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Karim Wade accuse Lawrence Delevingne de s’en prendre aux institutions du Sénégal et à sa personne

jeudi 11 février 2010

Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade a nommément accusé le journaliste du site www.businessinsider.com, Lawrence Delevingne, de ‘’s’en prendre aux institutions de notre pays (le Sénégal) et à (sa) personne’’, indique un communiqué reçu vendredi à l’APS.

Le site www.businessinsider.com a diffusé, début février, un article accusant M. Wade alors conseiller financier du chef de l’Etat et Thierno Ousmane Sy, conseiller spécial du président de la République pou les Nouvelles Technologies de tentative de corruption en réclamant 200 millions de dollars US (90 milliards de FCFA) aux dirigeants de Milicom/Sentel.

‘’D’emblée il y a lieu de relever que l’auteur de l’article, tout en reconnaissant qu’il n’a pas été en mesure de vérifier les informations largement reprises dans (le site), prétend qu’il en a eu l’intention en sollicitant à cet effet, en vain et à maintes reprises l’ambassade du Sénégal à Washington, se gardant bien d’identifier le diplomate qu’il aurait tenté de contacter’’, regrette le communiqué. ‘’Tout journaliste sérieux, en bon professionnel, aurait pris soin de vérifier directement ces informations auprès de ma personne’’, a-t-il ajouté.

Pour le ministre d’Etat Karim Wade, ‘’ce constat justifie à lui seul que l’auteur de l’article n’avait pas pour préoccupation d’informer objectivement et sainement l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur le sujet consacré au différend opposant la République du Sénégal à Millicom, mais plutôt de s’en prendre exclusivement et principalement aux institutions de notre pays et à ma personne’’.

‘’Il est regrettable que des journalistes acceptent d’être instrumentalisés et ainsi d’enfreindre gravement leur déontologie’’, déplore dans le texte Karim Wade qui a estimé ‘’nécessaire de procéder à une chronologie factuelle du dossier Millicom, étant évident qu’il existe un lien entre la diffusion de cet article ayant pour objet la relation de faits remontant à l’année 2008 et la situation procédurale actuelle de la procédure d’arbitrage’’.

‘‘A l’évidence, l’auteur de l’article a eu pour préoccupation de vouloir donner bonne conscience à Millicom en l’érigeant dans ce dossier en victime, cette dernière craignant que les conditions d’octroi en sa faveur en 1998 de la seconde licence de téléphonie mobile (ci-après « Deuxième Licence ») jette un discrédit sérieux sur son image et ait une incidence négative quant à ses prétentions dans le cadre de la procédure d’arbitrage actuellement en cours’’, ajoute le communiqué.

Pour l’auteur du communiqué, ‘’il ne saurait être sérieusement contesté que le prix d’acquisition (des mains de l’ancien régime socialiste, NDLR) par Millicom et sa filiale Sentel le 03 juillet 1998 de la Deuxième Licence était manifestement dérisoire, spoliant les intérêts du Sénégal’’.

Il a, à cet égard, rappelé que le prix payé par Millicom/ Sentel en 1998 pour l’acquisition de la Deuxième Licence s’est élevée à 100 000 dollars US alors que d’autres pays ont cédé des licences dans des conditions de transparence à des prix beaucoup plus élevés presque dans la même période (le Cameroun pour 74 millions de dollars US, le Kenya pour 50 millions, la Côte-d’Ivoire pour 54 millions de dollars, la Mali pour 62 millions de dollars, le Soudan pour 177 millions de dollars, le Maroc pour 1,1 milliard de dollars, et l’Algérie pour 537 millions de dollars).

‘’Immédiatement après l’Alternance, le Gouvernement du Sénégal, constatant l’inexécution par Sentel de ses obligations, a régulièrement résilié en septembre 2000 la convention de concession’’, rappelle le texte. D’où le différend entre les deux parties.

‘’M’inscrivant dans une logique de totale transparence, je suis disposé à tout moment à débattre publiquement du dossier Millicom, notamment, avec les responsables de Millicom et de Sentel, à savoir Messieurs Mikael Grahne, actuel Président et CEO de Millicom, de ses anciens Vice-présidents Mark Beuls et David Kimche’’, a dit Karim Wade dans le communiqué. Il a ajouté, dans un entretien téléphonique avec l’APS, qu’il est ‘’prêt à répondre aux questions des parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) sur la question’’.

(Source : APS, 11 février 2010)

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