OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Janvier 2020 > Karim Sy : « Je préfère parler de ville wise que de Smart cities »

Karim Sy : « Je préfère parler de ville wise que de Smart cities »

vendredi 3 janvier 2020

Portrait/Entretien

Depuis près d’un an, Karim Sy préside Digital Africa, une initiative impulsée par le président français Emmanuel Macron pour révéler les talents africains. Il est également le créateur de Jokkolabs, l’un des premiers espaces de créativité en Afrique devenu aujourd’hui un réseau. Dans cet entretien, il livre sa conception de la ville de demain. Une ville à visage humain qui peut être un grand vivier de créativité pour les entrepreneurs du continent.

CIO Mag : Quelle est votre conception des villes vertes et des smart cities ?

Karim Sy : Personnellement, je préfère parler de ville “wise”. Aujourd’hui, il faut imaginer une ville qui répond aux besoins des gens. Une ville qui reste humaine. On voit comment le numérique peut déshumaniser et nous amener à des logiques d’individualité. Et casser ce lien social qui fait la richesse de notre humanité.

Lors des panels des ATDA 2019, il a été intéressant de voir qu’une société comme Lifi Led, portée par un jeune Ivoirien, a planché sur des problématiques rurales africaines. Grâce à des pylônes connectés avec de l’intelligence artificielle, il est à présent possible d’accéder au réseau, à la lumière, à la connaissance. Cette solution, partie de Côte d’Ivoire, se propage en Afrique de l’Ouest et même plus loin. Aujourd’hui, cet ingénieur ivoirien vient en France pour développer son concept et prendre la mesure de l’intérêt que suscite cette nouvelle dynamique pour le futur. Un futur qui doit justement prendre en compte des problématiques telles que le climat.

Vous qui connaissez bien les startups africaines, avez-vous l’impression qu’il y a de plus en plus de projets qui vont dans le sens de la ville durable ?

Tout à fait. Les entrepreneurs se posent des questions sur les problèmes qu’ils rencontrent. Il est bien évident, aujourd’hui, que l’Afrique est l’un des continents qui va le plus s’urbaniser. Il va de fait être confronté à des problèmes que personne n’a jamais rencontré dans l’histoire de l’humanité : les questions d’assainissement, de mobilité et j’en passe.

Les problèmes de la ville sont très vite apparus dans ce que proposent des entrepreneurs. De petits projets sont en train de se déployer, de devenir plus précis, plus complexes. Les nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle, les objets connectés, sont utilisées. Nous sommes aussi dans cette dynamique d’innovation ouverte, où les pratiques s’échangent. C’est dans ce foisonnement là que des projets extrêmement intéressants vont être identifiés. C’est cela que nous voulons aussi accompagner.

Par exemple, nous avons fait appel au challenge de 1000 entrepreneurs, avec Digital Africa et le Secrétariat général du sommet Afrique-France, qui se déroulera, en juin 2020, à Bordeaux, sur le thème des villes durables. Nous aimerions que les entrepreneurs qui n’ont pas la possibilité de se déplacer viennent à ce sommet. Et allons donc les prendre en charge, les amener à échanger, proposer leurs solutions, les mettre en avant et voir comment ils peuvent conquérir d’autres marchés.

Il y a un foisonnement d’idées, mais le vrai problème n’est-il pas de savoir comment vont se financer toutes ces solutions pour une ville durable en Afrique ?

Pour transformer son idée en succès, un entrepreneur doit effectuer tout un parcours. Il a son idée, il faut qu’il la structure. Puis, qu’il développe un prototype. Et qu’il aille ensuite à la rencontre d’un premier marché et qu’il le teste… Quand tout cela est stabilisé, il passe à l’échelle suivante : il se développe, grandit et éventuellement, il part conquérir d’autres marchés.

Ce parcours-là fait appel à une vingtaine d’acteurs différents, qui doivent interagir. C’est ce qu’on appelle l’écosystème. Ce n’est pas un empilement d’acteurs. Ce sont des acteurs qui sont déjà là, qui existent déjà. Et notamment des acteurs financiers qui interagissent pour créer un continuum. Le but est d’accompagner cet entrepreneur depuis son idée jusqu’à son succès. Aujourd’hui, nous n’avons pas ce continuum. Quand on dit qu’il manque le financement, en fait ce qu’il manque, un peu partout, c’est ce continuum, depuis le business angel, qui va être une première solution, après les efforts personnels de l’entrepreneur et ceux de sa famille.

