Justement le CNRA, il est dans le viseur de l’administrateur de Limédia, qui n’en voit pas moins « une nomination politique » à travers l’arrivée de Babacar Touré à la tête de l’organe chargé de réguler l’environnement des médias. Parce qu’« il y a un conflit d’intérêt manifeste. Babacar Touré ne peut pas être président de Sud et diriger le CNRA », prévient Sadikh Diop au sujet de Sud Communication, une entreprise de presse privée qui repose sur les épaules de Babacar Touré. « Demain, si Babacar Touré prend une sanction contre le groupe Walfadjri, Sidy Lamine Niasse va dire ce que je suis en train de dire aujourd’hui », a-t-il averti.

A en croire Sadikh Diop qui dit ne pas douter une seule fois des compétences et capacités du journaliste, « Babacar Touré aura les mains liées », alors que le CNRA « doit veiller au respect des procédures administratives », aussi. « Est-ce que la radio de Babacar Touré respecte déjà tout cela ? », s’interroge l’économiste de formation, qui établit un parallélisme avec la France, où « la fonction de président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) est incompatible avec toute autre fonction ».

Et de poursuivre : « on aurait nommé Sidy Lamine Niasse, Vieux Aïdara ou autre à la tête du CNRA, j’aurais dit la même chose ». Parce que « le CNRA est une sorte de tribunal administratif, il fait des amendes, du correctionnel en quelque sorte. Il s’occupe des contentieux entre organes de presse et pour ce travail, on n’a pas besoin d’un journaliste ».

Sadikh Diop de souligner d’autre part la nécessité d’un équilibre de l’information dans les médias, une répartition des temps de parole entre le pouvoir et l’opposition. Mieux, « il faut établir des règles du jeu claires dans le secteur des médias et mettre à la tête des institutions qui les régulent, des hommes indépendants, des hommes qui ont la capacité de les faire appliquer ». Par ailleurs, tient-il à relever, « il y a des télévisions qui ne font que des plateaux, elles n’ont pas de programme, alors que certains journaux télévisés, ne sont en réalité qu’une radio filmée », soutient-il. Comme quoi Babacar Touré, a du pain sur la planche.

(Source : Seneweb, 7 octobre 2012)

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