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L’ICANN va implanter deux serveurs racine sur le continent africain, afin d’en améliorer la capacité Internet

dimanche 6 mars 2022

Consciente des défis de connectivité à haut débit et de lutte contre la cybercriminalité sur le continent africain, la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet veut aider à y améliorer la qualité du réseau. Elle prépare à cet effet l’installation d’infrastructures techniques.

La Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN) a annoncé en début de semaine, l’installation prochaine de deux grappes de serveurs racine en Afrique. La première sera implantée au Kenya, hub d’innovation numérique sur le continent, tandis que le lieu d’implantation de la seconde n’est pas encore dévoilé.

Les deux infrastructures techniques permettront que les requêtes Internet provenant d’Afrique soient traitées dans la région, sans dépendre de réseaux et serveurs situés ailleurs dans le monde. Selon l’organisation internationale à but non lucratif — qui assure la coordination du système des noms de domaine et joue un rôle clé dans le maintien d’un Internet mondial interopérable et sûr —, elles « réduiront le temps de chargement des sites web, notamment en cas de pics d’utilisation d’Internet. Cela apportera des avantages immédiats aux internautes de tout le continent ».

Les serveurs racine réduiront aussi l’impact d’une éventuelle cyberattaque en Afrique. Comme l’explique We are Tech Africa, les cyberattaques par déni de service distribué (DDoS) visent à saturer les serveurs par une avalanche de requêtes. L’infrastructure permettra une largeur de bande et une capacité de traitement des données plus élevées, réduisant le risque d’interruption de l’Internet le cas échéant.

Cet investissement de l’ICANN en Afrique entre dans le cadre des ambitions de la coalition numérique Partner2Connect lancée le 20 septembre 2021 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), afin de favoriser une connectivité et une transformation numérique significatives à l’échelle mondiale. Des ambitions qui s’alignent également avec la stratégie africaine de transformation numérique 2020-2030.

L’UIT estime actuellement à 33 % le taux de population qui accède à Internet en Afrique. Avec la transformation numérique qui s’accélère et induit une forte consommation de data, l’Union croit que cette proportion de consommateurs va augmenter rapidement au cours des prochains mois.

(Source : Agence Ecofin, 6 mars 2022)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 256 010 abonnés
- 215 687 résidentiels (84%)
- 40323 professionnels (16%)
- Taux de pénétration : 1,52%

(ARTP, 30 septembre 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 742 292 abonnés
- Taux de pénétration : 118,18%

(ARTP, 30 septembre 2021)

FACEBOOK

3 850 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 2,95 millions

- Instagram : 1,1 million

- LinkedIn : 800 000

- Twitter : 189 800

(Datareportal, Mars 2022)