Pour conclure, quid du Digital Africa ?

Digital Africa, c’est une initiative dont la vocation consiste à permettre à des entrepreneurs de passer de l’idée de projet au succès. Nous avons identifié l’écosystème – c’est-à-dire une vingtaine d’acteurs, dont l’entrepreneur – qu’il fallait accompagner. Nous accompagnons l’entrepreneur à réaliser et à protéger ses idées, à faciliter la mise en relation, l’accès sur des marchés…

Nous développons une plateforme technologique pour permettre de mieux accompagner cette dynamique en mettant en réseau tous ces acteurs. Et avons signé près d’une centaine de partenariats, sur plus de quarante pays, avec des investisseurs, des partenaires au développement, des incubateurs….

Il s’agit aussi d’un label pour commencer à avoir de la visibilité sur des programmes, des événements. Ce projet est porté par des acteurs privés et des associations, qui partagent le même objectif de construire un monde en commun.

Propos recueillis par Moïse Mounkoro

(Source : CIO Mag, 3 janvier 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4659/5612 Régulation des télécoms
  • 394/5612 Télécentres/Cybercentres
  • 3935/5612 Economie numérique
  • 1947/5612 Politique nationale
  • 5410/5612 Fintech
  • 568/5612 Noms de domaine
  • 2490/5612 Produits et services
  • 1605/5612 Faits divers/Contentieux
  • 801/5612 Nouveau site web
  • 5612/5612 Infrastructures
  • 1877/5612 TIC pour l’éducation
  • 196/5612 Recherche
  • 259/5612 Projet
  • 3945/5612 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1986/5612 Sonatel/Orange
  • 1717/5612 Licences de télécommunications
  • 298/5612 Sudatel/Expresso
  • 1889/5612 Régulation des médias
  • 1394/5612 Applications
  • 1180/5612 Mouvements sociaux
  • 1888/5612 Données personnelles
  • 147/5612 Big Data/Données ouvertes
  • 666/5612 Mouvement consumériste
  • 416/5612 Médias
  • 697/5612 Appels internationaux entrants
  • 1842/5612 Formation
  • 106/5612 Logiciel libre
  • 2559/5612 Politiques africaines
  • 1134/5612 Fiscalité
  • 178/5612 Art et culture
  • 691/5612 Genre
  • 1894/5612 Point de vue
  • 1136/5612 Commerce électronique
  • 1588/5612 Manifestation
  • 353/5612 Presse en ligne
  • 131/5612 Piratage
  • 214/5612 Téléservices
  • 1011/5612 Biométrie/Identité numérique
  • 337/5612 Environnement/Santé
  • 381/5612 Législation/Réglementation
  • 388/5612 Gouvernance
  • 1961/5612 Portrait/Entretien
  • 167/5612 Radio
  • 866/5612 TIC pour la santé
  • 309/5612 Propriété intellectuelle
  • 71/5612 Langues/Localisation
  • 1296/5612 Médias/Réseaux sociaux
  • 2288/5612 Téléphonie
  • 206/5612 Désengagement de l’Etat
  • 1165/5612 Internet
  • 129/5612 Collectivités locales
  • 456/5612 Dédouanement électronique
  • 1210/5612 Usages et comportements
  • 1107/5612 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 594/5612 Audiovisuel
  • 3989/5612 Transformation digitale
  • 427/5612 Affaire Global Voice
  • 223/5612 Géomatique/Géolocalisation
  • 340/5612 Service universel
  • 721/5612 Sentel/Tigo
  • 197/5612 Vie politique
  • 1656/5612 Distinction/Nomination
  • 40/5612 Handicapés
  • 761/5612 Enseignement à distance
  • 872/5612 Contenus numériques
  • 648/5612 Gestion de l’ARTP
  • 197/5612 Radios communautaires
  • 1946/5612 Qualité de service
  • 474/5612 Privatisation/Libéralisation
  • 151/5612 SMSI
  • 613/5612 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3075/5612 Innovation/Entreprenariat
  • 1518/5612 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5612 Internet des objets
  • 176/5612 Free Sénégal
  • 1097/5612 Intelligence artificielle
  • 240/5612 Editorial
  • 5/5612 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5612 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous