OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2006 > L’Arlésienne du troisième opérateur

L’Arlésienne du troisième opérateur

vendredi 30 juin 2006

Privatisation/Libéralisation

Souvent cité en exemple pour la qualité de son réseau de télécommunications, pour certaines applications mises en œuvre et pour engagement dans la lutte contre la fracture numérique, le Sénégal est paradoxalement un des pays africains où le marché des télécommunications est le moins ouvert à la concurrence. Pourtant, depuis décembre 2003, l’Etat a clairement annoncé son intention de mettre fin au monopole garantit à la Sonatel sur la téléphonie fixe et internationale ainsi que le transport de données dans le cadre de la privatisation opérée en 1997. Or force est de constater que le processus d’ouverture du marché à la concurrence est pour le moins grippé. S’agissant de la téléphonie mobile, seuls deux opérateurs, Alizé et Tigo, sont en compétition ce qui a des incidences négatives sur les tarifs, la diversité de l’offre et la qualité de service. En matière de téléphonie fixe et internationale comme de transfert de données, la situation est pire puisqu’un monopole de facto a pris le relais du monopole de jure qui existait jusqu’alors. Annoncé en février 2005, le lancement de l’appel d’offre pour une licence globale de télécommunications (téléphonie fixe et mobile et Internet) a été reporté une première fois suite au limogeage du directeur de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) en juin 2005. Lors de la session de Tunis du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) en novembre 2005, il a été procédé en grande pompe à la relance du processus mais depuis un silence de plomb est retombé sur cette opération qui devrait pourtant se faire au grand jour. Si l’on s’en tient aux propos tenus par les représentants de l’ARTP sur la nécessité de réformer le Code des télécommunications pour pouvoir enfin lancer cet appel d’offres on ne doit malheureusement pas s’attendre à ce que le marché sénégalais des communications s’ouvre rapidement à une large concurrence. Pourquoi de tels atermoiements alors que l’ouverture du marché est inscrite dans les textes depuis 1996 ? Comment peut-on raisonnablement expliquer que depuis dix ans le dispositif légal et réglementaire nécessaire n’ait pas été mis en place pour permettre l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché ? Question subsidiaire qui a intérêt à maintenir le monopole sur la téléphonie fixe et international ainsi que sur la fourniture de services de données dans un contexte de libéralisation de l’économie ? Sans attendre la réponse à ces questions essentielles, on peut affirmer sans ambages que cette situation va complètement à l’encontre des objectifs visés par la stratégie de croissance accélérée, notamment dans sa dimension TIC et téléservices. En effet, il ne saurait y avoir de développement conséquent du secteur des TIC et des téléservices sans la mise en place d’une concurrence large, saine, loyale et transparente entre l’ensemble des acteurs actuels et potentiels, nationaux comme étrangers. Il est donc grand temps de mettre fin à cette situation confuse et faire en sorte que le troisième opérateur de télécommunications ne soit pas synonyme d’arlésienne, cette chose dont tout le monde parle mais qui n’arrive jamais. Dans l’économie numérique qui se met en place à travers le monde, plus que dans tout autre processus, le temps perdu ne se rattrape pas et chaque jour qui passe hypothèque un peu plus les chances du Sénégal de se positionner sur un certain nombre de niches lui permettant de rejoindre rapidement le peloton des pays émergents.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4340/5361 Régulation des télécoms
  • 354/5361 Télécentres/Cybercentres
  • 3995/5361 Economie numérique
  • 2118/5361 Politique nationale
  • 5267/5361 Fintech
  • 518/5361 Noms de domaine
  • 2189/5361 Produits et services
  • 1566/5361 Faits divers/Contentieux
  • 761/5361 Nouveau site web
  • 5361/5361 Infrastructures
  • 1807/5361 TIC pour l’éducation
  • 192/5361 Recherche
  • 250/5361 Projet
  • 3424/5361 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1821/5361 Sonatel/Orange
  • 1721/5361 Licences de télécommunications
  • 276/5361 Sudatel/Expresso
  • 1380/5361 Régulation des médias
  • 1327/5361 Applications
  • 1131/5361 Mouvements sociaux
  • 1718/5361 Données personnelles
  • 131/5361 Big Data/Données ouvertes
  • 599/5361 Mouvement consumériste
  • 366/5361 Médias
  • 672/5361 Appels internationaux entrants
  • 2119/5361 Formation
  • 107/5361 Logiciel libre
  • 2062/5361 Politiques africaines
  • 1329/5361 Fiscalité
  • 180/5361 Art et culture
  • 592/5361 Genre
  • 1733/5361 Point de vue
  • 1021/5361 Commerce électronique
  • 1492/5361 Manifestation
  • 406/5361 Presse en ligne
  • 129/5361 Piratage
  • 216/5361 Téléservices
  • 1041/5361 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5361 Environnement/Santé
  • 401/5361 Législation/Réglementation
  • 373/5361 Gouvernance
  • 1816/5361 Portrait/Entretien
  • 148/5361 Radio
  • 771/5361 TIC pour la santé
  • 309/5361 Propriété intellectuelle
  • 59/5361 Langues/Localisation
  • 1072/5361 Médias/Réseaux sociaux
  • 1952/5361 Téléphonie
  • 195/5361 Désengagement de l’Etat
  • 1045/5361 Internet
  • 142/5361 Collectivités locales
  • 483/5361 Dédouanement électronique
  • 1147/5361 Usages et comportements
  • 1056/5361 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 562/5361 Audiovisuel
  • 3655/5361 Transformation digitale
  • 397/5361 Affaire Global Voice
  • 159/5361 Géomatique/Géolocalisation
  • 329/5361 Service universel
  • 676/5361 Sentel/Tigo
  • 188/5361 Vie politique
  • 1561/5361 Distinction/Nomination
  • 34/5361 Handicapés
  • 715/5361 Enseignement à distance
  • 709/5361 Contenus numériques
  • 603/5361 Gestion de l’ARTP
  • 178/5361 Radios communautaires
  • 1867/5361 Qualité de service
  • 430/5361 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5361 SMSI
  • 465/5361 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2829/5361 Innovation/Entreprenariat
  • 1433/5361 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5361 Internet des objets
  • 212/5361 Free Sénégal
  • 658/5361 Intelligence artificielle
  • 217/5361 Editorial
  • 27/5361 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous