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Jokkolabs : Un plaidoyer pour promouvoir l’entreprenariat

vendredi 23 août 2013

Mettre en synergie des entreprises, leur offrir un cadre de travail idéal et à moindre coût… Tels sont, entre autres, les objectifs de Jokkolabs. En moins de 3 ans d’existence, le concept, lancé au Sénégal, s’est étendu à 5 pays, dont la France…

« Jokkolabs est un concept très innovant et complexe. Une initiative privée à but non lucratif qui veut promouvoir l’innovation technologique et l’entreprenariat social. On est une communauté d’entrepreneurs, pour les entrepreneurs, par les entrepreneurs. Jokkolabs a mis en place le 1er espace de co-working d’Afrique de l’ouest. Un espace de travail professionnel partagé, avec une atmosphère communautaire, ouvert, qui accueille tout entrepreneur cherchant à développer son réseau, rencontrer de nouveaux collaborateurs, échanger sur ses pratiques et développer ses projets professionnels, personnels ou associatifs ». C’est Mlle Emmanuelle N. Bouiti, Associé et membre fondateur qui nous explique ainsi le concept de Jokkolabs.

Conscient que les jeunes entrepreneurs rencontrent d’énormes difficultés dans la mise en place de leurs activités, notamment au niveau infrastructurel, Karim Sy, initiateur de Jokkolabs, a fait un pas de géant. Aujourd’hui, des start-up peuvent disposer de tout ce dont ils ont besoin dans des locaux fonctionnels et à moindre coût. « Nous mettons à la disposition des promoteurs, un espace physique où sont disponibles toutes les fonctionnalités permettant à l’entreprise de démarrer. Il y a une connexion internet haut débit, un bon support, des bureaux, une salle de réunion, une adresse physique, à moindre coût. Une façon de mutualiser nos ressources et mettre à leur disposition, l’infrastructure qui est une des grosses contraintes de l’entrepreneur, surtout en termes de coûts », soutient-elle.

Des coûts ce qu’il y a de plus compétitif. Jugez-en ! Seulement 30 000 Fcfa pour 10 jours, 40 000 Fcfa pour 15 jours et 65 000 Fcfa pour un mois de présence.

Le Co-working comme leitmotiv

Lancé il y a 5 ans aux USA, le système de Co-working, prôné par Jokkolabs, met en contact des entreprises qui, à force d’échanger, trouvent finalement des raisons de se rapprocher. « Les entrepreneurs se rencontrent très souvent ici et sont prêts à échanger pour être plus forts. On les met en relation afin qu’ils puissent collaborer, de manière indépendante. Il y a des gens qui travaillent dans la Culture, d’autres dans technologie, qui sont des développeurs. L’idée, c’est de mettre les entreprises complémentaires ensemble, pour une synergie des idées créatrices. C’est un écosystème qu’on est en train de mettre en place. Ici, vous trouverez des entreprises qui ont une expérience de 3 ans ou un peu plus », indique Mlle Bouiti. Qui assimile Jokkolabs à une auberge espagnole où chacun apporte un peu et on vit de tout ça. Selon elle, « c’est un concept qui est fait pour que chacun se l’approprie. Il y a des gens de la communauté qui ont leur vision de Jokkolabs, mais il y a une ligne directive qui est les nouvelles technologies, pas forcément la partie technique, mais en tant que support et outil. Surtout, c’est l’entreprenariat qui guide chacun de nos mouvements… ».

Par ailleurs, en plus d’être une plateforme où se rencontrent diverses entreprises, Jokkolabs est un catalyseur de communautés. En effet, malgré leur potentiel, les développeurs restent peu structurés. Aussi, Jokkolabs met à leur disposition son expertise d’animateurs de communautés pour leur permettre de se développer.

Aujourd’hui, Jokkolabs accompagne la communauté Mozilla Sénégal qui est la communauté des blogueurs du Sénégal à se développer. Selon Mlle Bouiti, cela s’explique par le fait qu’ils sont persuadés du haut potentiel qu’il y a dans ces communautés. « Par exemple, beaucoup sont à la recherche d’un emploi. Notre idée, c’est de leur dire ‘‘après les compétences, pourquoi ne pas monter votre business et vivre de ça ?’’. Une façon de promouvoir l’auto-entreprenariat au Sénégal, comme presque partout, il y a la crise de l’emploi… », renchérit-elle.

Lancé il y a moins de 3 ans, Jokkolabs a vu passer 80 Jokkoworkers, appellation donnée aux entrepreneurs travaillant dans le concept Jokkolabs. Si elles sont 35 aujourd’hui, cela s’explique, selon Mlle Bouiti, parce que, pour certains, leur business n’était pas mature. D’autres ont monté en capacité et avaient besoin d’avoir une équipe et un bureau fonctionnels…

Aussi, dans le souci de soutenir ces entreprises, Jokkolabs a accompagné ou co-organisé, depuis le début de ses activités, plus de 150 évènements. « Pour la plupart, c’était pour stimuler l’innovation sur des business model, des projets et souvent, on ouvre nos portes à ces jeunes porteurs de projets… ».

Un partenariat gagnant-gagnant avec Google…

Avec des coûts aussi bas, la question est de savoir comment Jokkolabs fait pour survivre ? Même si Jokkolabs est une Société à responsabilité limitée (SARL), elle est à but non lucratif et est considérée comme une entreprise sociale. « Nous ne sommes pas dans une logique commerciale, mais d’accompagnement. Tout ce qui est généré par Jokkolabs est reversé dans la communauté ou dans le sponsoring d’évènements », assure-t-elle.

Parlant du financement, Mlle Bouiti explique que c’est d’abord sur des fonds propres de membres, plus un financement de Google qui a permis d’équiper les locaux. « En contrepartie, on accompagne la GDG (Google Développer Group), mais on est une SARL. On est dans une logique d’avoir un modèle qui tienne, c’est très expérimental. Le Co-working space, c’est presque une contribution au modèle. Il faut comprendre qu’on n’est pas dans une logique de profit. On fait du chiffre certes, mais on n’a pas des contraintes de croissance et de rentabilité. L’idée, c’est d’arriver à un équilibre et le surplus vient renforcer la structure ».

Jokkolabs, créé au Sénégal, s’est étendu jusqu’en France. « Aujourd’hui, nous avons 5 espaces dans le monde on a ouvert le tout dernier à Saint Louis. On est au Mali, au Burkina, en France… C’est une initiative née en Afrique et qui s’est développé jusqu’en France. On a un modèle Open Source et on est très ouvert. Il suffit de respecter la ligne directrice de Jokkolabs et, on vous accompagne… », poursuit-elle.

Cependant, le concept n’est pas bien connu du grand public. Les acteurs en sont d’ailleurs conscients et c’est l’un des défis à relever. « C’est nouveau et c’est expérimental. L’innovation va venir de ces nouveaux concepts. Aujourd’hui, il s’agit de faire connaitre tous ces projets qu’on est en train de développer. Il faut amener les gens à comprendre l’impact qu’il y a à travailler en réseau. Il y a ici des gens qui, à la base, étaient concurrents, mais qui ont fini par collaborer en étant à Jokkolabs », informe Mlle Emmanuelle Bouiti.

(Source : Réussir Business, 23 août 2013)

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