L’étude menée par Philippe Barry et Hamidou Diop porte sur "L’appropriation de Internet dans les moyennes et grandes industries sénégalaises ". Les deux auteurs qui sont des experts du secteur privé sénégalais estiment que les entreprises industrielles se sont relativement bien appropriées l’outil Internet, à travers l’utilisation du courrier électronique. Il n’en demeure pas moins que l’impact d’Internet dans le fonctionnement desdites entreprises reste négligeable, constatent-ils.
Cette situation découle d’un certain nombre de raisons liées notamment à l’inexistence du commerce électronique, l’absence sur Internet de contenus "sénégalais" et la faible appropriation d’Internet dans l’Administration sénégalaise, les organisations du secteur privé etc.. Selon les conclusions de cette étude, "Internet s’avère être un outil d’information et de communication indispensable aux activités de 67% des entreprises industrielles connectées au réseau mondial. Dans 24% d’entre elles, Internet constitue un instrument très important, dans 43% important, 22% peu important et 11% sans importance".
Pour tirer le maximum profit des avantages d’Internet , le personnel a été formé dans 50% des entreprises industrielles connectées au réseau mondial. En outre, des emplois liés à l’Informatique et Internet ont été créés dans 43% des entreprises industrielles connectées au réseau mondial. L’outil informatique a également fait une percée dans les banques et diverses entreprises du secteur tertiaire.
Selon les chiffres cités, 54% des entreprises industrielles connectées à Internet bénéficient par réseau télématique de services bancaires. Par ailleurs, 13% des entreprises industrielles connectées à Internet bénéficient d’autres services par réseau télématique. Les auteurs citent un certain nombre de raisons qui freinent la généralisation d’Internet. Pour certains, Internet constitue une charge financière non négligeable alors que pour d’autres, les risques d’utilisation par le personnel à d’autres fins que professionnelles sont assez élevées. Une troisième est relative au la perception de certains selon laquelle " l’utilisation d’Internet ne se justifie pas dans le cadre de leur fonction". Ainsi, dans 20% des entreprises industrielles connectées au réseau mondial, le coût d’Internet constitue un obstacle majeur à la généralisation de l’accès au personnel d’encadrement et dans 24% des entreprises industrielles sa généralisation est prématurée.
Pour Philippe Barry et Hamidou Diop, les véritables effets d’Internet restent encore à découvrir dans les entreprises industrielles. Dans 78% des entreprises industrielles connectées au réseau mondial, on considère qu’Internet offre de nombreuses opportunités. Les avantages mentionnés se limitent toutefois à : "l’abaissement de frais de communications téléphoniques, de fax et de courrier express, et la recherche d’informations à caractère professionnelles et générales". A cause de ces facteurs, Internet n’est pas encore perçu comme : un puissant outil commercial (commerce électronique), un performant outil de gestion et un instrument adéquat pour la réalisation d’études de produits et de marchés.
Selon les résultats publiés dans l’étude de Barry et Diop, "dans 43% des entreprises industrielles connectées au réseau mondial on considère qu’Internet peut perturber leur bon fonctionnement pour deux raisons" . Cette position découle du fait que certains pensent à la transmission de virus et la confidentialité de certaines informations. En conclusion, Philippe Barry et Hamidou Diop estiment que le degré d’informatisation des entreprises industrielles au Sénégal est satisfaisant et la tendance à augmenter le parc informatique s’accentue. En outre, font-il remarquer, se connecter à Internet entre de plus en plus dans les habitudes des entreprises et du personnel. Cependant, globalement, l’outil Internet n’est pas encore suffisamment utilisé pour capter les mutations technologiques.
*Experts du secteur privé
Bande passante : 5,9 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
485 liaisons louées
188 363 abonnés 3G
92 713 abonnés ADSL
60 627 abonnés bas débit
341 703 abonnés Internet
Taux de pénétration des services Internet : 2,80%
1 989 396 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 15,7% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
346 406 abonnés
Taux de pénétration : 2,85%
2953 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
9 352 868 abonnés
Taux de pénétration : 76,84%
712 880 utilisateurs
5,06% de taux de pénétration de la population totale
77,24% de taux de pénétration de la population en ligne
9ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
88ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs