OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2008 > Internet : une nouvelle solidarité ?

Internet : une nouvelle solidarité ?

dimanche 21 septembre 2008

Parmi la multitude de débats, plus intéressants les uns que les autres qui ont lieu à la Maison de la Culture 2 de Grenoble à l’occasion de la seconde édition du Forum Libération, il n’est pas évident de faire un choix.

Malgré tout il a bien fallu que je me décide et je me suis donc orienté vers le « petit studio » pour assister au débat « Internet : Une nouvelle solidarité ? »

Débat « opposant » Jean Pouly, secrétaire général de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique et Olivier Sagna, maître de conférences à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et secrétaire général de l’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénegal (Osiris).

Toute la problématique autour de ce thème réside dans le fait qu’aujourd’hui le chiffre d’affaire des technologies de l’information et de la communication avoisine les 3000 milliards de dollars par an et que les pays du Nord sont excellemment équipés alors que les pays du Sud, comme souvent, sont très loin derrière. Pourtant, ces TIC représenteraient environ 40% de la sacro sainte croissance mondiale.

Quelle est la situation dans les pays du Sud ? Comment partager ces équipements dans l’intérêt de tous ? Qu’est-ce qu’Internet peut apporter aux pays émergents ? Comment les aider à mettre en place des infrastructures très couteuses dans des contextes souvent délicats ?

Vaste programme donc.

Olivier Sagna nous a d’abord, en tant que spécialiste et résidant Sénégalais, dressé le tableau de la situation en Afrique à ce jour. Comme on pouvait s’y attendre, le désert numérique français qui ne concerne que de rares zones blanches (non desservies par les réseaux) n’est qu’un vulgaire bac à sable en comparaison au désert numérique Africain.

En effet, pour l’instant, Internet est disponible quasiment uniquement dans les capitales africaines, avec des faibles débits et à des prix faramineux si l’on se base sur le pouvoir d’achat local. Donc Internet est presque exclusivement réservé à l’élite et 90% des gens ne songent même pas à pouvoir l’obtenir.

A ceci plusieurs raisons, tout d’abord le manque d’enthousiasme des opérateurs privés (qui ne voient pas trop de retour sur investissement possible, donc qui ne font pas de zèle) et le manque de moyens des pouvoirs publics et des Agences censées financer des projets de mise en place d’infrastructure.

Il ne faut oublier non plus, que l’ordinateur reste un objet très cher en Afrique et qu’une connexion à Internet dans des langues non parlées par les populations serait vaine.

Pourtant des hommes comme Ms. Pouly et Sagna sont persuadés qu’Internet et, à plus grande échelle toutes les formes de TIC, peut devenir un atout majeur dans l’aide au développement. Je n’ai pu m’empêcher de leur poser la question de l’ordre des priorités et notamment déjà d’amener des médicaments avant de pouvoir surfer sur la toile.

Ils ont tous deux répondu qu’il n’est pas question de choisir entre « l’eau et Internet » et qu’il faut avancer dans les deux. Ce qui est tout à fait valable à mes yeux, bien que peu réaliste en soit. Enfin je peux me tromper, mais je crois qu’avant de passer des heures sur Internet, les gens préfèrent tout de même pouvoir manger et se soigner.

Cependant je dois reconnaître qu’ils ont su donner des exemples concrets de ce que peut apporter Internet aux populations africaines notamment.

M. Sagna a choisi de nous parler des maraichers qui grâce à l’arrivée d’Internet peuvent eux-mêmes se rendrent compte des cours actuels des fruits et ainsi vendre leur produits à des prix valables sans passer par des passeurs, anciennement uniques détenteurs des cours et qui sans scrupules n’hésitaient pas à se faire des marges indécentes sur leur dos.

M. Pouly nous a parlé de télémédecine. Là aussi, c’est vrai qu’un médecin spécialiste à Dakar peut être consulté par des villages reculés sans que cela nécessite la mise en œuvre de grand moyens ou de grandes épopées. Et puis il y a aussi le télé-enseignement à l’aide de tableaux interactifs, l’apport des savoirs avec l’accès au réseau etc...

L’essor des démocraties occidentales est intrinsèquement lié à l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Donc il n’est pas du tout hors de propos de vouloir aider les pays du Sud à eux aussi profiter des TIC pour avoir leur part de croissance et d’amélioration des conditions de vie.

Cependant, le combat reste très compliqué tant il n’y a pas aujourd’hui de réelle volonté massive du secteur privé et des pays occidentaux d’aider ces pays à s’équiper.

Le constat reste amèrement triste et redondant. Les ordinateurs qui arrivent en Afrique sont plus souvent des ordinateurs envoyés pour être recyclés (récupération des matières premières : Cuivres, Or etc...) par une main d’œuvre qui n’a pas de lois pour l’empêcher de prendre des risques sanitaires et qui ne coûtent pas cher que pour aider les peuples à s’équiper et améliorer leur cadres de vie.

M. Pouly parle d’inventer des taxes pour aider à financer des projets d’équipements et petit à petit donner aux pays du Sud une aide des plus précieuses. Pourquoi pas.

Il faut donc poursuivre les efforts car comme le dit le proverbe africain « La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche ».

Boris

(Source : Kydiz, 21 septembre 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4489/5248 Régulation des télécoms
  • 346/5248 Télécentres/Cybercentres
  • 3456/5248 Economie numérique
  • 2402/5248 Politique nationale
  • 5248/5248 Fintech
  • 512/5248 Noms de domaine
  • 2268/5248 Produits et services
  • 1455/5248 Faits divers/Contentieux
  • 861/5248 Nouveau site web
  • 5064/5248 Infrastructures
  • 1702/5248 TIC pour l’éducation
  • 188/5248 Recherche
  • 243/5248 Projet
  • 3612/5248 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1828/5248 Sonatel/Orange
  • 1591/5248 Licences de télécommunications
  • 275/5248 Sudatel/Expresso
  • 1006/5248 Régulation des médias
  • 1326/5248 Applications
  • 1050/5248 Mouvements sociaux
  • 1681/5248 Données personnelles
  • 126/5248 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5248 Mouvement consumériste
  • 360/5248 Médias
  • 644/5248 Appels internationaux entrants
  • 1645/5248 Formation
  • 141/5248 Logiciel libre
  • 2403/5248 Politiques africaines
  • 1078/5248 Fiscalité
  • 167/5248 Art et culture
  • 579/5248 Genre
  • 1696/5248 Point de vue
  • 1160/5248 Commerce électronique
  • 1517/5248 Manifestation
  • 320/5248 Presse en ligne
  • 124/5248 Piratage
  • 206/5248 Téléservices
  • 959/5248 Biométrie/Identité numérique
  • 304/5248 Environnement/Santé
  • 339/5248 Législation/Réglementation
  • 498/5248 Gouvernance
  • 1784/5248 Portrait/Entretien
  • 144/5248 Radio
  • 780/5248 TIC pour la santé
  • 352/5248 Propriété intellectuelle
  • 58/5248 Langues/Localisation
  • 1055/5248 Médias/Réseaux sociaux
  • 1963/5248 Téléphonie
  • 192/5248 Désengagement de l’Etat
  • 1009/5248 Internet
  • 115/5248 Collectivités locales
  • 451/5248 Dédouanement électronique
  • 1240/5248 Usages et comportements
  • 1030/5248 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5248 Audiovisuel
  • 3793/5248 Transformation digitale
  • 386/5248 Affaire Global Voice
  • 156/5248 Géomatique/Géolocalisation
  • 312/5248 Service universel
  • 662/5248 Sentel/Tigo
  • 175/5248 Vie politique
  • 1581/5248 Distinction/Nomination
  • 34/5248 Handicapés
  • 688/5248 Enseignement à distance
  • 682/5248 Contenus numériques
  • 590/5248 Gestion de l’ARTP
  • 180/5248 Radios communautaires
  • 1809/5248 Qualité de service
  • 429/5248 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5248 SMSI
  • 464/5248 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2752/5248 Innovation/Entreprenariat
  • 1354/5248 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5248 Internet des objets
  • 171/5248 Free Sénégal
  • 809/5248 Intelligence artificielle
  • 194/5248 Editorial
  • 2/5248 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5248 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous